Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 08:27

LEMONDE | 30.05.11 | 13h56  •  Mis à jour le 30.05.11 | 14h34

 

Point de vue de Miguel Benasayag

 

Dans cette époque rude et désenchantée, si la vie quotidienne de beaucoup d'entre nous se révèle de plus en plus sombre, il faut avoir conscience qu'il ne s'agit pas là d'un fait du hasard, d'une fatalité tombée du ciel.

La dureté des temps (souffrance au travail, isolement, fatalisme, dépression) est chaque jour renforcée par l'action de personnages dont la médiocrité et la terne banalité contrastent avec l'intensité du mal qu'ils font. Petits hommes gris à la Simenon, ils représentent la matérialisation finale du cauchemar imaginé par Robert Musil dans L'Homme sans qualités (Seuil, 1979). Ces agents de la tristesse opèrent dans des domaines de plus en plus étendus, mais il en est certains où leurs méfaits sont assez récents et particulièrement choquants : l'éducation et la santé en font partie.

Ils se présentent en général comme des "managers", des gestionnaires d'un nouveau genre et viennent prendre la place des "anciens" dans des établissements scolaires, des hôpitaux, des centres médico-psycho-pédagogiques, des instituts médicaux-éducatif (IME), etc.

Ordinateur et pointeuse en poche, ils ont pour mission d'apurer les comptes et de "remettre au travail" le personnel. Avec eux, plus de "feignants", d'"assistés", de "privilégiés" (certains ont dû télécharger récemment le portrait de Laurent Wauquiez en fond d'écran...). Ils appliquent le règlement, tout le règlement, rien que le règlement.

Or dans ces endroits singuliers où l'on soigne et où l'on apprend, l'essentiel se passe justement à côté du règlement. Pas contre, mais en dehors. Dans un hôpital, dans un centre psy, la qualité des soins dépend avant tout de la relation avec le patient. Elle passe par l'écoute, le dialogue, le regard, l'attention, et le pari partagé. Une minute peut valoir une heure, une heure une journée, une journée une vie. Aucun logiciel ne peut traiter ce genre de données.

Dans les centres médico-psychopédagogiques, les écoles, collèges et lycées, les objectifs chiffrés, les fichiers, les classements et catégories administratives ne peuvent cadrer avec des parcours d'élèves et patients multiples, complexes et singuliers. Ici, le travail a à voir avec le désir et le lien. Qui peut prétendre quantifier et rationaliser cela ? Nos petits soldats du management se méfient, eux, du vivant, de la complexité, de l'insaisissable. Ils haïssent cela même, car ces notions les empêchent de compter en rond. Ils n'ont qu'un mot à la bouche qu'ils répètent tel un mantra : "laloi, la loi, la loi."

Et l'on soupçonne, derrière ce formalisme, derrière leur apparente froideur, quelque chose de sombre et malsain. On connaît en psychanalyse et en psychopathologie ce phénomène d'obéissance stricte à la loi qui passe par l'effacement du sujet, définition même de la jouissance. Ces personnages, Lacan les appelait des "jouis-la-loi".

Ils ne se réfèrent qu'aux représentations réglementaires et légales du vivant ; mais la complexité du vivant, qui est la matière même de ces lieux de soins et d'éducation, n'est pas toute représentable. Par ailleurs, la loi dont ils parlent n'est pas la loi comme champ concflictuel. Ce qu'ils nomment respect de la loi n'est autre qu'une obéissance qu'ils exigent comme une simple compétence, au même titre que savoir lire ou écrire.

Plus d'espace, du même coup, pour la pensée critique et l'autonomie. Dans leur esprit, l'autonomie doit se transformer en pure autodiscipline, ce qui fait d'eux de petits soldats de la mise en place d'un pouvoir arbitraire. Dans leurs tableaux et leurs contrats d'objectif, l'essentiel leur échappe. Au point de susciter des effets "contre-productifs" - pour utiliser leurs termes.

A force de vouloir imposer de la rationalité, en contrôlant les horaires, en voulant rentabiliser chaque minute (chaque euro d'argent public dépensé...), en quadrillant les services, en instituant des rôles de petits chefs et sous-chefs, c'est la contrainte qui devient la règle, épuisant le désir et l'initiative des salariés.

Obligés de travailler dans un univers panoptique où tout est mesurable et transparent, ils perdent le goût de leur métier, s'impliquent logiquement moins, et souffrent au quotidien.

Ces méthodes de management sous la pression sont suffisamment élaborées (en provenance des Etats-Unis pour la plupart) pour savoir jusqu'où ne pas aller trop loin, éviter des dérives qui se retourneraient contre leurs auteurs. Ils savent harceler sans dépasser la limite légale.

Ces auteurs eux-mêmes, petits chefs psychorigides, médiocres et sans aucune envergure spirituelle, sont parfaitement fuyants. Il est impossible d'engager une discussion contradictoire avec eux car ils ignorent tout du funeste dessein qu'ils servent jour après jour. Ils sont les aiguilleurs d'un train dont ils ne maîtrisent ni la puissance ni la destination.

Petits hommes méprisables et benêts qui participent à un processus qui les dépasse. Ce néomanagement pour lequel l'homme devient une ressource impersonnelle et interchangeable prépare les fondements d'une société que l'on voit se dessiner chaque jour de plus en plus clairement, où les critères économiques font la loi, et où la loi écrase la vie.

Les grands changements sociaux, ceux qui vont dans le sens de la tristesse et de la restriction des libertés, ne se passent jamais du jour au lendemain, de façon soudaine, comme on franchit le Rubicon. Ces bouleversements se préparent dans la durée, lentement, discrètement. Et c'est bien de cette façon que la petite armée de ces hommes sans qualités est en train de préparer le terrain d'une société brutale et obscure.

Pour continuer notre travail, dans ces lieux vitaux, il nous faut résister. Mais résister au nom de quoi ? Comme ce pouvoir s'attaque directement à la vie, c'est la vie elle-même qui devient résistance.


Ouvrage : "Organismes et artefacts : vers la virtualisation du vivant ?" (La Découverte, 2010).

 

Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste Article paru dans l'édition du 31.05.11
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 18:17




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Le héron du parc de Bercy et ses voisins.
voir article de 2009
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 08:54

Posté par Damien Leblanc le 17.05.11 à 12:50 | tags : cannes 2011, sélection officielle, festival de cannes

Le Havre n'était pas le plus médiatisé des films de la compétition cannoise, ce qui a permis à la nouvelle réalisation d'Aki Kaurismaki de créer ce matin une magnifique surprise sur la Croisette. Tournant pour la première fois en langue française, le cinéaste finlandais signe une oeuvre follement optimiste et inspirée, sur fond de traque des sans-papiers.

Ex-écrivain exilé au Havre, Marcel Marx (incarné par André Wilms, qui jouait le père bourgeois dans La Vie est un long fleuve tranquille) exerce le métier de cireur de chaussures et trouve du réconfort dans l'amour de sa femme Arletty (Kati Outinen, actrice fétiche de Kaurismaki). Croisant un jour le chemin d'un enfant immigré originaire d'Afrique noire (interprété par Blondin Miguel), Marcel va se démener pour lui faire rejoindre l'Angleterre...

Visiblement amoureux du Havre - qu'il présente comme le "Memphis français, la ville du blues, de la soul et du rock'n'roll" - Aki Kaurismaski déploie une énergie comique foudroyante pour traiter d'un sujet qui n'a à l'origine rien d'amusant. On savait le cinéaste adepte des personnages altruistes, mais il parvient ici à dépasser le seul éloge de la solidarité pour asséner une cinglante satire de ce qu'il appelle "la mécanique aveugle d'un Etat de droit occidental". Un malicieux dialogue insiste notamment sur l'inconsistance du langage politique contemporain et Brice Hortefeux en prend directement pour son grade lors de la diffusion d'un extrait de journal télévisé.

Au-delà de ce contexte politique, la ville du Havre se voit surtout filmée comme un rêve de cinéma. Démesurément courageuse et soudée, la galerie de personnages ressemble autant à un fantasme cinématographique qu'à un modèle éthique livré clés en main au spectateur. Désireux de faire revivre les grandes figures du film noir (Jean-Pierre Darroussin, excellent en inspecteur de police qui ne sourit jamais), Aki Kaurismaki côtoie aussi la mémoire de Marcel Carné ou René Clair.

Si le cinéaste finlandais déplore que le cinéma européen ne traite pas assez de "l'aggravation continue de la crise économique, politique et morale causée par la question non résolue des réfufgiés", il a ici trouvé une belle façon d'exprimer un point de vue tranché tout en maintenant intacte la luminosité de sa filmographie. Déjà Grand Prix du Jury en 2002 pour L'Homme sans passé, Aki Kaurismaki recevra-t-il cette année un nouvelle récompense cannoise ?

Voir les 3 extraits vidéo de Le Havre

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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 10:02

Des troyens à Paris au XIXème siècle


Des membres de la famille de Napoléon Ambroise Cottet ont habité pendant quelques décennies de 1860 à 1881 le 18ème arrondissement de Paris au pied de la butte du Sacré Coeur.
Sa fille Anna Charlotte habitait au 9 de la cité Véron à côté du Moulin Rouge avec son mari Louis Nicolas Gervais bonnetier, elle était institutrice et donnait des leçons à domicile. La première femme de Napoléon Ambroise Cottet, Elisabeth Morel, y est morte le 2 novembre 1875 selon la déclaration faite à l'état civil par son gendre et un bonnetier aubois Ernest Lebrun qui habitait à proximité 1, rue Burq ( boutique Petit-Bateau en 2011).

Anna Charlotte Cottet est décédée le 28 janvier 1881 au 2 rue Ramey, à l'âge de 47 ans. Elle exerçait alors la profession d'herboriste selon la déclaration faite par son mari et un autre bonnetier qui résidait rue d'Orsel dans le quartier du Marché Sain-Pierre.
Curieusement, il existe encore une vieille pharmacie herboristerie en cet endroit. L'herboristerie de M. André Zrbi.

Some relatives of Napoléon Ambroise Cottet had lived in Paris near Montmartre from 1860 to 1881.
His daughter Anna Charlotte lived 9, cité Véron, a small lane close to the Moulin Rouge, with her husband Louis Nicolas Gervais, hosiery worker. She was a teacher. The first wife of Napoléon Ambroise died in her appartment on the 2nd November 1875 as it was certified on the death register by her son-in-law and another hosiery worker living 1 rue Burq ( which is today the address of a "boutique Petit-Bateau" - hosiery products from Troyes).
Anna Charlotte Cottet died 28th January 1881, 2 rue Ramey, 47 years old. She was a herbalist according the declaration signed by her husband and another hosiery worker living rue d'Orsel in the quarter Marché Saint Pierre.
Today, there is a very old herbalist store 2 rue Ramey - a strangeness " Bizarre, bizarre" 'You've said bizarre my cousin".
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 17:30
Jules Leon Cottet devant la roue arrière de sa pompe à incendie Silsby à Springfield Illinois.
Jules Léon Cottet (Troyes 1835 - Los Angelès 1913) fils de Napoléon Ambroise Cottet ( Troyes 1808- Troyes 1880).
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Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 20:14

montagnes-bauchau.jpg

 

Publication chez Actes Sud

Dialogue avec les montagnes. Journal du Régiment noir 1968-1971.

 

 

Après La Déchirure dont l’accueil fut discret, Le Régiment noir va marquer la véritable entrée de Henry Bauchau dans l’ampleur de sa vocation romanesque. Ce journal 1968-1971 en retrace les difficultés. Il est surtout marqué par une vingtaine d’entretiens très intimes de l’auteur avec son ami le médecin et psychanalyste Robert Dreyfuss.

Plusieurs aspects singularisent ce Dialogue avec les montagnes. Au moment où ce volume s’ouvre, Henry Bauchau suit depuis Montesano (l’institut d’éducation qu’il dirige) l’effervescence puis le rapide déclin du mouvement soixante-huitard. Le retour à l’ordre gaulliste lui rend manifeste l’ambivalence des sentiments que lui inspirent les figures du père et du grand-père. Or le Régiment noir, ce deuxième roman dans lequel il est plongé, engage profondément sa propre relation à l’image paternelle. C’est le livre de la réparation : son propre père aurait voulu être officier et en fut empêché, le jeune Bauchau en éprouva (in)directement le déshonneur ; mais c’est aussi le roman épique dans lequel Bauchau investit sans doute ses propres aspirations (déçues) à l’action héroïque – par conséquent, une oeuvre où se reflète son aventure assez culpabilisante dans le mouvement des Volontaires au Travail.

Autre caractéristique de cette période, le rôle prééminent de la peinture dans son activité de créateur. Comme si la pratique de cet art tenait alors le rôle (de gestation, de jaillissement de l’inconscient dans une forme libre) que prendra quelques années plus tard la poésie. Il est très souvent, dans ce volume, question de tableaux (autant que de rêves) sur lesquels l’auteur sollicite parfois le regard et l’éclairage d’un interlocuteur privilégié, comme s’il était en quête d’élucider une matière vive qui a surgi sans attendre sa propre manifestation dans le langage.

Dans ce livre prennent dès lors une grande importance les entretiens de Bauchau (une vingtaine sont retranscrits ou résumés) avec son ami le Dr Robert Dreyfuss qui fait à la fois figure de thérapeute et de post-analyste. Bauchau vient en effet d’achever sa deuxième analyse et assigne à ce “conseiller” (peut-être plus jungien que freudien) une fonction d’accompagnement très importante.

Le Journal, on le voit, n’est pas encore devenu ce lieu où l’action du livre se cherche et se réfléchit. C’est par une autre action que ce volume est dominé : celle de l’auteur vers lui-même. Presque pas de poèmes, fort peu de recensions ou de citations d’oeuvres lues. Au contraire, le lecteur est témoin d’un questionnement intime comme si l’auteur avait à mettre en ordre ses propres déterminants psychiques (plus tard, les surprises que lui réservent ses personnages prendront le dessus) et prolongeait son analyse, pour encore mieux les maîtriser.

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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 12:03






Célébration de la Révolte des vignerons aubois de 1911. Randonnée le 9 avril 2011 entre Meurville et Bar sur Aube.

One century after the 1911 riot, demonstration among the vineyards between Meurville and Bar sur Aube, 9th April 1911
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 07:20

Toujours dans le cadre de la Rencontre Nationale des Directeurs de l’Innovation des 19 et 20 Avril 2011, et après Olivier Houpert, Procter & Gamble et Henri Verdier de MFG Labs, c’est au tour d’Anna Cherouvrier-Hansson, Invest In Skåne et Medicon Valley de répondre à nos questions sur sa vision d’un écosystème d’entreprise.

Décrivez votre entreprise et votre propre rôle dans cette entreprise ?

Invest In Skåne est l’agence officielle de promotion pour la région Scanie au Sud de la Suède. Notre mission est d’aider à l’établissement de relations d’affaires internationales avec et dans notre région. Dans ce cadre, nous aidons les entreprises étrangères à s’implanter en Scanie ou à y bâtir des relations d’affaires avec des structures existantes, sociétés, universités/centres de recherche ou organismes publics. Nous travaillons en étroite collaboration avec l’agence de promotion de la région de Copenhague, Copenhagen Capacity dans le cadre du cluster Medicon Valley. Je suis responsable du développement des affaires en sciences de la vie pour Invest In Skåne.

Quels sont les partenaires principaux de l’écosystème d’innovation de votre entreprise ?

Nous travaillons dans un concept de triple hélix très performant depuis 1996. Déjà Les entreprises, les structures de recherche et développement (universités, centres de recherche, etc.) et les organismes publics (hôpitaux universitaires, agences de promotion, etc.) se développent en collaborant et rendent la région plus forte.

Comment a t-il été créé ? Y a t-il eu volonté forte des dirigeants ?

Medicon Valley est le fruit d’une volonté très forte des dirigeants politiques de la région née au milieu des années 1990 lors du projet de construction d’un pont reliant la Suède au Danemark, Öresundsbron. Les fonds de développement inter-régionaux au sein de l’union européenne ont été l’instrument qui a permis la mise en place d’un programme d’intégration des activités dans le cluster Medicon Valley : la liaison entre les deux pays a créé un échange accru entre les régions et la consolidation de l’industrie en sciences de la vie de chaque côté du pont et dans son ensemble.

Concrètement, comment est il animé ? Réunions formelles, échanges informelles, conférences, site commun, outils partagés

Une association des professionnels en sciences de la vie couvrant la région de Copenhague et du Sud de la Suède a été mise en place sous le nom de Medicon Valley Academy aujourd’hui Medicon Valley Alliance. Le rôle de cette association est d’accroître les échanges entre les acteurs en sciences de la vie de chaque côté du pont et de cluster-à-cluster.

Copenhagen Capacity et Invest In Skåne mènent des activités internationales de promotion communes. Ces activités peuvent inclure des délégations d’entreprises du cluster, créant des activités d’échange entre les sociétés danoises, suédoises et étrangères. Un matériel de promotion commun est développé et une page web partagée : www.mediconvalley.com

Pouvez vous décrire un projet / produit / service créé / développé à l’aide de l’écosystème d’innovation de l’entreprise ?

Fin 2009, Medicon Valley a été choisie pour accueillir le projet ESS (European Spallation Source), la future source de neutrons européenne. Le centre de recherche sera construit sur le site de Lund en Suède, le centre de traitement des données sera localisé à Copenhague au Danemark. Ceci est le résultat d’une volonté commune de la part des acteurs régionaux avec le soutien national ainsi que des pays partenaires européens, dont la France.

Quels avantages votre entreprise en tire t’elle ?

La collaboration entre la Scanie et la région de Copenhague avec – le concept de cluster Medicon Valley – représente de nombreux avantages. Tout d’abord ceci a permis aux entreprises des deux côtés de la frontière/du pont d’accroître leurs échanges. Sur les dix dernières années, depuis l’ouverture du pont Öresundsbron, la Scanie est la région suédoise dont la croissance économique a été la plus forte. La promotion commune du cluster à l’international crée une attention accrue des acteurs internationaux, ce qui facilite l’attraction des talents de recherche et développement, des entreprises internationales souhaitant échanger ou s’établir dans la région. En bref, l’initiative Medicon Valley a contribué au bien être économique de la région.

Quels conseils donneriez vous à une entreprise souhaitant développer son écosystème d’innovation ?

Unissez vos forces avec vos partenaires, COLLABOREZ ! La clef de notre succès réside dans l’esprit collaboratif des Scandinaves, qui ont su établir un partenariat fructueux, avec un leadership partagé dans lequel chaque acteur est valorisé avec ses différences.

Avez vous un site web présentant l’innovation dans votre entreprise / l’écosystème d’innovation dans votre entreprise.

Le site officiel de Medicon Valley peut être consulté : www.mediconvalley.com

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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 18:27


 
La Grande Passion de Bach avec Akadêmia
Salle comble hier soir pour Bach, l'ensemble vocal et instrumental Akadêmia sous la direction de Françoise Lasserre a offert sa répétition générale dans l'église Notre Dame des Trévoix à Troyes avant la Première qui aura lieu le 1er avril 2011 en l'église Saint-Roch à Paris et sera retransmise en direct de 20h05 à 23h sur Radio Classique.
texte publié le 31 mars 2011 dans Libération-Champagne. C'est un grand moment de musique que nous offre jeudi l'ensemble vocal régional Akadêmia sous la direction de Françoise Lasserre. La générale de la Passion selon Saint-Matthieu - la « grande » passion de Johann Sebastian Bach -, œuvre maîtresse de la saison 2011 d'Akadêmia, que l'ensemble exécutera en l'église Notre-Dame-des-Trévois.L'an passé, l'ensemble vocal régional avait offert au public troyen la générale de la Trauer Ode, accompagnée d'autres très belles cantates de J.-S. Bach, lors d'un concert mémorable.La Passion qui nous est promise jeudi marque une étape déterminante dans le parcours de la formation dirigée dès l'origine par Françoise Lasserre. En plus de vingt années de travail, l'ensemble a atteint la maturité nécessaire à aborder cette œuvre majeure du répertoire, l'une des plus complexes de Bach, créée et donnée lors de son séjour à Leipzig, en 1727. Bach a alors « atteint toute sa puissance créatrice ». Cette passion est d'une « extraordinaire maîtrise, alternant savamment récits de l'Évangile, chorals témoins de la foi luthérienne, grands ensembles à l'architecture complexe et commentaires poétiques. »Chœurs, récitatifs et sublimes arias se succéderont lors de plus de trois heures d'une rare intensité musicale. Notamment parce que l'œuvre théâtralise la Passion, autour des rôles du Christ et de l'évangéliste narrateur. À Troyes avant les grands festivals estivaux… Pour les privilégiés qui seront là, goûtant les excellents chanteurs invités par Françoise Lasserre - Christian Immler (le Christ), Jan Kobow (l'évangéliste), les sopranos Celine Sheen et Cécile Kempenaers, etc. -, ce sera l'occasion de goûter une œuvre révolutionnaire qui, à son époque, dépassait tout ce que la musique sacrée avait produit jusqu'alors.Après un siècle d'éclipse, elle a été exhumée et ressuscitée par Felix Mendelssohn et donnée en décembre 1829. Et elle est depuis considérée comme le sommet absolu de la musique sacrée. Si difficile à maîtriser qu'elle reste rare, cependant, en France. C'est dire la chance qui est offerte aux Troyens de la découvrir en avant-première avant qu'elle ne soit donnée dans les grands festivals estivaux. Festival de musique baroque de Lyon (avril), Flâneries musicales de Reims en juin et Festival de La Chaise-Dieu en août…- « La Passion selon Saint-Mathieu », Jean-Sébastien Bach, jeudi 31 mars, à 20 h, église Notre-Dame-des-Trévois.Entrée libre.
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 08:20


15 mars-30 avril 2011 exposition sur Gaston Cheq et la révolte des vignerons auboirs en 1911 à la Médiathèque de Bar sur Aube.
Avec un film amateur d'époque et divers documents dont la carte d'adhérent au Parti socialiste de Gaston Cheq.

15th March - 30th April 2011 Exhibition about Gaston Cheq, the leader of the Champagne producers riot in 1911.
Par deslilas10 - Publié dans : Culture
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