Politique

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 11:03

France-Allemagne : c'est l'emploi qu'on assassine

par Nadya Charvet - 08 Février 2012

 

Le mardi le 21 février, à 20h35, ARTE consacre un Thema au chômage. Au programme, deux films qui dressent un état des lieux de l'état du chômage et donc du travail en France et en Allemagne.

 

 

Flexibilitat

Premier film de la soirée.


Le travail malade du chômage (62min) aurait aussi bien pu être baptisé "c'est l'emploi qu'on assassine". Avec la complicité des quelques experts avérés et/ou atterrés comme Thomas Coutrot ou Laurent Cordonnier, Robert Castel et Pierre Concialdi, le film désigne les coupables et les complices de cet assassinat en règle, et dresse le portrait d'une catégorie de chômeurs en voie de développement, ni tout à fait sans emploi, ni tout à fait en emploi, condamnés à la précarité à vie.

 

Le film
Dans les années 50, Peugeot a employé jusqu'à 42 000 salariés à Sochaux, son usine mère. La ville vivait au rythme de l'entreprise. Tout y était Peugeoisé, les écoles, les transports, les magasins, les restaurants, jusqu'aux logements prévus pour accueillir des milliers de travailleurs recrutés au Maghreb ou dans les pays de l'Est. Il faisait bon, alors, appartenir à la grande famille.

 

Le paysage d'aujourd'hui est tout autre. L'effectif de Peugeot à Sochaux est tombé à 12 000. Les enfants des ouvriers d'hier pointent au chômage ou dans les agences d'intérim, et sur les chaînes, il ne reste que 6 000 ouvriers dont 1/3 en intérim, un ouvrier sur trois !

 

C'est à cette réalité nouvelle que s'intéresse le film. Celle d'un travail rétréci, racorni, qui condamne les demandeurs d'emplois à n'être ni tout à fait chômeurs, ni tout à fait travailleurs mais l'un et l'autre alternativement, dans un cycle sans fin. Il met en lumière un chômage de nasse et de classe, un chômage discriminant qui enferme dans la catégorie des chômeurs-précaires les plus éloignés de l'emploi (femmes, jeunes, sans qualification, seniors).

 

Les pieds dans le réel aux côtés de laissés pour compte du travail, de chefs d'entreprises, de syndicalistes, d'agents de Pôle Emploi et la tête dans la réflexion à l'écoute de sociologues et d'économistes, le film montre les causes et les conséquences de cette flexibilisation de l'emploi et décrypte les ressorts économiques et politiques qui l'alimentent. En quoi le vivier des chômeurs fait-il le jeu des employeurs dans une économie dirigée par le capitalisme financier ? Quel est le rôle joué par l'Etat dans cette casse sociale ? Pourquoi rend-on les demandeurs d'emploi responsables du chômage qui les frappe ?

 

Le film travaille chacune de ces questions à l'aune d'un va-et-vient constant entre réalité et analyse. Il confronte ainsi le quotidien de l'intérimaire à vie à la théorie classique du chômage, le sentiment d'enfermement du précaire au discours sur la liberté des patrons, le malaise des salariés de Pôle Emploi aux objectifs poursuivis par l'organisme, l'acharnement à travailler des chômeurs à leur supposée fainéantise, etc.


Ce faisant, c'est un tout autre visage du chômage qu'il dessine. Un chômage qui, dans les faits, a cessé depuis longtemps d'être une priorité politique. Un chômage qui au contraire, a installé, au fil du temps, une dégradation profonde de l'emploi. En d'autres mots, il dessine un avenir de précarité pour tous.

 

Aujourd'hui, toutes catégories statistiques confondues, plus de 5 millions de personnes cherchent un emploi en France. Face à cette demande, 60% des postes proposés sont des CDD de moins d'un mois, 2 postes sur 3.

Le travail malade du chômage, un film de Anne Kunvari, écrit par Anne Kunvari et Nadya Charvet, produit par Mat Films.

 

Second film: Allemagne, mode d'emplois
«Troquer nos acquis sociaux contre des emplois ?» A cette question les syndicats français répondent à l'unisson : marché de dupes ! La petite histoire leur a souvent donné raison. Souvenons-nous de Clairoix, l'usine Continental menacée de fermeture en 2009. Les Conti avaient accepté de revenir aux 40 heures, d'abandonner leur prime de fin d'année, pour sauver leurs emplois. Début 2010, l'usine était définitivement fermée. A l'annonce de la fermeture, 200 ouvriers vandalisaient les bureaux de la sous-préfecture de Compiègne.
Et comment font les Allemands ? Contrairement aux Français et plus que les autres pays européens, ils ont massivement misé sur le chômage partiel pendant la crise financière mondiale : comparativement, ils ont dépensé 6 milliards au titre du chômage partiel, dix fois plus que les Français. En mai 2009, jusqu'à 1,6 million de salariés étaient concernés par ce qu'on nomme outre-rhin le «Kurzarbeit».

 

Résultat, le chômage a augmenté 5 fois moins vite en Allemagne entre 2008 et 2010 qu'en France en dépit d'une récession deux fois plus sévère que la nôtre (- 4,7 % de croissance en 2009 contre - 2,25 %). Le bilan est incontestable. Le taux de chômage, en Allemagne, a retrouvé aujourd'hui son niveau observé lors de la réunification, soit 5,5%.

 

Si l'Allemagne a si bien tiré son épingle du jeu c'est parce qu'elle a une longue tradition de flexicurité. Depuis le début des années 90, sous le double effet de la mondialisation et la réunification, les entreprises allemandes ont négocié toujours plus de flexibilité contre des garanties d'emploi. Vingt ans après, cette pratique les a sauvé d'une des plus graves crises.
«Travailler moins et gagner moins... pour préserver son emploi», cette formule gagnante pourrait bien, à en croire les propositions du gouvernement en manière de chômage partiel formulées lors du récent sommet pour l'emploi, inspirer le programme «social» de l'actuel Président.
A l'heure où la France cherche des recettes pour sortir du chômage de masse qu'ont les Allemands à nous apprendre?


Allemagne mode d'emplois plonge le téléspectateur au cœur de la gestion de la crise à «l'Allemande» sans idéaliser le fameux modèle allemand, dont un des ressorts reste la peur du chômage, très présente dans le pays depuis les lois Hartz qui ont revu drastiquement à la baisse les conditions d'indemnisation des chômeurs et provoqué une explosion du précariat, dont l'Allemagne doit aujourd'hui tirer les conséquences sociales et économiques et politiques.


Allemagne mode d'emplois, 31 min, un film de Nadya Charvet, produit par Mat films

 

 

(article repris du site Metis)

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 08:58

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Une stratégie risquée.

 

http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,813583-2,00.html

 

 

 

Et par le quotidien "Libération-Champagne"

 

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 07:36

Paul-Meunier, député de l'Aube




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Paul Meunier
né à Saint Parres les vaudes le 18 février 1871, mort à Paris le 17 mai 1922.
"Enfermé à la Santé le 5 novembre à la veille des Elections législatives de 1919 pour raison d'Etat.
Libéré après 2 ans et 4 mois de détention après un arrêt de non-lieu, mort des suites de cette détention.
Il dénonça inlassablement au Parlement, dans la Presse, dans les assemblées publiques la juridiction brutale et inhumaine des conseils de guerre.
Réformateur du Code, il défendit en toutes circonstances avec toute l'ardeur de sa foi les travailleurs victimes de l'injustice sociale.
Il fut le défenseur généreux et désintéressé des humbles, il encourut la haine des puissants."

 

Dedicated to the memory of Paul-Meunier this monument was unveiled on the 10th June 1923 in front of 4000 persons in the cemetery of his village Saint Parres les vaudes.
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Pour en savoir plus sur Paul Meunier, le climat politique en France et dans l'Aube au début du XXème siècle, les agissements de la Droite extrême et d'une partie de la Presse auboise "La Tribune de l'Aube" et son rédacteur en chef Noël Le Coutour,
consulter le livre:
"Paul-Meunier Un député aubois victime de la dictature de Georges Clémenceau" de Yves Charpy, publié chez L'Harmattan dans la collection "Historiques" .

NB : Il est dommage que dans le bon film de Jean-Pierre Jeunet "Un long Dimanche de fïançaille" soit donné une image ridicule de cet homme courageux, qui paya de sa vie ses engagements, en le présentant comme un bellâtre dans son bain, plus préoccupé de sa pilosité nasale que du sort des soldats condamnés à mort par l'Armée française (au mépris de la réalité et de tous les témoignages).
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 09:20

 

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Quelques lignes du philosophe Slavoj Zizek qui dérangent les militants ( que nous sommes ) et qui font écho aux propos du Prince dans le film de Visconti Le Guépard « Il faut que tout change pour que tout reste comme avant»  ».

 

 

« Même dans la politique progressiste d'aujourd'hui le danger n'est pas la passivité, c'est la pseudo-activité, le besoin urgent d'être actif et de participer.

Les gens interviennent sans arrêt, essayant de « faire quelque chose »; les universitaires participent à des débats sans aucun intérêt : la véritable difficulté consiste à faire marche arrière et à s'en retirer. Ceux qui sont au pouvoir préfèrent souvent une participation critique au silence, simplement pour nous engager dans un dialogue, pour s'assurer que notre menaçante passivité est rompue.

Pour lutter contre ce mode interpassif où nous sommes actifs sans trêve, uniquement pour nous assurer que rien ne changera réellement, le premier pas véritablement critique est de se retirer dans la passivité et de refuser de participer.

Ce premier pas dégage le terrain pour une activité véritable, pour une action qui changera effectivement les données de la situation. »

 

p 34-35 « Lire Lacan » par Slavoj Zizek Nous MMXI

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 14:25
Petit vaccin homéopathique pour enrayer l'épidémie de pensée unique déferlant sur les ondes et les écrans .
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 14:28

 

 

Les charlatans par Napoléon-Ambroise Cottet





Napoléon-Ambroise Cottet (1802-1880) a publié dans l'Almanach démocratique de l'Aube 1852 un poëme que l'on ferait bien de lire à l'aube d'une année électorale pour apprécier les propos d'un prétendu sauveur à la voix aux accents germaniques (sic) :

"Pour nous mettre à l'abri des maux qu'on nous présage
Et nous guérir des maux acquis.
Le peuple s'il le veut, peut se sauver lui-même
Car la Fraternité est un baume suprême.
Aimons-nous, aidons-nous, nous deviendrons meilleurs.
Mais surtout, mes amis, gardons nous des sauveurs."

Cottet

 

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 20:11

Trop c’est trop ! Les travailleurs européens luttent contre l’austérité et pour un avenir meilleur et plus équitable

La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient les actions organisées au niveau national par ses affiliés afin de lutter contre l’austérité et pour un avenir meilleur et plus équitable.

 

Plusieurs actions syndicales de premier plan, telles que des grèves, des manifestations et des rassemblements, sont menées à travers toute l’Europe. Les travailleurs européens s’opposent à la régression sociale et réclament la fin des mesures d’austérité.

Le 30 novembre, une grève du secteur public en faveur de la justice dans le domaine des pensions (Pensions Justice) est convoquée au Royaume-Uni et une grève sera organisée en Bulgarie afin de protester contre les attaques perpétrées contre les droits des travailleurs. Le même jour, la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP) a appelé à une journée d’action en faveur des services publics. Le 1er décembre, les syndicats grecs organiseront une grève générale contre les mesures d’austérité, et le 2 décembre, les syndicats belges défileront dans les rues de Bruxelles afin de dire non à l’austérité.

Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la CES, a déclaré : « Trop c’est trop ! L’avenir de l’Europe ne peut être basé sur l’austérité, l’insécurité et la régression sociale. Nous soutenons nos membres dans leurs actions au plan national et incitons vivement les dirigeants européens à cesser de se soumettre aux diktats des marchés financiers. L’Europe a besoin d’un changement de cap radical ».

Les actions syndicales continueront au-delà de ces dates. D’autres mobilisations contre l’austérité sont prévues dans les jours à venir en Hongrie, en Lituanie et en France et une journée d’action concernant ArcelorMittal a été annoncée par la Fédération européenne des métallurgistes (FEM).

Liste d’actions à travers l’Europe : http://www.etuc.org/a/9316

 

ENOUGH IS ENOUGH ! TROP C’EST TROP !

- 30 novembre Royaume-Uni Journée d’action du TUC. "Pension justice"

TUC "Pension justice" :http://pensionsjustice.org.uk/

En solidarité avec toutes les personnes impliquées dans cette journée d’action pour les "Pension justice", les travailleurs ce sont rejoint pour enregistrer "Travaillons ensemble". La vidéo et l’enregistrement peut être trouvé au : http://www.theworkers.org.uk/

- 30 novembre Europe Journée d’action FSESP – Services publics européens

EPSU : http://www.epsu.org/a/8161 et http://www.epsu.org/a/8178

- 30 novembre Bulgarie Manifestation contre le projet de reforme des droits des travailleurs

CITUB : http://knsb-bg.org/

PODKREPA : http://www.podkrepa.org/

 

ENOUGH IS ENOUGH ! TROP C’EST TROP !

La CES aux côtés de ses affiliés

Journées d’action syndicales novembre- décembre


- 24 novembre. Portugal : Grève générale contre l’austérité

UGT Portugal : http://www.ugt.pt/site/index.php?op...

CGTP-IN : http://grevegeral.net/


- 24 novembre Bulgarie Grève dans les chemins de fer

CITUB : http://knsb-bg.org/index.php?option...

PODKREPA : http://www.podkrepa.org/

- 26 novembre Irlande : Mobilisation contre l’austérité / Mobilisation pour l’emploi

Organisé par le Conseil de Dublin des syndicats et soutenue par le Congrès des syndicats irlandais : http://www.facebook.com/pages/Dubli...


- 30 novembre Royaume-Uni Journée d’action du TUC. “Pension justice »

TUC "Pension justice" :http://pensionsjustice.org.uk/

En solidarité avec toutes les personnes impliquées dans cette journée d’action pour les "Pension justice", les travailleurs ce sont rejoint pour enregistrer "Travaillons ensemble". La vidéo et l’enregistrement peut être trouvé au : http://www.theworkers.org.uk/

- 30 novembre Europe Journée d’action FSESP – Services publics européens

EPSU : http://www.epsu.org/a/8161

- 30 novembre Bulgarie Manifestation contre le projet de reforme des droits des travailleurs

CITUB : http://knsb-bg.org/

PODKREPA : http://www.podkrepa.org/

- 1er décembre Grèce Grève générale contre l’austérité GSEE : http://www.gsee.gr/

ADEDY : http://www.adedy.gr/adedy/site/home...


- 2 décembre Belgique Manifestation contre l’austérité

CSC : http://www.csc-en-ligne.be/Actualit...

Tract : http://www.csc-en-ligne.be/Images/P...

FGTB : http://www.fgtb.be/web/guest/news-f...

Tract : http://www.fgtb.be/web/guest/news-f...

CGSLB : http://www.cgslb.be/publications/do...

Tract : http://www.cgslb.be/uploads/media/t...

- 3 décembre Hongrie Manifestation des travailleurs des services publics

MSZOSZ : http://www.mszosz.hu/

ÉSZT : http://www.eszt.hu/

LIGA : http://www.liganet.hu/

SZEF : http://www.szef.hu/

- 7 décembre Europe Journée d’action ArcelorMittal

EMF : http://www.emf-fem.org/Areas-of-wor...

- 10 décembre Lituanie Journée d’action contre l’austérité

LDF : http://www.ldf.lt/

LPSK : http://www.lpsk.lt/

LDS

- 13 décembre France Journée d’action contre l’austérité

CFDT : http://www.cfdt.fr/rewrite/article/...

CGT : http://www.cgt.fr/CFDT-CGT-FSU-Soli...

UNSA : http://www.unsa.org/?communique-des...

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 10:54

Hommage à Danielle Mitterrand à Auvers-sur-Oise

Maryam Radjavi : la Résistance iranienne partage la douleur profonde du peuple français

CNRI - En dernier hommage à Danielle Mitterrand et pour saluer les nobles valeurs qu’incarnait cette grande Dame, jeudi 24 novembre, une cérémonie funèbre a été organisée au siège du CNRI à Auvers-sur-Oise, dans le nord de Paris, en présence de Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne.

Cette cérémonie réunissait des amis et des collaborateurs de Danielle Mitterrand, notamment Michel Joli, le secrétaire général de la Fondation France Libertés, des personnalités comme Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, Anne-Marie Lizin ancienne présidente du sénat belge, Alain Vivien, ancien secrétaire d’Etat et président de la commission interministérielle de lutte contre les sectes, Jean-Pierre Béquet, maire d’Auvers-sur-Oise, Maurice Boscavert, maire de Taverny, Mgr Jacques Gaillot, l’ancien bâtonnier du Val d’Oise, Gilles Paruelle, ainsi que des membres et des présidents de commissions du CNRI ainsi que de nombreux Français et Iraniens.

Dans une brève allocution, Mme Radjavi a une fois de plus présenté ses condoléances à la famille de Danielle Mitterrand, aux responsables et au personnel de France Libertés et au peuple français. « Avec tous les habitants d’Achraf, et les membres de la Résistance iranienne je partage la douleur profonde du peuple français », a dit, peinée, Mme Radjavi avant d’ajouter : « Danielle appartient à la France, au monde entier et à l’humanité. En fait, elle n’était pas seulement la première Dame de France, mais la première Dame des droits de l’homme dans le monde »

« Dès 17 ans, notre chère Danielle a choisi d’entrer dans les rangs de la résistance française pour combattre les nazis et depuis elle n’a jamais cessé, et a été un grand soutien de François Mitterrand. A cause de sa positon, elle a connu, comme elle disait, les tapis rouges de ce monde, mais c’est avec tout ça qu’elle a compris qu’il fallait se battre de plus en plus en faveur des opprimées, des oubliés et des victimes de l’injustice. » « Cette conscience éveillée qui voulait, comme elle disait, témoigner de la dévastation du monde par le pouvoir et la richesse. Ce courage impressionnant qui a défié les puissances en faveur de la justice. Cette humanité généreuse et sage, et cet esprit révolté et impatient n’est pas mort. Elle continuera son combat. Elle était le vrai symbole de la liberté, l’égalité et la fraternité de la France. Oui, je la vois parmi les Français qui se dressent aux cotés des opprimés et parmi toutes les femmes et tous les hommes épris de liberté dans le monde. »

A de multiples reprises Danielle Mitterrand avait apporté son soutien à la résistance iranienne, et s’était rendu au siège du CNRI plusieurs fois à Auvers-sur-Oise. Sa présence le 20 juin 2003 devant ce site, trois jours après la rafle honteuse de la police française le 17 juin

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 novembre 2011

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 16:37
Léonard a une sensibilité de gauche
 
 
Léonard a dix ans et se pose un tas de questions, il voudrait comprendre ce que veut dire « être de gauche », savoir si « de droite » ça existe et si on a une plus belle vie quand on est « de gauche »... Heureusement, pour répondre à toutes ces questions, il y a Grand-Pierre.
Grand-Pierre qui bougonne un peu et s'emmêle les pinceaux mais permet à Léonard d'y voir plus clair. Grâce à lui, Léonard va comprendre ce que sont les goûts et les sensibilités, savoir enfin comment distinguer un poulet de gauche d'un poulet de droite et pourquoi la chantilly est résolument de gauche...
Un texte plein d'humour et de poésie, un dialogue tendre et truculent entre un grand-père et son petit fils, pour répondre aux grands "pourquoi" de la vie.
C'est à l'âge de 17 ans que Vincent Delerm fait ses premiers pas musicaux et apprend le piano en autodidacte.
Auteur, compositeur et interprète, il sort son premier album en 2002 intitulé Vincent Delerm qui remporte très vite la reconnaissance du public. En 2003, il est récompensé par la Victoire de la Musique de l'Album Révélation.
Suivront plusieurs albums dont Kensington square (2004), Les piqûres d'araignées (2006) et Quinze chansons (2008).
Toute son œuvre musicale est produite par le label tôt Ou tard.
Parallèlement à la chanson, Vincent Delerm a écrit pour le théâtre, il a publié en 2004 Le fait d'habiter Bagnolet chez Actes Sud-Papiers et fait de la photographie (il publiera en novembre, au Seuil, un livre de photos et textes intitulé Probablement). Il prépare actuellement un spectacle théâtral et musical qui sera monté et joué tout le mois de décembre aux Bouffes du Nord à Paris avant de partir en tournée en France.
Léonard a une sensibilité de gauche est son premier livre-disque pour enfants publié par Actes Sud Junior et tôt Ou tard, dans la collection «toto Ou tartare».
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 15:53

La République contre son École

Sortie début novembre 2011
Certains, après la sortie de « Main basse sur l’école publique », n’ont pas voulu croire, au moins dans un premier temps, dans la radicalité des postulats et parti-pris idéologiques qui avaient présidé, comme nous le dénoncions alors, aux mesures initiées par Xavier Darcos. Puis la « fusée des réformes » a décollé, et les yeux de nombreux citoyens, au-delà même de la communauté éducative, ont été décillés. Les atteintes graves au service public d’éducation se sont succédées à un rythme infernal, de la suppression annoncée de la carte scolaire à une survie  problématique des IUFM et des maternelles, de la confirmation, pour les communes, d’une obligation de chèque-éducation au bénéfice des établissements privés, au plan banlieue encourageant la création de nouvelles écoles privées catholiques, en passant, bien sûr, par des suppressions de postes d’enseignants (dont les RASED) planifiées sur au moins deux années, par dizaine de milliers, entraînant, ici, des suppressions de classes et même d’écoles, là, l’explosion des effectifs par classes, pour le public.

 Une vigilance démocratique s’est fait jour au fil de l’automne 2008, authentique réveil citoyen, soucieux de voir survivre l’idéal républicain d’une école publique, gratuite et laïque. Des parents d’élèves s’inquiètent ainsi de ce qui apparaît a minima, comme un désinvestissement des pouvoirs publics, de sa mission éducative, pourtant inscrite dans la Constitution. Certains s’interrogent avec acuité : « Aujourd’hui,  nous pouvons légitimement nous poser la question: l’Etat a-t-il toujours les mêmes ambitions en ce qui concerne l’instruction de ses citoyens et l’intérêt commun de la société portés par un  service public d’éducation de qualité  soutenu par une volonté politique forte? »

 Réveil significatif d’une prise de conscience nouvelle et qui se généralise, du fait que les coups portés à l’institution-Ecole font partie d’un plan d’ensemble dont la perspective et les fins non seulement, ne sont pas portées au débat public, mais sont tout bonnement occultées. Prise de conscience d’autant plus inquiète, que, comme nous l’avons déjà pointé du doigt, plus personne aujourd’hui, ne pose plus sur la table, une question public-privé prétendument dépassée.

 A l’heure d’une rigueur inégalée, qui pour reprendre l’expression d’observateurs,  s’est aujourd’hui « attaqué à l’os » du service public d’éducation, jamais dans le même temps, l’Etat n’avait autant organisé la concurrence de son propre service public.

 Ainsi, dans le même temps,  la multiplication des offrandes qui tombent ces dernières années du ciel gouvernemental dans l’escarcelle de l’enseignement catholique, loin de figurer quelque miracle, quelque effet d’aubaine aux avantages inespérés, sont les manifestations d’une complicité structurelle, assortie d’avantages calculés.

 Loin de nous l’idée d’emprunter le tortueux chemin des théories du complot et autres conspirations occultes. En revanche, notre thèse, qu’un grand nombre de faits et de constats confirment, affirme clairement que la politique actuellement menée rue de Grenelle, relève d’un vrai projet politique assumé, non dévoilé comme tel, pour la simple et bonne raison que l’opinion ne l’accepterait pas.

 Cette attaque en règle se déploie en effet dans une stratégie plus élaborée, portée par une volonté politique, aujourd’hui assumée par l’Etat, de faire de la liberté de l’enseignement catholique, en concurrence frontale avec l’éducation dite nationale, le cheval de bataille exclusif du gouvernement.

  « Je vous propose enfin que nous n’ayons plus peur d’afficher notre attachement à la liberté de l’enseignement et que nous permettions à tous les parents qui le souhaitent, dans le respect des équilibres chèrement acquis, d’inscrire leurs enfants dans un établissement privé sous contrat »… Telle était la teneur de l’un des discours de campagne prononcé à Angers, le 1er décembre 2006 par le futur président de la République Nicolas Sarkozy. Démarche inhabituelle, d’un Etat qui anticipe et promeut le « libre choix des familles » pour financer, avec un surcoût certain non embarrassé de rigueur budgétaire, la concurrence du service public qu’il a l’obligation de maintenir. La suppression de la carte scolaire couplée avec l’affrontement du privé, fait ainsi du « choix des parents », la première variable d’ajustement d’une régulation par le marché.

 Ainsi, le surdimensionnement et le financement du privé par la puissance publique, incitent aujourd’hui, les libéraux et les cléricaux à s’allier pour faire dériver l’Institution éducation vers une logique de service, qui met en concurrence public et privé, afin de mieux installer la formation dans une logique consumériste.

 Ces instrumentalisations du « libre choix », à en croire l’Evêque d’Angoulême Monseigneur Dagens qui s’exprimait avant l’élection présidentielle de 2007, marquent « un moment décisif pour l’enseignement catholique ».

 Dans cette note de 2006, il mettait en garde contre « les logiques extérieures » : « L’enseignement catholique en France, en ce début du XXIè siècle, se trouve, sinon à un tournant, du moins à un moment décisif.  Il est appelé à manifester, de l’intérieur de lui-même, son caractère spécifique, et dans la société et dans l’Eglise. Sous peine de perdre son caractère spécifique, et de se laisser détourner, pour ne pas dire « dénaturer », soit par des logiques extérieures à lui-même, des logiques d’utilité sociale ou d’influence sociale, soit par des logiques plus ou moins cachées de privatisation. »

 Avant même l’épisode du Latran, première entorse à la laïcité[1] du nouveau Président de la République Nicolas Sarkozy, ce dernier recevait, en sa première rentrée scolaire, le vendredi 7 septembre 2007, le secrétaire général de l’enseignement catholique Eric Mirieu de Labarre. Qui ne semblait pas craindre quant à lui, de se « laisser détourner ». Loin s’en faut…« En ressortant de l’Elysée, relate Mirieu De Labarre, on s’est dit : « Cette fois, ça y est ! Il va nous aider ». Simplement, on ne savait pas encore quelle forme ça prendrait » …«Nous sommes décomplexés»[2]. Le président de la République, ainsi que le rapporte le communiqué de l’enseignement catholique, diffusé quatre jours plus tard, «  a indiqué qu’il soutiendrait tout particulièrement les projets d’ouvertures de structures éducatives et pédagogiques dont l’objectif est d’améliorer l’égalité des chances. Puis, il a manifesté sa confiance au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, pour travailler avec l’enseignement catholique dans ce sens. »[3]

 Les actes politiques sont allés depuis, bien au-delà de ces promesses affichées, savamment dissimulés aux yeux de l’opinion derrière le paravent d’une nécessaire « parité ».

 Ainsi le démantèlement de l’école publique est-il bien en route, conformément à la doxa libérale affichée. Mais le grand œuvre des gouvernements successifs de Nicolas Sarkozy, réside bien au-delà dans une grande idée, annoncée par le Medef dès…. en la personne de Denis Kessel : casser la République sociale née du Conseil National de la Résistance. La finalité dernière de ces manœuvres, n’est rien moins que de casser l’école issue du Conseil National de la Résistance. Cette école, qui est un maillon essentiel de reproduction et de transmission des valeurs, de cette République sociale. A travers l’école, n’est-ce pas cette République laïque et sociale que l’on ne veut plus voir perdurer ?


[1] Claude Lelièvre et Christian Nique, L’école des présidents. Odile Jacob, 1995, page 47 : « Ni l’Église en tant que telle ni aucune association nationale, avait précisé M. Debré lors de la phase de préparation, ne peut être le partenaire du ministère de l’Éducation ; la coopération se fera donc à l’intérieur d’un service public pluraliste grâce à des contrats passés avec les établissements. ».

[2] Médiapart le 21 mars 2008 Le gouvernement va aider l’école privée en banlieue Par Mathilde Mathieu

[3] Secrétariat général de l’enseignement catholique, communiqué du 11 septembre 2007.

http://www.facebook.com/#!/pages/La-R%C3%A9publique-contre-son-%C3%89cole/177504315658264

Par deslilas10 - Publié dans : Politique
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