Europe sociale

Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /2007 09:24

 Un rapport à lire de toute urgence : l'UNICEF vient de publier le 7ème rapport de l'Innocenti research center sur la situation des enfants dans les pays dits riches.

La vraie mesure du rang d'une nation réside dans le  traitement accordé à ses enfants : santé, sécurité, éducation, socialisation, leur sentiment d'être aimés, valorisés et insérés dans les familles et sociétés où ils sont nés.
Des tableaux très révélateurs sur les modèles à étudier - sans les imiter à la lettre - ( les pays nordiques par exemple) et les modèles à éviter ( par exemple les adeptes de l'ultra-libéralisme USA, Irlande...).

Les Pays-Bas arrivent en tête se plaçant dans le top 10 pour les six dimensions du bien-être des enfants étudiées dans ce rapport. Les pays européens, la vieille Europe, dominent dans la première moitrié du tableau de synthèse avec les pays nordiques occupant les 4 premières places.

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se retrouvent dans le dernier tiers des pays pour 5 des 6 dimensions couvertes.

Par ailleurs, il n'y a pas de corrélation évidente entre le le niveau du bien-être des enfants et le PNB par habitant, la République tchèque obtient un rang moyen plus élevé que plusieurs pays bien plus "riches" notamment la France, l'Autriche, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

 

http://www.unicef-icdc.org/presscentre/presskit/reportcard7/rc7_eng.pdf

Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 08:28

Eurobarometer's new survey:
In Finland - more than elsewhere in the EU -
jobs require people to keep learning new things

Helsinki (27.02.2007 / edited 01.03.2007- Juhani Artto) When asked "does your job require you to keep learning new things", 88 per cent of Finns replied YES. In Denmark the rate was 84 per cent, in the Netherlands 81 per cent. France, Sweden and Malta scored 80 per cent. These are some of the results in the survey European Social Reality, released on Monday by the European Commission. The survey, by Eurobarometer, was conducted between mid-November and mid-December 2006. Hungary scored 41 per cent and came last on the EU-25 list. Bulgaria and Romania, EU Member States, since 1 January 2007, scored 42 and 52 per cent. The EU-25 average was 71 per cent. 

 

La Commission européenne vient de mettre en ligne son étude European Social Reality  Eurobarometer sur la réalité sociale européenne. Une mine de renseignements utiles à consulter pour comparer le plus objectivement possible la situation des pays européens et les modèles sociaux mis en oeuvre.

Conditions de travail, ressentis des salariés, regards sur les systèmes de protection, inquiétudes pour l'avenir, la place du travail dans lla vie, l'avenir des systèmes de retraite, les disparités et discriminations, la place de l'immigration, les craintes et les espoirs...

De quoi alimenter notre réflexion sur la situation de la France et les solutions proposées au cours de la campagne électorale présidentielle.

 

Attendons une synthèse en français de ce travail remarquable et en attendant consultons cette étude en anglais en cliquent sur European Social Reality  .

Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /2007 08:48
Communiqué de la Confédération européenne des syndicats sur la construction européenne.
 
15/03/07

La CES salue le cinquantième anniversaire du traité de Rome mais les efforts dans le domaine social doivent être renforcés

Le traité de Rome signé il y a 50 ans, a été une des premières étapes essentielles de la réalisation de la construction européenne. Ce qui est important du point de vue de la Confédération européenne des syndicats (CES), est qu’une dimension sociale se construit depuis les années 1980, en complément des piliers économique, financier et monétaire. Cependant, beaucoup reste à faire pour relever certains défis comme la précarité et le chômage. Au moment où l’Union européenne (UE) entame son deuxième demi-siècle, elle doit prendre l’engagement de renforcer le modèle social européen si elle veut recueillir l’adhésion des citoyens européens. C’est à l’occasion de son comité exécutif des 20 et 21 mars qui se tiendra à Rome, que la CES présentera sa déclaration. 

Les inégalités persistent et augmentent dans l’Union européenne, même si cette dernière reste la zone géographique où ces inégalités sont les moins importantes par rapport à d’autres parties du monde, grâce notamment à l’existence généralisée de systèmes de protection sociale, de services publics, du dialogue social et des syndicats oeuvrant pour la garantie de la solidarité mutuelle.

Durant ce premier cinquantenaire, l’UE s’est progressivement engagée en faveur de hauts niveaux de protection sociale, de justice sociale et d’égalité des chances pour tous. La reconnaissance du dialogue social européen, le programme de travail en matière de politique sociale constituent des étapes essentielles sur la voie d’une Europe plus sociale et l’élaboration d’un modèle social européen. D’autres mesures sociales importantes ont été prises par la suite comme la santé et la sécurité sur les lieux de travail, la non-discrimination, l’égalité de genre, le droit à l’information et la consultation et la création des comités d’entreprise européens. En tant que partenaire social européen, la CES a montré qu’elle était un partenaire responsable dans la formulation des politiques en Europe.

Cependant, depuis la fin des années 1990, les progrès sont en panne au risque de mettre en péril la confiance des citoyens dans le projet européen. L’Union doit avoir un projet ambitieux pour résoudre durablement le chômage et la précarité en constante progression. Elle doit trouver les solutions les plus équitables pour faire face à l’émergence des nouveaux contrats atypiques qui fragilisent les travailleurs. Nous insistons sur la nécessité d’avoir plus d’emplois et surtout des emplois de meilleure qualité. Nous appelons également l’Union à s’engager à sortir la Constitution de l’impasse institutionnelle dans laquelle elle se trouve.

 

Les récents débats européens ont montré l’importance d’avoir une stratégie commune en matière d’énergie, afin de protéger les emplois et l’approvisionnement. De même, le changement climatique devra être une priorité pour les décennies à venir, aussi bien au niveau écologique mais aussi pour les nouvelles opportunités en matière d’emploi et de cohésion sociale”.

Cinquante ans après la signature du traité de Rome, il est plus important que jamais de comprendre que la dimension sociale de l’Europe représente un investissement humain essentiel et que la politique sociale est aussi importante que la politique économique.

* Annexe : déclaration de la CES pour le cinquantième anniversaire du traité de Rome

La Constitution contient en effet les instruments nécessaires pour élaborer une Europe sociale, notamment la Charte des droits fondamentaux qui doit demeurer dans le traité constitutionnel. La CES a, à maintes reprises, lancé des signaux d’alarme sur le manque de dimension sociale du marché intérieur européen : l’incapacité de supprimer l’opt-out de la directive sur le temps de travail et le projet initial de la directive Bolkestein en sont des exemples marquants. De même, l’UE doit adopter d’urgence le projet de directive garantissant un traitement équitable aux travailleurs intérimaires et la Commission européenne doit présenter des propositions sur la protection des nouvelles formes de travail atypique. Des services publics de qualité, sont un des domaines à ne pas négliger non plus ”, a déclaré John Monks, Secrétaire général de la CES.


Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /2007 08:23
12/04/07

La CES salue la condamnation du gouvernement bulgare par le CEDS (Conseil de l’Europe) pour non-respect du droit de grève dans le secteur public

La Confédération européenne des syndicats (CES) et ses affiliés bulgares, la Confédération des syndicats indépendants de Bulgarie (CITUB) et la Confédération du travail (Podkrepa), saluent la récente décision unanime du Comité européen des droits sociaux (CEDS), un organe de surveillance des Chartes sociales du Conseil de l’Europe, dans laquelle il confirme que le gouvernement bulgare viole à plusieurs égards le droit de grève dans le secteur public. 

Cette décision fait suite à une plainte collective introduite conjointement en 2005 par la CES, Podkrepa et CITUB, après le refus du gouvernement bulgare d’étendre le droit de grève aux fonctionnaires en général, et d’abroger l’interdiction absolue de grève des travailleurs dans le secteur des communications et de la santé.

La décision du CEDS, qui est à présent devenue publique, conclut que les lois bulgares actuellement en vigueur prévoyant :

* une interdiction générale du droit de grève dans les secteurs de l’électricité, des soins de santé et des communications,
* des restrictions trop strictes au droit de grève dans le secteur ferroviaire,
* et permettant aux fonctionnaires d’entamer uniquement des actions symboliques et leur interdisant de faire grève,

constituent une violation manifeste du droit fondamental de grève contenu dans l’article 6§4 de la Charte sociale révisée.

Notre plainte va à présent au-delà d’une “critique constructive” au débat sur les amendements au droit bulgare tel que le décrivait auparavant le gouvernement”, affirme John Monks, Secrétaire général de la CES. Et d’ajouter : “La CES insiste pour que le gouvernement bulgare aligne entièrement sa législation sur cette décision et respecte toutes les obligations qu’il a en vertu de la Charte sociale révisée”.

La décision peut être téléchargée à l’adresse : http://www.coe.int/t/f/droits_de_l%27homme/cse/4_r%E9clamations_collectives/liste_des_r%E9clamations/MeritsRC32_fr.pdf

Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 15:54

La CES critique vivement le projet de rapport du Parlement européen sur la modernisation du droit du travail

La Confédération européenne des syndicats (CES) exprime sa déception et ses vives critiques sur le projet de rapport sur le droit du travail, du parlementaire Jacek Protasiewicz (Parti populaire européen), qui sera examiné demain à la Commission « Emploi et Affaires sociales » du Parlement européen. La CES appelle tous les groupes politiques du Parlement à adopter une approche plus équilibrée, qui donnera au nombre croissant de travailleurs précaires en Europe une vraie perspective d’avoir un emploi de qualité et une protection adéquate. 

La CES accuse le rapporteur d’avoir une analyse erronée et simpliste des problèmes du marché européen de l’emploi figurant dans son projet de rapport sur le Livre vert de la Commission européenne "Moderniser le droit du travail pour répondre aux défis du 21e siècle", qui reproche au “droit du travail traditionnel” de faire obstacle aux perspectives d’emploi des “exclus”. La réduction de la protection des emplois réguliers, au lieu de la promotion des possibilités d’emploi pour les travailleurs les plus vulnérables, accroîtra l’insécurité des travailleurs dans toute l’Europe. Dans sa récente réponse au Livre vert de la Commission, la CES souligne que la protection des travailleurs précaires devrait au contraire être améliorée. La réduction de la segmentation du marché de l’emploi par la lutte aux emplois précaires est un élément clé pour réaliser la stratégie de Lisbonne en faveur d’un plus grand nombre d’emplois, et de meilleure qualité.

Bien que l’Union européenne ait une compétence limitée dans le domaine du droit du travail et de la sécurité sociale, elle peut et doit agir de manière à assurer des conditions de travail justes et équitables et le respect des droits fondamentaux dans le contexte de l’égalité des chances et de la concurrence équitable.

“A un moment où l’UE devient de plus en plus un marché unique des biens et des services, et où un marché unique européen du travail voit le jour, il est plus important que jamais de fixer des règles européennes claires sur la protection de base des travailleurs, fondées sur des négociations collective au plan communautaire et national” a déclaré John Monks, Secrétaire général de la CES.

La CES pense que les développements récents démontrent la nécessité de prendre des mesures urgentes afin de renforcer la capacité du droit du travail et des négociations collectives aux plans national et communautaire afin de faire face au monde moderne du travail. Les travailleurs de toute l’Europe méritent une réelle perspective en termes de perspectives d’emploi de qualité et de protection adéquate. Le PE doit essentiellement modifier ce rapport afin de refléter un véritable engagement pour atteindre cet objectif.

* Prise de position de la CES : Consultation des partenaires sociaux européens sur le Livre vert de la Commission européenne COM (2006) 708 final “Moderniser et renforcer le droit du travail pour répondre aux défis du 21e siècle”

* Annexe

 

Toute ressemblance avec le programme d'un candidat à la Présidence de la République française, élu, et avec le programme de l'UMP ne pourrait être que fortuit !


 
 
Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /2007 23:03


La Confédération Européenne des Syndicats adresse une mise en garde pour les négociations menées sur l'avenir de l'Europe, toutes portes closes, sans associer la société civile et les partenaires sociaux.
Elle demande un renforcement du rôle des partenaires sociaux, une déclaration et un protocole social, une coopération renforcée dans la zone euro pour éviter que le progrès social soit bloqué de part la volonté de certains pays.


ETUC calls on EU Member States not to throw out crucial elements of the European Constitution

Today, as German Chancellor Angela Merkel leads top-level negotiations on the future of the European Constitutional Treaty, the European Trade Union Confederation (ETUC) reminds EU leaders of the potentially dangerous consequences of abandoning parts of the draft Constitution that matter most to European citizens and workers. 

The ETUC reiterates its support for the Constitution as already ratified by 18 EU Member States, and emphasises that any new proposal must be a step forward for Social Europe as well.

Above all, the ETUC opposes removing or weakening Part 2 of the Constitution, the Charter of Fundamental Rights, which represents the most significant advance for European citizens and must be made legally binding at the earliest opportunity.

"Social provisions and objectives that reinforce the role of the social partners are indispensable if workers around Europe are to support a compromise proposal," said ETUC General Secretary John Monks. "We need a stronger social dimension that meets concerns about issues like job security, restructuring and globalisation."

The ETUC would support:

* adding a social declaration and a social protocol to the Constitution,
* more enhanced cooperation, for example in the eurozone, to avoid social progress in some countries being blocked by others.

The ETUC regrets the fact that these important negotiations are going on behind closed doors, with no direct input from European civil society or the social partners.


La Confédération Européenne des Syndicats adresse une mise en garde pour les négociations menées sur l'avenir de l'Europe, toutes portes closes, sans associer la société civile et les partenaires sociaux.
Elle demande un renforcement du rôle des partenaires sociaux, une déclaration et un protocole social, une coopération renforcée dans la zone euro pour éviter que le progrès social soit bloqué de part la volonté de certains pays.
Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /2007 13:59

La CES appelle la Commission européenne à défendre le rôle essentiel de la directive sur le détachement afin de préserver des conditions adéquates en faveur de la mobilité des travailleurs et des services

La directive sur le détachement joue un rôle essentiel en assurant une concurrence équitable entre les prestataires de services de toute l’UE, en garantissant le respect des droits des travailleurs, le droit du travail et les systèmes de relations industrielles des Etats membres. 

Dans sa communication sur le détachement des travailleurs adoptée aujourd’hui, la Commission européenne menace le fragile équilibre - intégré dans l’accord final relatif à la directive sur les services - entre la liberté de fournir des services transfrontaliers et la nécessité de disposer d’instruments efficaces permettant de surveiller et d’appliquer les normes du travail dans le pays d’accueil. Elle réaffirme une interprétation très étroite de la jurisprudence de la Cour européenne de justice (CEJ) et annonce des procédures contre les Etats membres qui continuent à imposer des exigences que la Commission considère comme incompatibles avec le droit communautaire.

La communication montre que la Commission n’a pas tenu compte suffisament de la récente, et claire, prise de position du Parlement européen sur cette question” a déclaré John Monks, Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES).

Dans sa réponse au questionnaire de la Commission sur la mise en oeuvre des lignes de conduite publiées en mars 2006, la CES a attiré l’attention sur le risque de confusion entre les demandes légitimes de transparence et de simplification administrative et les mesures destinées à saper les demandes justifiées imposées par certains Etats membres afin de mettre en oeuvre et d’appliquer la directive sur le détachement. La diversité des systèmes juridiques et des relations industrielles dans l’UE doit être prise en compte lorsqu’il s’agit de juger si certaines exigences sont nécessaires et proportionnées, ainsi que le principal objectif de la directive sur le détachement, à savoir assurer une concurrence équitable et la protection des droits des travailleurs.

La CES veillera de très près les mesures que la Commission prendra concernant cette question importante afin qu’elles ne sapent pas le rôle fondamental de la directive sur le détachement en vue de préserver des normes adéquates pour la mobilité des travailleurs et des services.


 
 
Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /2007 10:25
La Commission européenne des syndicats recadre la flexisécurité dans l'intérêt des salariés.

Communication sur la "Flexicurité" : la CES met l’accent sur des réformes du marché du travail adaptées

La Confédération européenne des syndicats (CES) prend note de la communication de la Commission européenne sur la flexicurité, publiée aujourd’hui. La CES est prête à discuter sur une approche moderne de la réforme, investissant dans l’apprentissage tout au long de la vie, l’égalité des genres, le dialogue social, les négociations collectives et les emplois de bonne qualité. La CES regrette l’orientation adoptée par la communication, opposée à la protection et la stabilité des emplois qui est un droit essentiel des travailleurs et le fondement d’entreprises productives. Les réformes doivent compléter et non remplacer les systèmes de protection du travail et être associées à des mesures encourageant le passage à des emplois gratifiants. 

La protection de l’emploi doit demeurer un élément central de cette reforme qui doit aboutir à un marché du travail plus efficace, où chacun trouve sa place. Elle encourage la productivité, l’innovation et l’accès des travailleurs à la formation en favorisant les relations de travail stables et en protégeant les travailleurs contre le licenciement abusif. La notification d’un licenciement ou d’un changement au sein des entreprises fait office d’une information préalable pour prévoir et engager les transitions nécessaires et qualitatives en faveur des travailleurs.

La flexicurité doit intégrer la sécurité et la flexibilité, soutenues par une forte protection sociale. Elle doit aussi aider les travailleurs à concilier leur travail et leur vie de famille et leur donner plus de choix et d’autonomie sur le lieu de travail. L’apprentissage tout au long de la vie - qui optimise les compétences et le potentiel de chaque individu - doit être une priorité.

Il est essentiel de renforcer le rôle des partenaires sociaux et d’y associer la négociation collective aux plans européen et national.

Nous sommes préoccupés par l’augmentation actuelle du travail précaire en Europe. Donner aux entreprises davantage de liberté de licencier, ce qui semble être l’idée maîtresse de la communication, ne fera qu’aggraver les choses,” a souligné le Secrétaire général de la CES, John Monks. “De meilleurs emplois, de meilleure qualité, telle est la vraie solution à la segmentation du marché du travail et à l’exclusion sociale, et non des emplois précaires pour tous.”


Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 22:51

Réunion informelle des ministres de l’Emploi et des Affaires sociales - “Ne laissons pas la flexicurité devenir un risque pour l’Europe”

Le Secrétaire général de la CES, John Monks, a déclaré à la veille de la réunion informelle des ministres de l’Emploi et des Affaires sociales, au Portugal, le 5 juillet que: “La flexicurité risque de devenir un problème de fond, qui pourrait conduire de nombreux travailleurs à conclure que tout est une question de flexibilité (embauche et licenciement aisés, conditions strictes en matière d’éligibilité aux allocations de chômage) et non de sécurité des emplois et du travail.

"L’importance accordée actuellement à la déréglementation, à l’encouragement de l’esprit d’entreprise et à l’opposition aux nouvelles normes du travail au plan communautaire donne déjà aux syndicats le sentiment que l’on encourage trop l’Europe "libérale". La dimension sociale de l’Europe ne suit pas le rythme d’évolution du marché intérieur. Et la manière dont certains ont encouragé la flexicurité confirme ce sentiment.

L’Europe a besoin d’une nouvelle dimension sociale forte afin de promouvoir de meilleurs emplois, de meilleure qualité, ainsi que des relations de travail et des perspectives économiques à long terme. Les débats sur la flexicurité devraient mettre l’accent sur ces aspects et sur la protection des travailleurs précaires les plus vulnérables, tels que les intérimaires.


Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 21:56

Le vote du Parlement européen sur la modernisation du droit du travail donne raison à la CES qui revendiquait une approche plus équilibrée

La Confédération européenne des syndicats (CES) accueille avec satisfaction le vote en session plénière de cette semaine au Parlement européen (PE) en faveur d’une approche plus équilibrée à l’égard de la réforme du droit du travail dans l’Union européenne. 

Au début du mois de mai, la CES a vivement critiqué le projet de rapport initial du PE sur le livre vert de la Commission relatif à la modernisation du droit du travail, qu’elle considérait comme une analyse imparfaite et trop simplifiée des problèmes actuels que connaissent les marchés européens de l’emploi. Le projet de rapport reprochait au droit traditionnel du travail de faire obstacle aux possibilités d’emploi sans donner au nombre croissant de travailleurs précaires en Europe un réelle perspective de meilleurs emplois.

La CES accueille avec satisfaction le message clair que le Parlement a adressé à la Commission européenne selon lequel la modernisation du droit du travail doit porter sur la protection adéquate, l’égalité de traitement et les emplois de qualité pour tous les travailleurs, y compris les travailleurs atypiques et précaires, et que les contrats à durée indéterminée doivent demeurer la norme. Le PE traite également la question importante de l’application des normes du travail, et de la prise de mesures à tous les niveaux appropriés y compris le niveau européen.

« Nous attendons à présent avec impatience que la Commission tienne compte de ce message lorsqu’elle donnera suite à son livre vert, » a affirmé le Secrétaire général de la CES, John Monks. « L’agenda de Lisbonne vise d’avantage d’emplois, et des emplois de meilleure qualité. La qualité des contrats en termes de sécurité, de protection et de droits constituent une dimension importante des emplois de bonne qualité. Il est grand temps que la Commission mette un terme au débat absurde concernant la prétendue contradiction entre sécurité au travail et sécurité de l’emploi, qui oppose les travailleurs les uns aux autres. Au 21e siècle, tous les travailleurs ont besoin à la fois de la sécurité au travail et de la sécurité de l’emploi ainsi que d’une sécurité en cas de transition d’un emploi à l’autre: une question que nous traitons actuellement dans le cadre du débat sur la flexicurité. »


 
 

Par deslilas10 - Publié dans : Europe sociale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Catégories

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés