<![CDATA[ le blog deslilas]]> http://www.deslilas.com/ La citoyenneté s'use si l'on ne s'en sert pas. La République est l'affaire de chaque citoyen libre de s'informer, de s'exprimer et d'échanger fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Kom teatteri : Kenen joukoissa seisot ?]]> http://www.deslilas.com/article-21252042.html
De quel côté te tiens tu ? ]]>
Tue, 15 Jul 2008 14:12:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-21252042.html
<![CDATA[Hopeless world]]> http://www.deslilas.com/article-21228894.html

Alan parson project Album Eye in the sky
"Children of the moon"

We´ve let the blind man lead the way too long !

Nous avons laissé l´homme aveugle conduire le bal trop longtemps.





  (lead vocal - david paton)

Pay no attention to the writing on the wall
The words seem empty cause theres nothing there at all
We let the wise men beat the drums too soon
We were just children of the moon

No one to turn to
Nowhere to run to even if we could
Too late to save us but try to understand
The seas were empty there was hunger in the land

We let the blind man lead the way too long
Easy to see where we went wrong
Nothing to live for
Nothing to die for
Were lost in the middle of a hopeless world
Lost in the middle of a hopeless world

Children children of the moon watch the world go by
Children children of the moon are hiding from the sun and the sky
Children children of the moon watch it all go by
Children children of the moon are blinded by the light in their eyes

No one to turn to
Nowhere to run to even if we could
Follow the pilgrim to the temple of the dawn
The altars empty and the sacrifice is gone
We let the madmen write the golden rules
We were no more than mortal fools

Nothing to live for
Nothing to die for
Were lost in the middel of a hopeless world
Lost in the middle of a hopeless world
Children children of the moon watch the world go by
Children children of the moon hiding from the sky ]]>
Mon, 14 Jul 2008 15:23:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-21228894.html
<![CDATA[J´veux du soleil]]> http://www.deslilas.com/article-21203683.html


Au petit bonheur. ]]>
Sun, 13 Jul 2008 13:22:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-21203683.html
<![CDATA[Defense de la philo]]> http://www.deslilas.com/article-21199207.html Philosophie ou histoire des idées ? Une leçon de philosophie ou un cours d'histoire des idées ?
Réponse à Luc Ferry
par Catherine Kintzler
En ligne le 28 juin 2008
Mes relations avec Luc Ferry sont excellentes, fondées sur une estime que je crois réciproque, et sur une sympathie que je n'ai aucune réticence à reconnaître. Cela n'empêche pas des désaccords profonds sur le plan politique: Mezetulle en a déjà fait état au sujet des programmes du primaire.
Mais cette fois, Luc Ferry a frappé très fort dans un récent entretien au journal La Croix où il s'appuie sur des poncifs et des rumeurs pour déclarer que « la philosophie est très mal enseignée » et réclamer le remplacement  de cette discipline, telle qu'elle est enseignée aujourd'hui, par « l'histoire des idées ».

    Dans un entretien accordé le 12 juin au journal La Croix (1) Luc Ferry, ancien ministre de l'Education nationale, se livre à une démolition en règle de l'enseignement de la philosophie en classes terminales des Lycées – dans les règles d'une rhétorique qui pour être fausse n'en est pas moins vulgaire, c'est-à-dire répandue dans l'opinion.
    Les poncifs habituels sont sans vergogne réutilisés avec un aplomb effarant, sans le moindre argument sérieux. "La philosophie est très mal enseignée. La preuve ? Demandez autour de vous, vingt ou trente ans après les gens n'en ont toujours pas la moindre idée" : il suffit de rétablir ici la concordance des temps pour voir le truc, mais plus c'est gros, mieux ça passe ! Poursuivons l'enfilage des perles : l'enseignement de la philo se réduit à un badigeonnage de généralités baptisées "esprit critique" qui aurait "fait hurler de rire Aristote, Spinoza, Kant ou Nietzsche". Un peu plus loin, après avoir entendu rire les morts et les avoir vus "tomber de leur chaise" (sic), on a droit à une révélation sèche en direct : "La vérité, c’est que la philosophie n’a à peu près aucun rapport avec ce qu’on enseigne en terminale". N'oublions pas la cerise démagogique sur le gâteau : les fameux écarts de notation au bac dont un rapport "non publié" ferait état ! La conclusion tombe : si l'enseignement de la philosophie se perpétue tel quel, s'il n'est pas accessible à l'idée que L. Ferry se fait de sa "réforme", alors il vaut mieux le remplacer par celui de l'histoire des idées, c'est "une évidence" ! En quelques lignes, Luc Ferry réussit à insulter toute une profession et à réclamer la programmation de sa disparition (2) en assénant des "vérités" sorties de son chapeau.


De qui parle Luc Ferry ?

    J'ai récemment rencontré Luc Ferry lors d'un stage académique de formation continue destiné aux mêmes professeurs sur lesquels il s'acharne dans cet entretien. J'ai suivi avec le plus grand intérêt et même avec un plaisir certain son intervention sur les rapports entre le christianisme et la philosophie, j'ai pu apprécier sa grande disponibilité dans la discussion. Répondant à ses collègues du secondaire avec aisance et sans prétention, il s'appliquait à rendre le débat vivant, constructif, instructif, et à traiter chacun sur un pied d'égalité... ce fut un moment très agréable pour tous.
    Alors, lisant cet entretien insultant où il accuse les professeurs de dispenser des cours sans contenu, de surfer sur des généralités formelles d'où toute substance est bannie, de s'en tenir à une vague conception de la "réflexion" et de "l'esprit critique" qui n'est bien sûr pas spécifique à la philosophie, je me demande à qui il pense. Sans doute pas à ces professeurs qui, avides de savoir, désireux d'enrichir la matière de leurs leçons, avaient parcouru des distances appréciables pour venir suivre ce stage et l'y rencontrer, avec quelques autres intervenants (dont j'étais) issus de l'enseignement supérieur. Sans doute pas à moi non plus : je ne peux du reste que le remercier d'avoir fait récemment sur LCI un éloge appuyé et très informé de mon dernier livre qu'il a lu attentivement. Sans doute faisons-nous partie de ces "quelques professeurs de talent" dont il est question au début de l'entretien : ceux qui, faisant exception, tels les brillants amis juifs de tout antisémite, viennent confirmer la règle et en l'occurrence accuser la profonde nullité de tous les autres....
    Nullité encouragée et même voulue par des programmes dont le défaut principal est qu'ils ne sont pas ceux que Luc Ferry préconisait naguère. Jugez plutôt du vide: ce ne sont que notions abstraites comme "le langage", "le temps", "l'art", "la perception", "la démonstration", "théorie et expérience", "l'Etat", "la justice", "la liberté", "le travail", "le bonheur". Excusez du peu : on peut difficilement faire plus creux, plus inintéressant.

    On s'attendrait à ce que Luc Ferry apporte quelques éléments précis dans cet éreintage des notions. Qu'il explique comment pour travailler par exemple sur la connaissance expérimentale, les professeurs de philosophie s'arrangent sans doute pour la vider de son contenu et pour faire l'impasse sur l'éclosion de la science moderne, sur le passage du monde clos à l'univers infini, ou encore comment il s'arrangent pour éviter de donner des exemples issus de la mécanique classique. Qu'il explique comment, pour travailler sur "le beau" (3) et laisser cette notion à son moment vague et imbécile, ils évitent d'exposer la rupture entre la conception objective des classiques et le passage à la notion d'esthétique et à l'anthropologisation du discours sur l'art via une théorie du jugement, ou encore comment on peut éviter d'expliquer la distinction entre "les beaux-arts" et "les arts du beau". Qu'il dise comment, pour travailler sur la notion de droit et de loi juridique, on devrait s'interdire d'aborder les conceptions contractualistes des théories politiques classiques. En bref, qu'il dise comment il est possible de faire de la philosophie en la vidant de ses contenus et de son histoire. Comme si les professeurs de philosophie n'avaient jamais reçu de formation, comme s'ils n'avaient jamais suivi un enseignement universitaire de niveau bac+4 et pour la plupart bac+5, comme si nombre d'entre eux n'étaient pas, eux aussi, titulaires d'un doctorat !
    Non, le seul élément précis apporté à cette critique du programme par notions (n'oublions pas que ce programme comporte aussi une partie explicitement consacrée à l'histoire de la philosophie sous forme d'étude suivie de textes) est hautement discutable. Prétendre qu'il est issu d'une tradition scolastique de mise sous tutelle de la pensée philosophique, c'est négliger le contenu même de cet enseignement, qui s'autorise entre autres d'une forte tradition cartésienne étayée sur l'ordre des raisons et relayée par une conception bachelardienne de l'erreur et de l'obstacle. C'est en outre proposer une très partielle vision de l'histoire de la philosophie qui a rencontré les "notions" sous d'autres formes que celles d'une scolastique sans contenu – car de quoi parlent les dialogues de Platon, sinon de "notions"? Et du reste c'est faire bon marché, à parler ainsi de "scolastique" sur un ton entendu et méprisant, d'une grande tradition qui aujourd'hui encore est susceptible de fournir quelque aliment de choix à la pensée.

    De qui parle donc Luc Ferry ? De quel enseignement secondaire a-t-il lui-même une expérience directe et prolongée, autre que les rapports de seconde main (de préférence "non publiés" - ça impressionne davantage) ? Quelles classes a-t-il visitées pour tenir des propos aussi désinvoltes ? Quelle idée se fait-il lui-même de ce qu'on nomme improprement un "cours" de philosophie, idée autre que la pure et simple rumeur dont tout philosophe devrait se méfier par principe ?

    Et qui suis-je pour m'indigner ainsi contre un ancien ministre, qui de plus est mon collègue, et pour lequel j'ai, je l'avoue, de l'estime et de la sympathie ? Ayant pratiqué 22 ans l'enseignement de la philosophie en Lycée avant de passer dans l'enseignement supérieur, ayant siégé durant toutes ces années aux jurys de bac, ayant présidé fort souvent les commissions d'harmonisation que Luc Ferry balaie d'un revers de main (4), ayant exercé la fonction de conseiller pédagogique, ayant enseigné ensuite la préparation des concours, ayant siégé au jury du CAPES, étant constamment restée en contact avec la réalité des classes du secondaire après l'avoir quitté, je me sens largement aussi légitime que Luc Ferry pour parler de ces choses et remettre quelques pendules à l'heure. [Haut de la page]


Qu'est-ce qu'une leçon de philosophie ? Cours ou leçon ?

    Il semble bien que, fort de la profonde méconnaissance du réel des classes de philosophie, méconnaissance qui s'étale outrageusement dans cet entretien expéditif, Luc Ferry s'ingénie ici à confondre deux notions que pourtant il connaît parfaitement. En effet, si les professeurs de philosophie peuvent légitimement être accusés de ne pas faire de cours à proprement parler, c'est qu'ils s'efforcent de faire des leçons (5).

    Une leçon, c'est un mini-itinéraire intellectuel éclairé par les meilleures sources – que chacun choisit en fonction de sa propre capacité à les utiliser et du degré d'avancement des élèves – itinéraire à l'issue duquel on sort instruit (et non pas seulement plus informé), en état de porter un jugement sur une série de questions. L'instruction vaut pour le maître comme pour l'élève: on ne peut pas parcourir le chemin sans se ré-instruire soi-même, car il n'y a pas de leçon sans un moment d'égarement et d'opacité. Il faut ressusciter les obstacles et repasser par le faux, par le moment d'opinion, pour que le moment d'éclairage soit aussi celui d'une réforme intellectuelle. Car on ne peut rien comprendre à quoi que ce soit si on n'a pas compris pourquoi on n'avait pas compris, et donc il faut commencer par se tromper, par penser de travers : c'est vrai de toute discipline, et la philosophie ne fait pas exception, elle est même éminemment concernée par ce parcours dialectique qu'elle a pour tâche non seulement d'appliquer, mais de rendre explicite.
    Toute leçon est polémique et si on n'est pas capable de réeffectuer la polémique en soi-même, de redevenir soi-même, le temps d'une leçon, l'homme du préjugé et de l'erreur qui s'oppose à lui-même en s'instruisant, la leçon devient un cours, un exposé, un article de dictionnaire, une galerie qu'on visite de l'extérieur. Exposer des concepts philosophiques en se contentant de les définir tranquillement, de les raconter et de les situer dans leur histoire, c'est faire défiler devant quelqu'un des outils dont il n'a même pas l'idée de l'usage qu'on peut en faire.

    Mais prenons un exemple, de préférence difficile.
    Pourquoi Kant a-t-il inventé les concepts de "jugement synthétique a priori" et de "physique pure"? A quoi ça sert ? C'est une question technique, qu'un dictionnaire spécialisé pourra définir. Mais tant qu'on n'aura pas réeffectué, à partir de questions ordinaires, le parcours qui rend intelligible et nécessaire cette technicité, tant qu'on n'aura pas compris en l'effectuant soi-même la question que ce concept tente de résoudre, on n'aura pas fait de philosophie : on n'aura fait que de l'histoire extérieure des concepts philosophiques, on sera dans la situation d'un promeneur à qui l'on présente les outils les plus sophisitiqués de l'alpiniste et qui ne soupçonnera même pas comment on les met en oeuvre.
    Alors il faut transformer le promeneur en alpiniste et lui faire faire un petit bout d'escalade ; il faut transformer le penseur ordinaire qui se dit "le jugement synthétique a priori et la physique pure sont des acrobaties techniques dont je n'ai que faire, c'est juste bon à faire une fiche pour passer l'examen" en l'amenant au comble de la pensée, qui lui fera voir que, oui, il est concerné par cette affaire, tous les jours.
    Alors il faut passer par les affres de la pensée, monter « le chemin rude et escarpé » dont parle Socrate dans La République. En l'occurrence expliquer par exemple que, si je ne trouve pas mes clés et que je dis qu'elles ont disparu, je suis pourtant sûre qu'elles ne peuvent pas avoir totalement disparu, qu'elles n'ont pas été annihilées. Je dis qu'elles ont disparu, mais je ne le pense pas. Je pense qu'il s'est nécessairement produit quelque chose qui a fait qu'elles étaient tout à l'heure sur la table et qu'elles sont maintenant ailleurs ; que cette relation entre tout à l'heure et maintenant, on peut l'appeler causalité, et que cette relation, je la tiens pour certaine en elle-même, je la tiens pour certaine a priori : elle pourrait bien structurer mon expérience et rendre toutes les autres expériences possibles. A présent, une grande partie de l'ascension est faite ; nous commençons à voir à quoi sert l'outillage technique : c'est de ce genre de certitude que Kant essaie de rendre compte en inventant ce monstre logique qu'est un "jugement synthétique a priori" et cette oxymorique "physique pure", et en supposant qu'il existe une forme de l'expérience qui n'est pas strictement empirique. Mais a-t-il raison d'inventer ces monstres ? Il a eu raison de montrer qu'il y avait là une montagne à soulever, ou à gravir : d'autres l'ont vu avant lui, mais pas de façon aussi précise, et il a eu le mérite de trouver une voie que personne n'avait décelée.
    Voilà un exemple d'une des manières par lesquelles ce mot creux, très général et abstrait que l'on nomme "expérience" peut s'éclairer : douloureusement, polémiquement, somptueusement... et de façon critique, ce qui est aux antipodes d'un vague "esprit critique" qui ne réclame aucun effort et qui conséquemment ne donne aucune satisfaction. Voilà comment l'histoire de la pensée ("Kant lecteur de Hume") elle-même s'anime parce qu'on peut, en un sens, la revivre de manière fictive et concentrée dans une leçon.


Question de cours ou dissertation ?

    Mais ce verbiage creux (par exemple et entre autres : "l'expérience", "le désir", "le droit", etc.) que Luc Ferry dénonce dans le libellé du programme de philosophie, n'est-ce pas, mutatis mutandis, celui qu'affrontait Socrate jadis sur l'agora, n'est-ce pas celui qu'abordent les dîners en ville ? Contrairement à ce qu'affirme Luc Ferry, ce verbiage notionnel n'est pas "analysé" en classe comme s'il était argent comptant ! Il est une matière à partir de laquelle et souvent contre laquelle il est urgent de produire de la pensée, en dehors de laquelle la pensée n'est qu'un exercice d'école séparé de ce à quoi elle se frotte. Inversement, une pure et simple histoire des idées avec  questions de cours sur les "grandes visions du monde" se présente comme argent comptant offert à l'analyse directe, la pensée y étant abordée sous la forme d'une succession de données et de faits ! Pour l'animer, il faut encore qu'elle soit effectuée et questionnée philosophiquement.

    En effet, à quoi bon des questions formatées où l'on reconnaît immédiatement les cours du professeur ? La différence entre une question de cours et une dissertation philosophique tient notamment à cela : le sujet de dissertation, présenté sous le régime de l'opinion, sous celui de l'agora ou du dîner en ville, réclame qu'on le reconvertisse, par une démarche expresse et raisonnée, en quelque question saisissable par le concept.
    A quoi bon demander à un étudiant ou à un élève de se borner à donner la définition du jugement synthétique a priori en le situant dans un temps forcément révolu ? Il sera plus difficile, mais plus judicieux de lui demander "Sur quoi nous fondons-nous pour penser que la nature obéit à des lois ?". A quoi bon interroger un élève sur "les conceptions de l'erreur" ? Il sera plus difficile, mais infiniment plus enrichissant pour sa propre pensée de lui soumettre le dicton "L'erreur est humaine". A quoi bon l'interroger sur "la théorie classique de la liberté" s'il n'est pas en état de faire face à une question du genre: "Peut-on obéir sans cesser d'être libre" ?

    Si, dans une situation réelle, complexe, livrée à la fluctuation de l'opinion et au poids des idées toutes faites, on n'est pas capable de reconnaître une question classique, d'utiliser à cet effet l'enseignement qu'on a reçu, cet enseignement reste extérieur et livresque. C'est comme si, ayant appris la multiplication, on était incapable de discerner dans quels cas il faut y recourir. La dissertation est à l'exercice des concepts ce que le problème d'arithmétique est à l'exercice des opérations : tous deux sont, à des degrés divers et sur des sujets différents, des exercices du jugement. Un élève qui a suivi le cours le plus savant sur les théories de la propriété et qui se trouve démuni pour décortiquer et pressurer la fameuse expression "Ceci est à moi", qui se contentera de dire "Rousseau a écrit cela dans un de ses Discours en 1755, et d'ailleurs la propriété c'est la source de bien des maux", a peut-être été informé : il n'a pas été instruit et mis en état de juger. Il ne s'interrogera pas sur le rapport reliant le "ceci" et le "moi" dans l'acte d'appropriation, il n'apercevra pas la différence entre possession et propriété, il ne verra pas en quoi le rapport de propriété entre un "ceci" et un "moi" suppose un type de rapport entre les "moi" ; il ne comprendra pas pourquoi la propriété est génératrice de droit, il ne comprendra pas en quoi le moment marchand est à la fois une dégradation et une élévation (où l'on retrouve Rousseau).
    Voilà ce que s'efforcent de faire les professeurs de philosophie dans leurs classes, voilà à quoi ils tentent d'exercer leurs élèves. C'est vrai, ils ne leur "parlent pas de" Rousseau : ils ont l'outrecuidance de penser que de jeunes adultes sont capables de réeffectuer pour eux-mêmes, partiellement mais sérieusement, quelques segments de son itinéraire intellectuel et que c'est à ce prix qu'ils sauront tracer le leur.  [Haut de la page]


Un savoir sans remède

    A lire ce calamiteux entretien, ce serait tellement mieux si, au lieu de s'emparer de la pensée en s'éclairant de son histoire pour l'appliquer à des situations difficiles parce qu'elles sont réelles, ici et maintenant, on en faisait défiler la fresque sous les yeux des lycéens, si on se contentait de leur dire "les uns ont pensé ci, les autres ont pensé ça.. , les Anciens croyaient que la Terre est au centre du monde, mais ça a bien changé depuis et ça changera encore... ". Comme le fait remarquer Alain dans un de ses Propos sur l'éducation, "ce genre de savoir est sans remède".
    Ce serait tellement mieux si on regardait Platon, Aristote, Descartes, Rousseau, Kant, Hegel, Marx, Nietzsche, Freud, Bachelard, Husserl, Sartre, Arendt, Foucault et quelques autres (6) comme des curiosités défilant dans la vitrine de l'histoire des idées, comme s'ils étaient au zoo du côté des bêtes. Ainsi chaque lycéen, fort de sa visite dans l'exotique et tellement fun "monde de Sophie", pourra ensuite en revenir, car n'est-ce pas on en revient, comme on revient d'un jeu vidéo. Plus exactement, il en reviendra comme le badaud revient d'un sommet où l'aura hissé un téléphérique panoramique. Ebahi, mais nullement transformé ni aguerri par l'ascension, il aura même peut-être le culot de considérer le pauvre alpiniste comme un demeuré : à quoi bon transpirer pour faire cela soi-même ? Installé dans l'idée que tout cela est historique et révolu, il n'y verra qu'un objet de contemplation, un album de souvenirs que l'on peut reléguer dans un coin. Bien sûr, la pensée en acte ne sera pas vraiment bannie (on n'est pas aussi brutal..), mais elle sera mise en scène et assignée à une place anecdotique : une bulle sommitale dans laquelle il est bon de faire quelque incursion lorsqu'on est jeune, sous la houlette d'un guide qui prendra soin d'en signaler l'extériorité en vous épargnant les aspérités – attention, restez sur le bord, ne vous mouillez pas, il suffit d'en faire le tour.

    J'accorde que ce sera sans doute commode pour briller dans les dîners en ville, où les grandes fresques brossées par une prétendue expertise revenue de tout et habituée aux tours de passe-passe sont fort prisées : cela ne demande aucun effort de retour sur soi. Il est vrai que se prendre de passion pour la pensée exposée aux aléas de la place publique, il est vrai que croire qu'on peut l'exercer dans les lieux où en principe elle est suspecte, c'est se rendre toujours un peu ridicule. Mais on peut préférer le ridicule à un savoir sans remède et, comme le Cripure de Louis Guilloux (7), devant des propos globalement insultants, se soulager avec une "gifle globale".


© Catherine Kintzler,  2008

Notes   [cliquer ici pour revenir à l'appel de note]
1 - Luc Ferry « La philosophie est très mal enseignée dans nos classes », http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2340440&rubId=786
2 - Luc Ferry a remis le couvert sur LCI le 27 juin, en servant un plat moins assaisonné d'insultes puisqu'il ne s'en est pris qu'aux seuls programmes. Je parle ici de disparition, car les professeurs de philosophie ne sont pas plus aptes que d'autres (historiens, littéraires, sociologues...) à enseigner l'histoire des idées : on ne voit pas pourquoi un tel enseignement leur serait réservé.
3 - Notion citée  par L. Ferry, mais qui n'est pas explicitement au programme. Mais ce dernier n'empêche aucun professeur, en étudiant « l'art », d'aborder la question du beau.
4 - Précisons que les correcteurs du bac en philosophie sont astreints à deux séances d'harmonisation des notes, l'une (dite "d'entente") en début de prise en charge des copies, l'autre juste avant l'attribution des notes pour communication aux jurys.
5- On relira à ce sujet le texte de Jacques Muglioni "La leçon de philosophie", accessible en ligne sur le site de l'Académie de Versailles http://www.philosophie.ac-versailles.fr/bibliotheque/pub.lec.phi.BL1.pdf (repris dans Jacques Muglioni L'Ecole ou le loisir de penser, Paris : CNDP, 1993).
6 - Auteurs tirés de la liste du programme officiel consultable sur le site du Ministère de l'EN
http://www.education.gouv.fr/bo/2003/25/MENE0301199A.htm  On remarquera que, contrairement à ce que prétend la rumeur selon laquelle l'histoire de la philosophie dans l'enseignement secondaire s'arrêterait à Hegel, les auteurs de la fin du XIXe et du XXe siècle y figurent en assez grand nombre.
7 - Louis Guilloux, Le Sang noir, Paris : Gallimard, 1re éd. 1935. ]]>
Sun, 13 Jul 2008 09:25:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-21199207.html
<![CDATA[Mieux vaut en rire]]> http://www.deslilas.com/article-21047828.html Sarko : sketch sur les grèves
envoyé par Ptite_Mule


Sarkozy prépare sa reconversion après ses prestations calamiteuses il se lance dans le stand-up ringardo-poujadiste sur les grèves.


Le provocateur Sarko ironise sur les grèves
envoyé par Rive-gauche ]]>
Mon, 07 Jul 2008 12:05:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-21047828.html
<![CDATA[La photographie finlandaise 1950-1970]]> http://www.deslilas.com/article-21043946.html © Ismo Kajander, coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Ari Jaskari, Christmas Eve (1981)
© Ari Jaskari, coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Matti Saanio, Boat Boy (années 1960)
© Matti Saanio, coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Jorma Puranen, Mauno Feodoroff, Laponie (1982)
© Jorma Puranen, coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Pentti Sammallahti, Ristisaari (1974)
© Pentti Sammallahti, Courtesy galerie Camera Obscura Jorma Puranen, Poronerotus Ahvenjärvellä
© Jorma Puranen, coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Jorma Puranen, Gauriloffin perhe
© Jorma Puranen, coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Ismo Hölttö, Two face (années 1960)
© Ismo Hölttö, coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki
à voir sur
http://www.photosapiens.com/La-photographie-finlandaise-1950.html Dans le cadre de la Saison « 100% Finlande » mise en place par Culturesfrance (Ministère des Affaires étrangères et Ministère de la Culture et de la Communication), le Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône consacre une exposition à la photographie finlandaise des années 1950 aux années 1970. Organisée en partenariat avec le Musée Finlandais de la Photographie d’Helsinki, celle-ci est l’occasion de présenter au public français une facette moins connue de l’histoire de la photographie européenne ; une photographie en noir et blanc essentiellement documentaire, entre recherche formelle et humanisme ; une photographie à mille lieues de la scène « plasticienne » contemporaine. L’exposition souligne également l’importance des photo clubs amateurs et de la presse de reportage dans le développement de la photographie finlandaise après-guerre et jusque dans les années 70.   A l’instar de nombreux pays, la photographie n’a été considérée en Finlande en tant que champ artistique à part entière que récemment. Si aujourd’hui une génération de jeunes artistes fait la renommée du pays sur le plan international – telle Elina Brotherus qui fut accueillie en résidence en 1999 au musée Nicéphore Niépce et y bénéficia en 2006 d’une vaste exposition -, la photographie finlandaise reste plus qu’ailleurs redevable des milieux amateurs ayant revendiqué le caractère artistique de leurs travaux. Comme beaucoup en Europe, la Finlande sort exsangue de la Seconde Guerre mondiale. Les clubs de photographie, seuls lieux à offrir un enseignement technique et à organiser des expositions associées à des concours, reprennent peu à peu leur activité d’avant guerre, en dépit de la pénurie de matériel. C’est là l’une des caractéristiques majeures de l’histoire de la photographie finlandaise qui s’est constituée autour de l’alliance entre professionnels et amateurs, se perfectionnant et exposant ensemble. Ces rassemblements de photographes se situent toutefois bien loin du champ purement artistique. Ils permettent à beaucoup, en se confrontant aux photographes de studio professionnels, d’assouvir ce qui est alors considéré presque exclusivement comme un passe-temps. Ils offrent l’opportunité à chacun de présenter ses travaux individuels, notamment lors de concours internes. L’excellence des preneurs de vue se mesure alors à l’aune des récompenses et autres trophées. Ces clubs occuperont une place primordiale jusqu’aux années 60, mettant en avant une photographie normative et à l’image du pays. On y exalte les thèmes traditionnels : jeune filles sages en fichus, jeux d’enfants, paysages aux accents symboliques, épurés de tout détail superflu. La référence est clairement le pictorialisme. Plus que le sujet, c’est la lumière qui prime alors, une lumière traitée à la manière d’un phénomène métaphysique grâce à des contrastes appuyés. Il se dégage de ces images une atmosphère mélancolique, méditative, évocatrice de l’introversion naturelle des Finlandais. Puutarhankatu 25 (23 octobre 1977) © Ismo Kajander/ coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki
  La vie, la gracieuse légèreté du rythme, soutenues par la richesse des tonalités chez les photographes méridionaux sont inconnues du Finlandais qui ne recherche qu’une calme harmonie.Santeri Levas, 1946     Une photographie concentrée avant tout sur le traitement du médium, et dont de jeunes photographes tels que Mikko Savolainen ou Ismo Hölttö vont vouloir se libérer dès 1966 en donnant à leur travaux une veine plus documentaire et réaliste. Une évolution majeure se fait déjà sentir dès les années 50 au contact des photographes étrangers, suédois et surtout allemands, des publications éditées à l’occasion de leurs expositions et de la rare presse disponible sur le sujet. Les expérimentations abstraite et pleines d’introspection de la Photographie subjective (Subjektive Fotografie), dont les tenants revendiquent par ailleurs le statut d’auteur à part entière, révolutionnent le paysage photographique finlandais. L’image demeure toutefois épurée, donnant à voir l’essentiel en éliminant la surabondance de détails grâce aux filtres ou à la réduction du contraste au moment du tirage. La composition, les noirs et blancs intenses sont alors les maîtres mots pour nombre de photographes. Les années 60 voient quant à elles la vague humaniste submerger la création finlandaise. L’exposition The Family of Man est présentée en Finlande en 1959, quatre ans après sa création par Edward Steichen. Regroupant plus de 500 photographies dites de "reportage" réalisées par 276 photographes de toutes nationalités, son propos se construit autour d’une croyance profonde dans les valeurs universelles et positives de l’humanité. Elle met en avant les thèmes quotidiens et communs à tous les peuples : naissance, enfance, travail, amour, mort... Son impact sur le public et sur les photographes finlandais est immense. Avec elle commence la popularisation véritable de la photographie dans le pays. Le caractère humaniste et narratif des images qui en découlent n’en reste pas moins assujetti la plupart du temps à des compositions assez classiques. Les sujets traitent de l’histoire sociale et rurale du pays ; les photographes, désormais fortement associés aux journalistes en cette période d’essor de la presse de reportage, vont à la rencontre des populations éloignées de la capitale, des familles laissées pour compte et des minorités paupérisées (cf. Mustalaisraportti, série sur les Tziganes par Mikko Savolainen en 1967-1971) ; ils témoignent de la reconstruction économique et industrielle de la Finlande, pays parmi les plus rapides en Europe à s’urbaniser ; ils suivent les importants mouvements de populations qui accompagnent ces grands changements. Dans les années 70, Ben Kaila et Risto Vuorimies documentent ainsi l’émigration de travailleurs finlandais en Suède (Siirtosuomalaisia). Les photographes parcourent les contrées voisines de Carélie, d’Islande ou de Pologne, pour y faire le portrait d’une population où toute trace d’osmose entre l’homme et la nature, recherchée quelques décennies auparavant, est désormais gommée au profit d’une authenticité sans fard. Dans le même temps Jorma Puranen explore la Laponie pour y rencontrer le peuple Saamis (Marf leu’dd). Le propos photographique se radicalise. L’image s’épure toujours plus (Penti Sammallahti) et les sujets affirment définitivement, grâce au noir et blanc, la vision mélancolique et sombre d’un paysage et d’un peuple original. Even this is Finland (années 1960) © Ismo Hölttö et Mikko Savolainen / coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki
  Christmas Eve (1981) © Ari Jaskari / coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Cooling down (années 1950) © Matti Saanio / coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Two face (années 1960) © Ismo Hölttö / / coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Jani Geisor, Rauhankatu 18 B (1er mai 1978) © Ismo Kajander / coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki Even this is Finland (années 1960) © Ismo Hölttö et Mikko Savolainen / coll. Musée Finlandais de la Photographie - Helsinki

Informations pratiques :

La photographie finlandaise (1950-1980)
Exposition collective
Du 21 juin au 28 septembre 2008
Musée Nicéphore Niépce, Chalon-sur-Saône (71)
Tarif normal/réduit : 3,10 / 1,55 €
Vernissage : 20 juin 2008  

En savoir plus sur :

 
  • Bert carpelan Photographe
  • Fredrick hackman Photographe
  • Trond hedström Photographe
  • Pauli huovila Photographe
  • Ismo hölttö Photographe
  • Ari jaskari Photographe
  • Ben kaila Photographe
  • Ismo kajander Photographe
  • Birger lundsten Photographe
  • P.J. lundsten Photographe
  • Jukka male Photographe
  • Jorma puranen Photographe
  • Kristian runeberg Photographe
  • Matti saanio Photographe
  • Pentti sammallathi Photographe
  • Mikko savolainen Photographe
  • Märtha söderholm Photographe
  • Stagge söderholm Photographe
  • Risto vuorimies Photographe
  • Musée Nicéphore Niépce Lieu d’expo
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Mon, 07 Jul 2008 09:31:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-21043946.html
<![CDATA[Ingrid libre, qu'en dit la presse libre.]]> http://www.deslilas.com/article-20996548.html

SPIEGEL ONLINE

07/04/2008 04:00 PM

THE WORLD FROM BERLIN

'FARC's Time has Run out'

The freeing of Ingrid Betancourt is not only a huge coup for Colombia's president Alvaro Uribe, German commentators say, but has boosted Washington's position in Latin America. And FARC may be on its last legs.   AFP Ingrid Betancourt is reunited with her children. After being held a prisoner in the Colombian jungle for over six years, the world's most famous hostage is free: The dramatic rescue of Ingrid Betancourt by Colombian forces ended not only her and the other hostages' personal tragedies, but will have far wider repercussions for the country and the region.   Betancourt, a French-Colombian politician, was kidnapped by the Marxist guerrilla group FARC in 2002 while campaigning for the Colombian presidency in an area with a high FARC presence. Her kidnapping became world news, especially in France, whose government tried to free her by negotiating with the guerrillas. But the Colombian military, in the end, managed to free her in a dramatic rescue operation, which is undoubtedly a triumph for the Colombian government, especially for President Alvaro Uribe. But some German commentators also believe Washington has emerged with a stronger hand. Since the Colombian president is America's only ally left in the region, a victory for him can only boost the United States. The freeing of the hostages was another blow for FARC, which some commentators believe is on its last legs -- but also, in some minds, for Venezuela's president Hugo Chavez, who tried to promote the idea that, as a close friend of FARC, he held the keys to freeing the hostages. The left-leaning Berliner Zeitung writes: "Among the winners -- apart from Uribe -- is the government in Washington. As well as the left-wing FARC, the losers include Venezuela's president Hugo Chavez. After the freeing of Betancourt and because of its heavy losses in recent months, FARC appears to be on its last legs. Chavez, who styled himself as a big friend and promoter of the oldest and biggest Latin American rebel group, used to brag about having the keys to free Betancourt and the other hostages from their jungle prisons. Uribe has now thumbed his nose at Chavez." The Financial Times Deutschland argues: "The real winner of the hostage freeing operation is Colombia's president Alvaro Uribe. His uncompromising fight against the rebel group FARC now looks like a successful strategy and throws a negative light on all those -- including Nicolas Sarkozy -- who had insisted that negotiations were the solution." "At the same time Uribe's victory is a boost for the United States' position in South America. After the slide to the left by many Latin America states, Colombia's leader is one of Washington's last allies on that continent. The US support comes at great financial and logistical expense. That Uribe should succeed in pushing back the Marxist-inspired FARC should gratify the White House." The financial daily Handelsblatt writes: "In Washington Uribe's success will be viewed with great relief and gratification. Next to Mexico's head of state, Felipe Calderón, he is the US' most important and only protégé in the region. And Uribe, who is constantly criticized for his close ties to the ultra-right wing paramilitaries, is now in a more secure position than ever. The US government will find it easier to justify the $700 million it pumps into Columbia every year to fight the drug trade and armed groups." "For Washington, Uribe's Colombia is of critical strategic importance in South America. Stuck between the left-wing, nationalistic and US-hostile governments of Venezuela and Ecuador and a large, liberal, left-wing country like Brazil, Colombia remains the only state in the region which follows the US at every turn and allows the US government to have its policies heard." The center-left Süddeutsche Zeitung writes that after the loss of its most valuable hostage, FARC is near the end: "More and more exhausted fighters have come out of the jungle in recent times to give themselves up. They can sense that their resistance movement is an anachronism; that a Marxist guerrilla force does not have a vision of the future to offer to an intellectually alert and economically agile country, such as Colombia in the 21st century." "However, the extreme social inequalities which once led to the formation of FARC still exist. A large proportion of Colombians still live in abject poverty and have not benefited from the country's boom. It remains doubtful whether the warrior Uribe possesses the imagination to bring about a peaceful redistribution between rich and poor." The left-leaning Die Tageszeitung writes: "The FARC guerrillas could hardly have suffered a bigger political defeat. Uribe's policy seems to be entirely vindicated and he has earned praise and approval from across the world." "Yet, is Colombia now really on the long-sought after road to peace? No. The guerrillas are politically and militarily weaker than ever before: In the last 12 months they have lost a large part of their leadership and, as the hostage freeing shows, suffer clear communication problems from the constant military pressure. However, a complete military victory by the state is still not possible -- but neither are peace negotiations under these circumstances. Who, after all, likes to negotiate from a position of weakness?" "FARC's time has run out. Yet, after the death of its leader Marulanda, the guerrillas' new leadership around Alfonso Cano will want to secure more promising conditions for a dignified pullback. This means the threat of kidnappings and attacks will increase." The conservative Die Welt writes: "The longer Ingrid Betancourt was held in her jungle camp and the more heartbreaking the photographs became, the interest in Europe, especially France, only grew. The French foreign ministry, the office of the president and the president himself bravely tried to give the impression that Betancourt could be freed through negotiations. However, one cannot negotiate with terrorists and the FARC fighters did not want to hand over a trophy hostage ... She was freed by regular Colombian troops, who had put in long and hard work in preparing for the operation and then carried it out with a professionalism that no other fighting force in the region can match." -- Mark Waffel, 3pm CET

URL:

  • http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,563899,00.html

RELATED SPIEGEL ONLINE LINKS:

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Sat, 05 Jul 2008 07:15:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-20996548.html
<![CDATA[Ingrid libre !]]> http://www.deslilas.com/article-20944370.html
Renaud- Dans La Jungle
envoyé par YourSong



Loin de toutes les récupérations politiques indignes et pitoyables, la chanson de Renaud "dans la jungle" pour saluer le retour à la liberté de Ingrid Bétancourt.
Il n'y a pas d'image,tant pis ou tant mieux. ]]>
Thu, 03 Jul 2008 08:35:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-20944370.html
<![CDATA[Promotion du CD de l'Elysée]]> http://www.deslilas.com/article-20891111.html Confidences de Carlu Brani...
envoyé par manouchkaiia ]]>
Tue, 01 Jul 2008 10:29:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-20891111.html
<![CDATA[George Carlin : "Soft language"]]> http://www.deslilas.com/article-20862246.html
Un sketch du regretté Georges Carlin sur le politiquement correct.


Bonus  : Elections

Ce sketch pourrait être transposé sur le 6 mai 2007.

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Mon, 30 Jun 2008 09:57:00 +0200 http://www.deslilas.com/article-20862246.html