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Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 08:57

POUR DES SERVICES PUBLICS DE QUALITÉ, ACCESSIBLES À TOUS

ENSEMBLE, REVENDIQUONS DES SERVICES PUBLICS AU SERVICE DES CITOYEN(NE)S ET DEMANDONS À LA COMMISSION EUROPÉENNE DE PROPOSER UNE LEGISLATION [1] EUROPÉENNE.

JE SIGNE LA PÉTITION


Les services publics [2] sont essentiels pour la cohésion sociale, économique et régionale de l’Europe. Ces services doivent être de grande qualité et accessibles à tou(te)s les citoyen(ne)s. Jusqu’à présent, les privatisations ou les libéralisations (notamment dans les secteurs de l’énergie, la Poste, les télécommunications) étaient les seules alternatives proposées au développement des services publics. Il est temps de trouver d’autres solutions !

C’est la raison pour laquelle nous appelons la Commission à proposer une législation européenne pour les services publics visant à :

- faire prévaloir l’intérêt général incarné par les services publics, permettre l’accessibilité des services publics à tou(te)s,
- renforcer les services publics pour consolider les droits fondamentaux des citoyen(ne)s,
- garantir plus de sécurité juridique pour permettre le développement durable des missions de service public,
- donner aux services publics une base juridique solide afin de les protéger contre les attaques du tout marché.

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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /Mars /2007 09:38

lu sur le Monde édition 20 mars 2007 des extraits d'un entretien publié les 24-25 mars 1985

à l'occasion d'un colloque organisé par le Club Espaces 89

L'identité française selon Braudel

Je crois que le thème de l'identité française s'impose à tout le monde, qu'on soit de gauche, de droite ou du centre, de l'extrême gauche ou de l'extrême droite. C'est un problème qui se pose à tous les Français. D'ailleurs, à chaque instant, la France vivante se retourne vers l'histoire et vers son passé pour avoir des renseignements sur elle-même. Renseignements qu'elle accepte ou qu'elle n'accepte pas, qu'elle transforme ou auxquels elle se résigne. Mais, enfin, c'est une interrogation pour tout le monde.

II ne s'agit donc pas d'une identité de la France qui puisse être opposée à la droite ou à la gauche. Pour un historien, il y a une identité de la France à rechercher avec les erreurs et les succès possibles, mais en dehors de toute position politique partisane. Je ne veux pas qu'on s'amuse avec l'identité.

Vous me demandez s'il est possible d'en donner une définition. Oui, à condition qu'elle laisse place à toutes les interprétations, à toutes les interventions. Pour moi, l'identité de la France est incompréhensible si on ne la replace pas dans la suite des événements de son passé, car le passé intervient dans le présent, le " brûle ".

C'est justement cet accord du temps présent avec le temps passé qui représenterait pour moi l'identité parfaite, laquelle n'existe pas. Le passé, c'est une série d'expériences, de réalités bien antérieures à vous et moi, mais qui existeront encore dans dix, vingt, trente ans ou même beaucoup plus tard. Le problème pratique de l'identité dans la vie actuelle, c'est donc l'accord ou le désaccord avec des réalités profondes, le fait d'être attentif, ou pas, à ces réalités profondes et d'avoir ou non une politique qui en tient compte, essaie de modifier ce qui est modifiable, de conserver ce qui doit l'être. C'est une réflexion attentive sur ce qui existe au préalable. Construire l'identité française au gré des fantasmes, des opinions politiques, ça je suis tout à fait contre.

Le premier point important, décisif, c'est l'unité de la France. Comme on dit au temps de la Révolution, la République est " une et indivisible ". Et on devrait dire : la France une et indivisible. Or, de plus en plus, on dit, en contradiction avec cette constatation profonde : la France est divisible. C'est un jeu de mots, mais qui me semble dangereux. Parce que la France, ce sont des France différentes qui ont été cousues ensemble. Michelet disait : c'est la France française, c'est-à-dire la France autour de Paris, qui a fini par s'imposer aux différentes France qui, aujourd'hui, constituent l'espace de l'Hexagone.

La France a dépensé le meilleur de ses forces vives à se constituer comme une unité ; elle est en cela comparable à toutes les autres nations du monde. L'oeuvre de la royauté française est une oeuvre de longue haleine pour incorporer à la France des provinces qui pouvaient pencher de notre côté mais avaient aussi des raisons de ne pas désirer être incorporées au royaume. Même la Lorraine en 1766 n'est pas contente de devenir française. Et que dire alors des pays de la France méridionale : ils ont été amenés dans le giron français par la force et ensuite par l'habitude.

II y a donc dans l'identité de la France ce besoin de concentration, de centralisation, contre lequel il est dangereux d'agir. Ce qui vous suggère que je ne vois pas la décentralisation d'un oeil tout à fait favorable. Je ne la crois d'ailleurs pas facile. Je crois que le pouvoir central est tel que, à chaque instant, il peut ramener les régions qui seraient trop égoïstes, trop soucieuses d'elles-mêmes, dans le sens de l'intérêt général. Mais c'est un gros problème.

La seconde chose que je peux vous indiquer, c'est que, dans sa vie économique, de façon curieuse, depuis la première modernité, la France n'a pas su réaliser sa prospérité économique d'ensemble. Elle est toujours en retard, pour son industrialisation, son commerce. Cela pose un problème d'ordre général. Et d'actualité, si cette tendance est toujours valable. Comme si, quel que soit le gouvernement, la France était rétive à une direction d'ordre étatique.

Or la seule raison que je vois qui soit une raison permanente est que l'encadrement capitaliste de la France a toujours été mauvais. Je ne fais pas l'éloge du capitalisme. Mais la France n'a jamais eu les hommes d'affaires qui auraient pu l'entraîner. Il y a un équipement au sommet, au point de vue capitaliste, qui ne me semble pas parfait. Nous ne sommes pas en Hollande, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Japon. Le capitalisme est avant tout, pour moi, une superstructure et cette superstructure ne réussit pas à discipliner le pays jusqu'à sa base. Tant mieux peut-être ou tant pis, je n'en sais rien. Mais l'inadéquation de la France à la vie économique du monde est un des traits de son identité.

Dernier trait : la France ne réussit pas au point de vue économique ; elle réussit au point de vue politique de façon limitée parce qu'elle triomphe, précisément, dans ses propres limites. Toutes ses sorties en dehors de l'Hexagone se sont terminées de façon malheureuse, mais il y a un triomphe permanent de la vie française, qui est un triomphe culturel, un rayonnement de civilisation.

L'identité de la France, c'est ce rayonnement plus ou moins brillant, plus ou moins justifié. Et ce rayonnement émane toujours de Paris. Il y a aussi une centralisation très ancienne de la culture française. Bien sûr, il existe bien d'autres conditions : triomphe de la langue française, des habitudes françaises, des modes françaises, et, aussi, la présence, dans ce carrefour que la France est en Europe, d'un nombre considérable d'étrangers. Il n'y a pas de civilisation française sans l'accession des étrangers ; c'est comme ça.

Le gros problème dans le monde actuel est de savoir comment la société française réussira ou non à accepter ces tendances et à les défendre si nécessaire ; si vous n'avez pas, par exemple, une politique de rayonnement à l'égard de l'Europe et du monde entier, tant pis pour la culture française.

La langue française est exceptionnellement importante. La France, c'est la langue française. Dans la mesure où elle n'est plus prééminente, comme ce fut le cas aux XVIIIe et XIXe siècles, nous sommes dans une crise de la culture française. Avons-nous les moyens de remonter la pente ? Je n'en suis pas sûr, mais j'ai quelque espoir. L'empire colonial que nous avons perdu est resté fidèle à la langue française. C'est vrai aussi des pays de l'Est, de l'Amérique latine.

L'identité française relève-t-elle de nos fantasmes collectifs ? Il y a des fantasmes et il y a autre chose. Si j'ai raison dans ma vision de l'identité française, quels que soient nos pensées, nos fantasmes, il y a une réalité sous-jacente de la culture, de la politique de la société française. J'en suis sûr. Cette réalité rayonnera ou ne rayonnera pas, mais elle est. Pour aller plus loin, je vous dirai que la France a devant elle des tâches qu'elle devrait considérer avec attention, avec enthousiasme. Elle est devenue toute petite, non parce que son génie s'est restreint, mais en raison de la vitesse des transports d'aujourd'hui. Dans la mesure où, devenue toute petite, elle cherche à s'étendre, à agripper les régions voisines, elle a un devoir : faire l'Europe.

Elle s'y emploie, mais l'Europe s'est accomplie à un niveau beaucoup trop haut. Ce qui compte, c'est de faire l'Europe des peuples et non pas celle des patries, des gouvernements ou des affaires. Et ce ne sera possible que par la générosité et la fraternité.

© Le Monde
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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /Mars /2007 09:07

Une différence entre la Finlande et la France : les représentations du clivage public/privé.

Si en France il est de bon ton de dénigrer les fonctionnaires et les agents des secteurs publics, (trop nombreux, trop payés, bénéficiant d'avantages indus...) les finlandais sont moins sensibles à ce travers français. Juhani Artto publie sur son blog  http://www.artto.kaapeli.fi/unions

la synthèse d'une enquête dans laquelle les finlandais estiment que les infirmières et les employés de neuf autres groupes du secteur public sont mal payés. Le différentiel entre salaire perçu et ce que l'ensemble des finlandais sont prêts à payer est estimé en moyenne à 217 Euros par mois.

A quand une enquête semblable en France ?

Finns find salaries in several public sector occupations loo low 

Helsinki (16.03.2007 - Juhani Artto) How much are the average monthly earnings (in full-time work) for nurses? How much should they be? The earnings of nurses and nine other employee groups were treated in this way in the opinion survey, published last week by the Trade Union for the Public and Welfare Sectors JHL. Interestingly, Finns seem to have rather realistic picture of the earnings. Still more interesting is that

  • replies to the question "How much are the average monthly earnings of ..." came close to the basic pay

  • and replies to the question "How much should the average monthly earnings of ... be" came close to the total earnings.

In all ten occupations, there is a considerable difference between the average basic pay and the average total earnings. For employees in nine of the ten occupations Finns support an average pay rise of EUR217 per month. This can be concluded from a comparison between the interviewees' idea of "proper pay" and the total earnings of the employees.


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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 10:19

Mythe ou réalité ?

 

 

Les sondages publiés par TNS-SOFRES analysent les motivations des intentions de vote pour l’élection présidentielle.

A partir de la question » Parmi 11 thèmes quels sont ceux qui comptent le plus dans votre choix de candidat à l’élection présidentielle ? » un classement des thèmes est établi par fréquence de citation.

Ce classement est distingué  pour les sympathisants de gauche (PS/PC/ Divers gauche/ Verts) d’une part et pour les sympathisants de droite (UDF/UMP/MPF).

 

Les résultats sont remarquables et semblent stables. Ainsi le dernier sondage

(http://2007.tns-sofres.com/etude.php?id=328

 effectué les 7 et 8 mars 2007 permet de discerner plusieurs ensembles :

 

Thèmes obtenant des pourcentages semblables dans les motivations pour les 2 familles :

 

      thème                         gauche            droite

 

- amélioration de l’école      36%              32%

- pouvoir d’achat                34%              31%

- protection sociale             32%              31%

- intégration minorités           9%                11%

 

Thèmes ayant des préférences contrastées selon le positionnement politique .

 

 

Pour les sympathisants de gauche arrivent en tête :

 

 

- lutte contre chômage         52%             38%

- lutte contre pauvreté         41%              18%

- protection environnement  30%              19%

- services publics                 13%              7%

 

Pour les sympathisants de droite viennent en tête :

 

 

- lutte insécurité                  17%              38%

- politique fiscale                16%               33%

- immigration clandestine      6%               23%

 

 

On voit ainsi – sans surprise – se dessiner deux familles cohérentes avec de larges convergences sur le premier groupe et des expressions de valeurs fondamentales différentes sur le champ de la vie en société et notamment de la solidarité.

 

Il serait intéressant – mais la taille de l’échantillon est insuffisante – de distinguer les sous-familles politiques ou d’établir le même classement de motivation d’intention de vote selon le candidat. Traditionnellement ces données sont données après le scrutin.

 

Cela permettrait d’avoir une vision plus claire de la cohérence de la candidature de François Bayrou et de son électorat potentiel ainsi que de la pertinence  (ou non) de la distinction droite/gauche.

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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 21:43

Le regard de Lucie Aubrac - qui vient de disparaître - sur les enjeux de la campagne actuelle.

L'introduction co-signée avec Raymond Aubrac sur le blog "L'autre campagne".

Pour un autre Programme
par Lucie Aubrac* et Raymond Aubrac**

 
Quelle audace réconfortante ! Quand le poids des injustices devient trop lourd, il faut changer. Mais ceux qui nous le disent ici n’ajoutent pas qu’eux seuls seraient capables de résoudre tous les problèmes si on leur confiait le pouvoir : ce ne sont pas des candidats à une élection. Autorisés, dans leur domaine, par leur compétence et expérience, ils savent ce qui va mal et pourquoi ça va mal. Ils dénoncent quand il le faut les responsables et ils proposent comment peut être rétablie l’efficacité, comment peut être rétablie la justice. Voilà une vraie démarche citoyenne.

Dans une société pourtant si riche, mais qui a perdu son élan vital et qui ne propose à ses enfants rien qui puisse les mobiliser, la leçon d’anatomie découvre l’égoïsme, le repli sur soi, le peur et le mépris de l’autre, le déni de l’intérêt général au bénéfice de quelques particuliers, bref le recul de la démocratie. Nous savons qu’attaquer la démocratie nourrit l’intolérance et le racisme.

Nous nous souvenons qu’il y a peu, car soixante ans n’est pas si long, notre pays sortait d’une catastrophe. Il avait été pillé, rançonné, détruit dans ses œuvres vives pas des forces brutales, et nous avions su résister, c’est à dire comprendre et oser. Pour retrouver la liberté et les valeurs de la République, bien des hommes et des femmes avaient donné leur vie. Cette résistance avait catalysé l’élan vital qui nous avait permis de remettre debout un pays de citoyens capables de rétablir une démocratie créatrice.

Résister c’est oser. Oser, c’est créer. Encore faut-il une feuille de route, établie après l’analyse de la situation.

Mais regardons de plus près cette feuille de route qui a, il y a soixante ans, rétabli et rénové notre démocratie : le Programme du Conseil national de la résistance (CNR). Elle prépare, en effet, les principales réformes qui ont été réalisées après la Libération : nationalisation de grandes entreprises, de banques, de services publics ; création de la Sécurité sociale pour tous les salariés, liberté de la presse, etc. Elles étaient les têtes de chapitre du programme de gouvernement de ceux qui ont alors dirigé notre pays, avec le Général de Gaule et les principaux dirigeants de la Résistance : mouvements, syndicats, partis politiques.

Mais ces réformes, souvent fondamentales, ne sont proposées que dans la seconde partie du Programme du CNR. La première consiste à définir les moyens de la lutte qui permettra de les entreprendre : comment il fallait s’organiser pour mettre la démocratie au pouvoir, en luttant contre l’ennemi occupant le pays, et ses auxiliaires au service de ce qu’on appelait « l’Etat Français », le régime pétainiste de Vichy. Ainsi fut conduite la lutte pour la Libération, lutte militaire et politique. C’est après la victoire, obtenue grâce aux efforts et aux sacrifices de nos alliés, les Soviétiques, les Britanniques et les Américains, avec les combats des Français, que la seconde partie du Programme du CNR put être appliquée.

Si nous réfléchissons aux conditions actuelles, nous devons conclure que cet Autre Programme qui nous est proposé dans cet ouvrage ne pourra être appliqué qu’après une autre forme de lutte, contre des adversaires et des obstacles qui ne sont plus, heureusement, des forces armées ou des polices mais qui ne sont pas, pour autant, faciles à surmonter.

Il faudra d’abord connaître ces obstacles. Certains sont autour de nous : l’égoïsme, la résignation, la peur du changement, l’implantation solide, dans notre pays, de forces politiques, sociales et financières qui ont le plus grand intérêt à ce que rien ne change. Elles disposent d’un large éventail de moyens matériels et psychologiques. D’autres sont le résultat de l’état actuel du monde, le produit de transformations historiques à l’échelle internationale qu’il n’est pas lieu de décrire ici. Mentionnons seulement l’emprise mondiale des forces financières, avec la constante accumulation d’énormes masses de capitaux, aidées par la révolution des communications, et qui cherchent partout des placements rentables financièrement et/ou politiquement. Ces forces, elles aussi, ont le plus grand intérêt à ce que rien ne change.

L’ouvrage qui nous est ici proposé définit un Autre Programme. Est-ce une utopie ? Une utopie réaliste alors, fondée par des connaissances accumulées et des engagements de terrain. Une utopie qui ne livre pas la voie toute tracée vers une société idéale mais exprime la possibilité de résister à l’ordre établi, à l’ordre promis.

On résiste contre un état de choses, mais on résiste aussi pour créer quelque chose. Définir les injustices actuelles et montrer de quels matériaux pourrait être construit un monde meilleur, c’est créer les premières conditions pour que s’engage le combat victorieux. Résister, c’est créer.
Lucie Aubrac* et Raymond Aubrac**


* Résistante.
** Résistant.
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 08:27

Lu sur le blog de Catherine Kintzler

A la suite de la publication de Qu'est-ce que la laïcité? (relayée sur le blog par un bloc-notes et une petite revue de presse), ouverture le 14 mars d'un dossier-débat  avec des articles analytiques et critiques,
- L'utopie laïque : un article de Laurent Fedi
et ma réponse :
- Réflexions sur "L'utopie laïque"
D'autres textes d'analyse sont attendus sur le sujet.

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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 11:33

La Communauté européenne a conduit une enquête approfondie et objective sur les raisons du vote des français qui ont majoritairement repoussé le projet de Traité constitutionnel européen.

Les résultats sont publiés sur le site de la Communauté.

http://ec.europa.eu/public_opinion/flash/fl171_fr.pdf

En voici quelques extraits présentant le contexte et les raisons du non.

 La France a choisi de soumettre à référendum le traité établissant une Constitution pour l’Europe. Le scrutin s’est tenu le dimanche 29 mai 2005. Le fort taux de participation de 69,3% témoigne de l’intérêt suscité par la campagne.

Le « non » l’a emporté avec 54,7% des suffrages exprimés, marquant une rupture avec les précédents référendums sur la construction européenne.

La Direction générale Presse et communication de la Commission européenne a souhaité mener une enquête post-électorale notamment pour mieux comprendre les raisons de l’abstention, les motivations des électeurs, les effets perçus de la Constitution et les scénarios possibles suite à ce que d’aucuns ont appelé un

« séisme politique ».

Pour ce faire, EOS Gallup Europe par le biais de son institut associé en France, TNS Sofres, a effectué 2015 entretiens dans les deux jours suivant le scrutin, soit les 30 et 31 mai auprès de Français inscrit sur les listes électorales selon la méthodologie utilisée pour les sondages Eurobaromètre Flash (entretiens téléphoniques).

 

 

 

 

 

 

.../...

2.3. Les motivations du NON

 

 

 

Source questionnaire : Q5 (question ouverte)

 

 

 

- Les préoccupations sociales au coeur du « non »

Les justifications du « non » sont plus nombreuses et reposent essentiellement sur des thématiques nationales et/ou sociales qui ne laissent aux orientations européennes qu’un rôle secondaire.

En effet, les électeurs du « non » citent comme raison le fait qu’à leurs yeux, la Constitution aurait des conséquences négatives sur l’emploi en France (31%), dont la situation économique en termes de chômage est déjà jugée comme trop mauvaise (26%). Les conséquences négatives sur l’emploi sont davantage perçues par les 18-24 et les 40-54 ans qui ont voté « non », par les ouvriers et les personnes résidant en zones rurales. La mauvaise situation économiquede la France jumelée à un niveau trop élevé de chômage est ressentie principalement par les plus de 40 ans et les personnes sans activité professionnelle.

- ensuite, une vision trop libérale du texte sur le plan économique (19%) ainsi que le manque d’Europe sociale (16%) sont invoqués, et ce davantage par les hommes et les citadins. L’opposition aux dirigeants politiques français est citée par 18% des partisans du « non » (21% auprès des plus de 40 ans) et la complexité du texte par 12% d’entre eux.

 

 

Enfin, les autres raisons du « non » obtiennent un taux de citation inférieur à 10%. Notons que le rejet de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne n’a été cité spontanément que par 6% des partisans du « non ».

 http://ec.europa.eu/public_opinion/flash/fl171_fr.pdf

En résumé, des préoccupations sociales, économiques et humanistes très éloignées de la xénophobie et du ringuardisme dont ont été accusés en France les électeurs du NON à ce TCE qui était un OUI à une Europe politique sociale, efficace et plus humaine.

 

 

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Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 08:40

Lu sur le blog du Président de Emmaüs France, Martin Hirsch, qui a publié un "Manifeste contre la pauvreté".

où se niche le clivage droite gauche?

La question du clivage droite gauche fait couler beaucoup d’encre paradoxale. La question retrouve une nouvelle jeunesse avec le « ni droite, ni gauche » revendiqué par François Bayrou. Son actualité liée à la progression des sondages du candidat du centre, masque peut-être d’autres enjeux.
Partons de l’expérience d’Emmaüs. Nous sommes régulièrement confrontés à cette nécessité d’être classé quelque part… et il ne nous déplait pas que l’exercice ne soit pas si facile. Qu’observe-t-on ? Nous avons déjà eu l’occasion de remarquer que, dans nos actions et nos interpellations, chaque camp prend ou relève ce qui l’arrange. Quand nous expliquons le rôle de la société civile, quand nous indiquons qu’il ne faut pas tout attendre de l’Etat ou que les compagnons d’Emmaüs s’efforcent de vivre de leur travail, quitte à renoncer au bénéfice de certaines allocations, comme le RMI, nous sommes entendus de l’oreille droite. Quand nous nous insurgeons contre le non respect des obligations qui pèsent sur les communes en matière de logement social (loi SRU), quand nous dénonçons l’inégale répartition des richesses, quand nous promouvons l’économie solidaire ou quand nous défendons l’accueil inconditionnel dans nos communautés, nous sommes écoutés de l’oreille gauche. Mais nous somme rarement entendus en stéréo… En particulier, ni la gauche ni la droite ne savent nous dire comment il voient l’articulation entre une solidarité obligatoire, dont l’Etat doit être garant, et des mécanismes de solidarité facultatifs qui reposent sur la responsabilité d’autres acteurs, qu’il s’agisse des associations ou de la société civile au sens large.
Ceci peut conduire à livrer quelques remarques sur les vraies-fausses réalités du clivage droite gauche… en s’aventurant sur ce terrain miné et risqué, puisqu’il est toujours délicat de s’exprimer sur cette question sans être taxé, justement, de prendre position pour un camp, l’autre ou le troisième. Espérons que nous échapperons à cet étiquetage dans cet exercice controversé.
1) Sur la possibilité de faire gouverner ensemble la gauche et la droite.
Le débat sur le gouvernement d’union nationale, sur la vraisemblance de faire travailler ensemble responsables politiques de droite et de gauche, occulte les singularités de notre vie politique depuis 25 ans.
Première remarque : depuis 26 ans, nous avons eu 5 ans de gauche, deux ans de droite, cinq ans de gauche, quatre ans de droite, cinq ans de gauche, cinq ans de droite, dont 9 ans de cohabitation. Finalement, nous avons eu une sorte d’union nationale par alternances successives. Or compte- tenu du temps que prend une politique pour produire ses effets, on peut considérer que ces alternances si rapides rendent difficiles d’imputer clairement à une majorité les conséquences de ses propres choix sur l’ensemble de cette période. Ainsi, lorsque la pauvreté se remet à augmenter à partir de 2003 ou que les déficits sociaux se creusent à nouveau, il y a certainement une part imputable à la fin d’une législature et au début de la suivante.
Deuxième remarque : notre pays se caractérise par une intrication étroite entre les différents échelons : Européen, national, régional, départemental, communal. Quand un gouvernement est de droite, quand la plupart des régions sont de gauche, quand les départements et les grandes villes sont répartis entre la droite et la gauche, quand des pans entiers de la politique économique et sociale dépendent de négociations avec des partenaires européens qui ont choisi des options politiques différentes, n’y-a-t-il pas déjà, qu’on ne le veuille ou non une sorte d’union nationale mal assumée, qui ne dit pas son nom, mais qui, de fait, brouille également les clivages ?

2) Sur les mesures qui symbolisent le clivage entre la droite et la gauche.
Quelles sont les mesures citées le plus souvent comme emblématiques du clivage droite gauche dans le débat actuel ? les 35 heures ; une politique de subvention publique de certains emplois pour lutter contre le chômage ; l’évolution du SMIC.
Or, même sur ces mesures emblématiques, le clivage est moins évident qu’il n’y paraît. Les 35 heures ? On a oublié que c’est sous le Gouvernement de M. Juppé qu’avait été votée une loi dite de « de Robien » qui permettait de réduire jusqu’à 35 heures la durée hebdomadaire du travail dans des entreprises, afin de permettre le partage du travail, soit dans des conditions « défensives » pour éviter le licenciement, soit dans des conditions « offensives » pour créer des emplois. Les emplois subventionnés ? Ils ont changé de nom à chaque majorité, mais il y a une assez grande continuité entre les TUC, les CES, les CEC, les emplois jeunes, les contrats d’avenir, les contrats d’accompagnement dans l’emploi et autres contrats aidés, y compris dans leurs insuffisances. Cette continuité aurait été mieux assumée qu’elle aurait évité ces interruptions et ces changements incessants qui induisent de terribles effets pervers dans l’efficacité de la politique d’insertion. L’évolution du SMIC ? Quand la gauche propose le SMIC à 1 500 euros, elle essuie trois types de critiques : c’est trop ; c’est moins que ce qui a été fait entre 2002 et 2007 ; ce n’est de toute manière pas plus que l’évolution naturelle du SMIC sur une période de 5 ans, même sans coup de pouce. Et la gauche hésite elle-même à dire s’il s’agit de 1500 euros nets ou bruts et à quelles échéances, ce qui ne permet pas de dire si le rythme d’évolution du SMIC serait significativement différent avec la droite ou la gauche.
Voilà pour le volet social. Sur l’environnement, la situation est encore moins marquée. Les candidats ayant accepté les règles du jeu de M. Hulot, ils se retrouvent désormais tous liés par le même pacte, comme si les défis que posent la protection de l’environnement pouvaient s’envisager indépendamment des grandes questions économiques et sociales et ne donnaient plus lieux à des choix ou à des arbitrages entre des options incompatibles entre elles.

3) Sur les grands objectifs :
On pourrait s’attendre à ce que la différence entre la gauche et la droite, si elle ne s’illustre pas mesure par mesure, s’éclairerait par de grands objectifs. En matière d’inégalités pour commencer, que la gauche affiche un objectif de réduction des inégalités différent de celui de la droite. Sur le modèle social ensuite : que la gauche et la droite nous explique quelles sont les protections qui doivent être assurées par la collectivité – et jusqu’à quel niveau – et quelles sont seules qui doivent être désormais facultatives, qu’il s’agisse de santé, de retraite, d’éducation par exemple. Sur une nouvelle conception des pouvoirs publics également : existe-t-il une différence entre une décentralisation de droite et de gauche ? De quoi l’Etat sera-t-il garant dans l’un et l’autre cas ?
Là encore, les candidats et les partis semblent réticents à se prononcer sur des objectifs qui traduisent de véritables choix de société et préfèrent proclamer des intentions si générales qu’elles ne définissent pas, à terme, deux projets de société aisés à distinguer.

4) Sur les cibles électorales de droite et de gauche :
« Dis moi à qui tu t’adresses, je te dirais qui tu es ». Lorsque la nature des propositions n’est pas en elle-même suffisante pour définir un clivage entre la gauche et la droite, c’est souvent la manière dont on s’adresse à une clientèle supposée de droite ou de gauche qui fait les véritables différences. La droite aura naturellement davantage tendance à s’adresser aux médecins, aux agriculteurs, aux entrepreneurs. La gauche aux enseignants, aux ouvriers, aux titulaires des plus faibles revenus. La droite aura tendance à évoquer la question de l’immigration comme une preuve de sa fermeté, la droite comme une marque de sa générosité. Ceci reste en partie vrai. Il n’y a qu’à voir les intentions de vote des médecins et des agriculteurs pour voir que certaines accroches traditionnelles restent valables. Mais d’autres clivages se sont estompés. C’est ce que montre la tentative maladroite de définir un seuil permettant de distinguer les riches des pauvres, à propos des questions fiscales. Ou le débat sur la « réhabilitation du travail » : quand la droite s’adresse à la « France qui se lève tôt », s’agit-il d’une population différente de « cette France des travailleurs précaires » à laquelle fait référence la gauche ?

Bref, qu’il s’agisse des mesures emblématiques que l’on oppose, de la vision de la société que l’on défend, des électorats que l’on cultive, des thèmes que l’on développe, du modèle social qu’on promeut, les différences entre la gauche et la droite sont moins simples qu’avant et surtout moins nettes qu’on veut nous le faire croire. Et il est assez naturel que cela ait un impact favorable sur ceux qui refusent de s’inscrire dans ce clivage traditionnel, en le contournant par le centre, par les extrêmes ou par la radicalité. Est-ce que cela signifie que le clivage entre la droite et la gauche a disparu ? Non, cela signifie qu’il s’est déplacé. Le clivage entre la droite et la gauche définit moins aujourd’hui deux conceptions très différentes de la société que deux tactiques différentes, ou plus exactement trois, pour conquérir le pouvoir et pour le garder : la première consiste à dire que l’on est de gauche, la deuxième que l’on est de droite ou la troisième que l’on n’est ni de droite, ni de gauche.
Si cette analyse est juste, faut-il s’en féliciter ou faut-il s’en inquiéter ? J’aurais tendance à dire les deux. Il faut se méfier aussi bien des faux consensus que des fausses querelles. Il faut craindre que faute de d’être en mesure de définir des projets de société différents, la gauche et la droite cherchent à se distinguer l’une de l’autre par des réflexes identitaires qui les conduisent à stigmatiser des cibles symboliques ou à défendre des protections illusoires. C’est ce qui peut conduire la droite et la gauche à cultiver chacune leur démagogie : le discours sur les immigrés et les assistés du côté droit ; l’engagement sur des droits virtuels qui se retournent parfois contre ceux qui sont censés en bénéficier du côté gauche.
Que peut-on suggérer ? Trois pistes.
La première – quitte à me répéter – c’est que chacun s’engage sur quelques objectifs précis, mesurables, réfutables et cohérents. Quelques exemples dans le domaine social: la proportion d’enfants sous le seuil de pauvreté à l’issue d’un quinquennat ; l’évolution d’inégalités de revenus et de patrimoines ; la part de la protection collective dans les dépenses de retraite, de santé, d’éducation, de logement. Si droite, gauche et centre divergent sur ces engagements, on saura mieux à quoi s’en tenir sur le positionnement des uns et des autres…
La deuxième est d’avoir une conception différente du rôle de la majorité et de la minorité. Dans les associations où il existe une vie démocratique, il peut y avoir des lignes distinctes représentées par des courants différents. Cela n’empêche pas d’avoir des majorités d’idées ou des consensus sur certains projets et d’utiliser les temps de démocratie que sont les assemblées générales pour faire trancher de grandes options. Dans les conseils généraux où nous montons, avec l’agence nouvelle des solidarités actives, des programmes expérimentaux sur le retour à l’emploi et l’insertion, la décision de s’engager dans un tel programme est fréquemment prise à l’unanimité. Cela ne veut pas dire qu’il doit y avoir toujours consensus, qu’il ne peut plus y avoir de majorité ou d’opposition, mais cela signifie qu’il peut y avoir des mesures qui reflètent un équilibre atteint entre deux positions. Pourquoi demanderait-on aux partenaires sociaux, qui représentent des intérêts divergents de négocier et pas aux forces politiques de pouvoir, sur certains points faire de même ? Pourquoi les referendums consistent toujours à demander au peuple français de répondre par oui ou par non et non pas de trancher entre une option A et une option B ?
La troisième est de proposer une vision claire de l’équilibre des pouvoirs entre les différents échelons de décision européens, nationaux et locaux. C’est l’une des choses qui manque cruellement dans la campagne actuelle. La gauche semble davantage mettre l’accent sur une conception de la décentralisation qui donne davantage de responsabilités aux collectivités territoriales – en matière d’emploi par exemple – alors que la droite semblerait leur accorder plus de liberté – en matière de logement , si l’on s’appuie sur les débats concernant le logement. De quoi l’Etat doit-il être garant ? Quelles sont les différences de politiques qui peuvent être admises d’un territoire à l’autre ? Comment doivent être réduites les inégalités entre territoires ? Clarifier ces questions, c’est peut-être contribuer à rendre plus lisibles les différences entre la droite et la gauche. C’est peut-être aussi cesser de contourner un problème lancinant : dans l’enchevêtrement actuel des responsabilités entre les différents échelons de décision, quel est le risque que la gauche comme la droite se trouvent aussi incapables l’une que l’autre de mettre efficacement en œuvre leurs programmes ? C’est ce que nous nous efforcerons d’illustrer dans un prochain texte.

Par deslilas10 - Publié dans : deslilas
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 08:18

Les Victoires de la Musique ont couronné Abd Al Malik et son album Gibraltar.

Des textes à écouter et à lire.

Gibraltar

Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui pleure un rêve qui prendra vie, une fois passé Gibraltar.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui se d'mande si l'histoire le retiendra comme celui qui portait le nom de cette montagne.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui meurt sa vie bête de "gangsta rappeur" mais …
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune homme qui va naître, qui va être celui qu'les tours empêchaient d'être.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui boit, dans ce bar où les espoirs se bousculent, une simple canette de Fanta.
Il cherche comme un chien sans collier le foyer qu'il n'a en fait jamais eu, et se dit que p't-être, bientôt, il ne cherchera plus.
Et ça rit autour de lui, et ça pleure au fond de lui.
Faut rien dire et tout est dit, et soudain … soudain il s'fait derviche tourneur,
Il danse sur le bar, il danse, il n'a plus peur, enfin il hurle comme un fakir, de la vie devient disciple.
Sur le détroit de Gibraltar y'a un jeune noir qui prend vie, qui chante, dit enfin « je t'aime » à cette vie.
Puis les autres le sentent, le suivent, ils veulent être or puisqu'ils sont cuivre.
Comme ce soleil qui danse, ils veulent se gorger d'étoiles, et déchirer à leur tour cette peur qui les voile.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui n'est plus esclave, qui crie comme les braves, même la mort n'est plus entrave.
Il appelle au courage celles et ceux qui n'ont plus confiance, il dit : "ramons tous à la même cadence !!!".
Dans le bar, y'a un pianiste et le piano est sur les genoux, le jeune noir tape des mains, hurle comme un fou.
Fallait qu'elle sorte cette haine sourde qui le tenait en laisse, qui le démontait pièce par pièce.
Sur le détroit de Gibraltar, y'a un jeune noir qui enfin voit la lune le pointer du doigt et le soleil le prendre dans ses bras.
Maintenant il pleure de joie, souffle et se rassoit.
Désormais l'Amour seul, sur lui a des droits.
Sur le détroit de Gibraltar, un jeune noir prend ses valises, sort du piano bar et change ses quelques devises,
Encore gros d'émotion il regarde derrière lui et embarque sur le bateau.
Il n'est pas réellement tard, le soleil est encore haut.
Du détroit de Gibraltar, un jeune noir vogue, vogue vers le Maroc tout proche.
Vogue vers ce Maroc qui fera de lui un homme …
Sur le détroit de Gibraltar … sur le détroit de Gibraltar …
Vogue, vogue vers le merveilleux royaume du Maroc,
Sur le détroit de Gibraltar, vogue, vogue vers le merveilleux royaume du Maroc …

et un clic sur www.hiphopdeal.com/article3137.html pour écouter.

 

Par deslilas10 - Publié dans : deslilas
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 07:52

Découvrez l'audacieux reportage-fiction inspiré d'idées d'internautes à l'occasion de la semaine du 8 mars, journée internationale des femmes!



Et profitez-en pour signer et relayer l'appel "En 2007, toutes présidentes" lancé par les jeunes de Ségosphère : " Aujourd'hui, nous, femmes Présidentes, affirmons qu'une étape décisive dans ce combat peut être franchie : par l'accès d'une femme aux plus hautes fonctions de l'État"



Téléchargez le texte intégral au format PDF

En 2007, toutes Présidentes !

Années après années, les femmes ont conquis des droits identiques à ceux des hommes : droits civiques, interdiction de la discrimination sexuelle à l’embauche, égalité des salaires, dans l’accès aux études, au sein de la famille ou encore loi sur la parité. Et pourtant nous savons que le fossé est immense entre les principes et la réalité : violences conjugales, remarques sexistes, salaires inégaux, temps partiels imposés, orientations forcées ou postes à responsabilité interdits sont le lot quotidien de trop nombreuses femmes… Les combats continuent. Comment ne pas être choqué par les procès en incompétence quasi systématiques faits à Ségolène Royal ? Comment ne pas être révolté par le peu de place faite aux femmes sur les listes électorales ? Suppléantes quand elles n’en sont pas tout simplement absentes… Comme Angela Davis, nous pensons que « le succès ou l’échec d’une révolution peut toujours se mesurer au degré selon lequel le statut de la femme s’en est trouvé rapidement modifié dans une direction progressiste ». La candidature de Ségolène Royal porte en elle cette dimension révolutionnaire. Car son succès ouvrira sans conteste une nouvelle étape pour toutes les femmes qui aspirent comme tout un chacun à exercer des responsabilités. Oui, nous avons eu raison de lutter avec acharnement pour la reconnaissance de notre dignité, oui nous avons raison de continuer à nous engager. Aujourd’hui, nous, femmes Présidentes, affirmons qu’une étape décisive dans ce combat peut être franchie : par l’accès d’une femme aux plus hautes fonctions de l’État. Il ne s’agit pas de défendre une candidature féminine mais un idéal féministe. Car cette étape est nécessaire non seulement pour les femmes, mais pour la société toute entière.

Alors en 2007, avec Ségolène Royal, soyons toutes Présidentes !

 


Les premiers signataires

Zita Gurmai (Parti Socialistes Européen Femmes), Yvette Roudy (Assemblée des femmes), Antoinette Fouque (Alliance des femmes), Shoukria Haidar (NEGAR - Soutien aux femmes d'Afghanistan), Annie Sugier (Ligue du Droit International des Femmes), Marie-Françoise Perol-Dumont (Conseil Général 87), Sylvie FAUCHEUX (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ; Fondaterra), Anne Zelensky (Ligue des droits des femmes), Françoise Seligman (Pdte d’honneur, Ligue des droits de l’homme), George Pau-Langevin (Pdte d’honneur, Iles et solidarité), Mireille Flam (SOGARIS), Michèle Idels (Club Parité 2000), Olivia Cattan (Paroles de femmes), Christine Le Doaré (CGL - Centre gai et Lesbien IdF), Catherine Gadot (Le fil d'Ariane), Fadila Tekkouk (Le lien social), Régine Saint-Criq (Parité), Caroline (Adomo Mbam), Gaétane Hazeran (Acion'elles), Belinda Zekhenine (Orient Danse), Carinne Guilbert (Guilbert Propreté), Françoise Benoît (Association Sportive de Bondy), Terna Hajji (Femmes berbères de Montpelier), Brigitte Fouvez (Association bondynoise du Téléthon), Anne-Marie Sansot (Peña El Juli - Pour une Grande Cause), Monette Souard (Mouvement français pour le Planning Familial des Landes), Isabelle Laffargue (Conseil local FCPE du collège Henri Sellier Bondy), Sara Horchani (Libertés Cultures), Edwige Langevin (Tou(te)s Président(e)s!), Pascale Fressoz (Alliance Internationale pour les objectifs du Millénaire), Zara Henache (Alma citoyenneté), Marie Aniri (La rose de Perse), Amelle Maaref Bakara (Expression libre), Adolé Ankrah (Entraide et culture), Marie Nunes (SOS Fac P4), Michèle Ascheri (CIDF O6) Pauline Afokossy (Source de vie), Damarys Maa-Marchand (YFAFE - Fédération initiative des femmes africaines de France et d'Europe), Christine Villeneuve (Elles aussi), Delphine Dogot (Etudiants pour les nations unies), Françoise Girard (La Maison Ouverte), Marie-Roger Biloa (Groupe Africa International), Rosalie Kuntz (Graine d'espoir ; CEFDAG - Culture, Evasion, Fond de garantie pour le développement), Delphine Litchmann (Fabas en fête)…



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