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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 09:37

Trois gagnants apparents  pour ce premier tour:

Sarkozy qui conforte une droite sûre d'elle même et dominatrice, qui a rompu avec l'idéologie gaulliste du rassemblement du peuple français en dehors des partis.

Ségolène Royal qui efface le camouflet de la gauche le 21 avril 2002 et  se qualifie pour le second tour à partir d'une plate-forme présidentielle social-démocrate.

F. Bayrou qui attire vers lui 18% des électeurs qui ne se retrouvent pas dans la bipolarisation imposée par la Constitution de la 5ème République.

Le vote "utile" a fonctionné à plein aussi bien à gauche qu'à droite avec une participation en très forte hausse. Dans une situation d'incertitude pour la qualification au second tour, tous ceux qui voulaient qu'une candidate ou un candidat soit présent ont voté en ce sens.

Les commentaires sur le pathétique des résultats des "petits candidats" n'ont aucun sens dans un climat de bipolarisation aussi intense. Leurs résultats ne correspondent pas au poids de leur influence réelle dans le pays.


L'interrogation pour le résultat du second tour tourne autour du comportement - non pas seulement des électeurs de F. Bayrou- mais de tous ceux qui n'ont pas fait le choix direct de S. Royal ou N. Sarkozy.
Et la les modèles prédictifs ne fonctionnent plus. ( les sondages du premier tour avaient ainsi compté deux fois l'électorat lepéniste qui votait directement pour Sarkozy : chez celui ci et dans les prévisions pour Le Pen en appliquant des coefficients de redressement inspirés des comportements antérieurs).
Bien malin qui peut dire ce qui va se passer.
Il n'y a pas d'un côté une dynamique ( autour de Sarkozy) opposée à une gauche très affaiblie sans réserve.
Il y a près de 40% d'électeurs dont le premier choix ne sera pas présent au second tour, ils devront faire leur choix en leur âme et conscience à partir de ce qu'ils espéraient et les programmes et personnalités des deux derniers candidats. Les mécanismes de rejet et d'attraction vont  être déterminants au-delà des arrangements de cuisine électorale dont se délectent les commentateurs des médias.

Choix entre une droite dure et provocatrice et une gauche de plus en plus social-démocrate.
Tout est ouvert.

PS: le vote des français résidents dans les pays nordiques et scandinaves sont plutôt révélateurs. En Finlande, S. Royal arrive en tête suivie par F. Bayrou qui devance N. Sarkozy !

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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 12:55

Parti Socialiste - Changer la Vie (1977)

Composée en 1977 par le musicien/politicien grec Mikis Théodorakis, cette hymne du parti sera abandonnée par Mitterrand en 1981, qui la juge trop peu solennelle. "Prendre la parole / Décider nous-mêmes / Libérer nos vies des chaînes de l'argent / Écrire notre histoire à la première personne / Être enfin des hommes et non des instruments". Des paroles idéalistes, des chœurs qui sonnent très armée rouge, mais au final une chanson qui provoque une forte adhésion mélodique et - pourquoi pas ? - idéologique. A l'époque, les socialistes n'avaient pas encore goûté au pouvoir. Aujourd'hui, cela sonnera bien amer à plus d'un politico-croyant. 4 points sur 5.

à retrouver sur le blog www.fluctuat.net à la rubrique Chansons de campagne.

http://www.fluctuat.net/3118-Chansons-de-campagne

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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 10:17

www.oulala.net/Portail/IMG/07_04_14_Serge.Portelli.Ruptures.FRENCH.pdf

Qui a bien pu intervenir auprès de l'éditeur pour empêcher la publication d'un livre de Serge Portelli ?

Qui pouvait être gêné par le constat effectué par ce magistrat ?

Pour en avoir une idée vous pouvez consulter l'ouvrage en version pdf en cliquant sur le lien

www.oulala.net/Portail/IMG/07_04_14_Serge.Portelli.Ruptures.FRENCH.pdf

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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /Avr /2007 14:00

L'article du jour "Je m'étonne"

Je m'étonne

Je m’étonne. Décidément je m’étonnerai toujours… du coup pourtant si prévisible. Si ancien. Si longtemps mijoté au fond d'amers cerveaux en embuscade. Inguérissables traversées de déserts. Rancœurs obstinées. Entêtements vengeurs. Vengeance qui doit frapper jusqu’à la descendance, jusqu’aux fils, jusqu’à la fille, même symbolique. Vouloir avoir eu raison. Vouloir avoir encore raison. Même au mauvais moment, au pire moment. Quitte à engloutir tout le royaume. Périr avec, mais avoir eu raison. Avoir raison, quitte à avoir grand tort. Shakespeare…

Vous souvenez-vous ? Peut-être, pour certains, êtes-vous trop jeunes, mais d’autres se souviendront que lors de la déclaration de candidature de Michel Rocard à l’élection présidentielle, le 19 octobre 1980, Gilles Martinet publia une lettre ouverte et solennelle à François Mitterrand pour lui demander de ne plus se présenter ! Oui, on en était là, cela allait jusque-là …
La lettre disait quelque chose comme ça «François Mitterrand est trop vieux, il va faire perdre la gauche. Il n'a aucune chance. Son heure est passée. C'est le moment de Rocard. Du recentrage. Qu’il renonce. La France lui sera reconnaissante de ce sacrifice... etc.»
Nous fûmes nombreux à l'époque à nous indigner de ce que nous considérions être un coup de grâce. Bien craintifs et affolés nous étions. Imperturbable, Mitterrand se déclara candidat le 8 novembre 1980, et il arriva ce qu’il arriva.
La lettre en question fût-elle publiée dans le Nouvel Obs ou dans le Matin de Paris, je ne le sais plus. Mais je cherche cette archive. J'aurais aimé retrouver cette lettre et que nous la fassions connaître, car ne pensez-vous pas qu'il faille parfois rafraîchir les mémoires et rappeler que, malgré tout le respect qu'on lui doit, Michel Rocard et ses amis sont coutumiers de la manœuvre ?

Je ne peux pas m'empêcher de lire cet incroyable à contre-temps comme un dernier jet de bile amère lancé vers l'ombre de Mitterrand.
Je m’énerve, je m’énerve et heureusement je tombe sur l’éditorial de Jean Daniel. Lisez-le, vous verrez, il dit et raconte, bien, bien mieux que moi, l’origine de toute cette histoire.
Et aussi –me dit-on– ce sont les ancêtres de François Bayrou qui ont fait tomber Pierre Mendès France.

Tout autre chose… Ce matin, à la radio, une voix me raconte:
À Blacksburg, la petite ville où se trouve Virginia Tech University, une femme est assise seule sur un banc. Elle arbore les couleurs de l’université et tient une petite pancarte qui dit : «Si vous voulez parler, je suis là.»

• Ariane Mnouchkine •

http://mnouchkine.blogs.liberation.fr

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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /Avr /2007 12:05

Nicolas Sarkozy : "La loi de 1905 est un monument"

Alors qu'il la proposait depuis 2004, Nicolas Sarkozy a renoncé à faire de la révision de la loi de 1905 un thème de campagne. Entretien avec "La Croix"

La Croix : Vous avez souhaité faire évoluer la pensée politique sur la laïcité et les cultes. Pensez-vous y être parvenu ?

Nicolas Sarkozy : Je le crois. Je défends la laïcité, qui est l’un des fondements de la République. Mais la laïcité, ce n’est pas le combat contre les religions. Le sentiment religieux est si important qu’il faut qu’on garantisse à chacun le droit de le vivre, de l’exprimer, et de le transmettre à ses enfants. Je m’élève contre une vision sectaire de la laïcité. La laïcité, c’est un principe d’ouverture, pas de fermeture. Devant la laïcité, tous nos compatriotes sont égaux. Ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas. La laïcité, c’est aussi la neutralité de l’État. Ce qui ne veut pas dire le désintérêt. L’État n’a pas de conviction religieuse mais il garantit à chacun l’expression de ses convictions.

Les religions, la laïcité, sont absents de cette campagne. Vous-même, après avoir abondamment évoqué ces thèmes depuis 2002, vous n’en parlez plus depuis plusieurs mois. Pourquoi ?

Je suis l’homme politique qui a le plus parlé de ces sujets. J’essaye d’expliquer que la République répond au temporel, et que la religion répond au questionnement spirituel. Il n’y a pas d’opposition entre les deux. Au fond, qu’est ce qu’un homme ou une femme qui croit ? C’est un homme ou une femme qui espère. Je ne vois pas en quoi le sentiment d’espérance est contradictoire avec le sentiment républicain. Si, dans nos quartiers, on évoquait un peu plus souvent le sens de la vie, si on disait aux jeunes que la vie est unique, fragile, qu’elle n’est pas un bien de consommation comme les autres, peut-être qu’on aurait alors moins de violence.

Si vous êtes élu, quelles suites donnerez-vous au rapport Machelon qui proposait de donner la possibilité aux communes de financer les lieux de culte ?

Je n’avancerai pas sur ce sujet tant qu’il n’y aura pas de consensus en la matière.

Vous renoncez donc à modifier la loi de 1905 ?

Oui. Je poursuivrai la discussion avec l’ensemble des religions. C’est un sujet sur lequel on ne peut avancer sans consensus.

Depuis 2004, vous répétez pourtant qu’un toilettage de la loi de 1905 est indispensable. Il n’y aura jamais de consensus sur un sujet aussi sensible !

C’est une raison de plus pour en parler. Au fond, je veux m’en tenir à quelques objectifs. Je souhaite que la République soit une République des droits réels et pas virtuels. À quoi cela sert-il de dire à nos compatriotes musulmans qu’ils ont les mêmes droits que les autres, s’ils sont obligés de prier dans des caves ou des garages ? Les problèmes de terrorisme, on les a dans les caves et les garages. Pas à la Grande Mosquée de Lyon ou de Paris ! Je veux également couper l’islam de France des influences étrangères, qu’il s’agisse du financement des lieux de culte ou de la formation des imams. Enfin, je veux aider les élus locaux à pouvoir répondre aux demandes des communautés présentes dans leurs villes.

Aucun de ces objectifs ne figure dans votre programme présidentiel

Dans mon livre sur les religions (1), j’ai livré des réflexions très personnelles. Comme candidat, je dois porter un projet pour la France. Ce n’est pas la même chose. Je peux avoir des convictions, des interrogations, une intuition. Mais comme candidat, je dois coller à la réalité du terrain. La France n’est pas une page blanche. La loi de 1905 est un monument. Avant d’y toucher, il faut faire très attention. Le code des communes, en revanche, pourrait permettre un certain nombre d’aménagements.

Vous avez apporté, en février, votre soutien à l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, poursuivi après la publication de caricatures du prophète Mohammed. Vous avez donc choisi d’assumer l’héritage chiraquien et d’inscrire votre campagne dans la défense de la laïcité ?

La laïcité n’est pas l’apanage de Jacques Chirac. Je préfère un excès de caricature à pas assez de caricature. La laïcité, c’est la liberté. En soutenant Charlie Hebdo, je soutenais la liberté.

La mise en place du CFCM a été très critiquée. Doit-il évoluer ?

On dit que les grandes religions de France doivent dialoguer avec l’État. Or, comment dialogue-t-on avec une religion, la deuxième de France, si elle n’a pas de représentants ? Il n’y a pas un candidat qui supprimera le CFCM. Plus personne ne critique aujourd’hui la présence de l’UOIF, qui a réalisé un gros travail. Le CFCM tel qu’il existe aujourd’hui est une institution incontournable.

Seriez-vous favorable à l’instauration de jours fériés pour des fêtes religieuses juives ou musulmanes ?

Il faut faire attention à ne pas ouvrir la boîte de Pandore.

Doit-on enseigner le fait religieux à l’école ?

Je suis favorable à l’enseignement de l’histoire des grandes religions. À la différence de Régis Debray, je ne suis pas pour la lecture et le commentaire des textes sacrés à l’école. Le commentaire est subjectif, on entrerait dans une nouvelle guerre de religion. En revanche, j’estime qu’il est plus important de connaître les grandes dates des grandes religions monothéistes que de connaître les divinités grecques !

Vous dites souvent qu’il ne faut pas cantonner les Églises aux seules questions spirituelles… Pour vous, on ne peut donc pas cantonner la religion à la sphère privée ?

Vous ne pouvez pas cantonner l’aspect religieux au seul aspect cultuel. À Kippour, des juifs vont à la synagogue sans être croyants. Être juif, ce n’est pas seulement cultuel, c’est aussi culturel. Beaucoup de musulmans ne sont pas pratiquants et ont reçu l’islam comme une culture. Et qu’est-ce que la sphère privée ? Quand Jacques Chirac va à la messe à Brégançon (Var), le fait-il à titre privé ou public ?

Cela vous arrive aussi…

Oui, j’aime aller parfois à l’église en famille. Il s’agit pour moi d’une démarche culturelle, identitaire. Ça me rappelle des souvenirs. Même si je suis parfois déçu par la qualité des homélies.

Les Églises ont-elles un rôle à jouer dans le débat public ?

Oui. Et je regrette l’absence de grandes voix chrétiennes. Des intellectuels engagés comme André Frossard ou Jean Guitton ont apporté beaucoup au débat public. Ces voix manquent, même si les évêques s’expriment. Je reconnais une légitimité aux évêques de France pour prendre la parole, comme ils l’ont fait à propos de la loi sur l’immigration choisie. Quand je vais en Corse, je vais voir l’évêque. Dans cette île où l’on a tant de mal à se parler, à combattre la violence, les Églises sont parfois les derniers lieux de rencontre et d’apaisement…

Vous comptez sur les religions pour tisser du lien social ?

Je ne compte pas sur les religions. Je dis que les religions peuvent être un élément du lien social.

Le renouveau religieux peut-il dériver vers un repli identitaire ?

Il faut l’éviter. Pourquoi ai-je défendu l’identité nationale ? Parce que quand la nation est faible, on se tourne vers sa communauté. Et pourquoi ai-je défendu les grandes religions ? Car si elles sont faibles, on se tourne vers les sectes. Il y a un lien entre le sentiment national qui s’affaiblit et la montée du communautarisme.

Quel est l’apport du christianisme dans l’identité nationale ?

La France, c’est deux mille ans de chrétienté, intégrés à la morale laïque. François Mitterrand l’avait compris en mettant sur son affiche de campagne une église. Personne n’avait dit alors qu’il s’agissait d’une entorse à la laïcité. La France est couverte d’églises. La religion catholique est l’un des fondements de l’identité française. Mais l’identité, ce n’est pas une notion figée. Elle se construit par strates successives. La France est une synthèse.

Recueilli par Laurent de BOISSIEU, Solenn de ROYER, Michel KUBLER et Céline ROUDEN

(1) La République, les religions, l’espérance, entretien avec Thibaud Collin et Dominique Verdin, Cerf, 2004.

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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 08:26
Point de vue
Un peu de pudeur, M. Sarkozy, par Jean-Noël Jeanneney
LE MONDE | 17.04.07 | 13h31  •  Mis à jour le 17.04.07 | 17h39


'abord on fut surpris. Ensuite on s'est borné à sourire. Mais voilà qu'à la longue on est contraint de dire que la façon dont Nicolas Sarkozy revendique, de discours en discours, les figures historiques de la gauche au service de sa cause heurte à la fois le bon sens, la mémoire et la probité. Voltaire, Saint-Just, Carnot, Gambetta, Jules Ferry, Clemenceau, Jaurès, Salengro, Léon Blum... Holà ! Cette captation d'héritage ne pourrait se fonder, non sans forfanterie, que sur la capacité d'oubli de ses concitoyens : celle-ci n'est pas infinie.

 

Voltaire ? Ce sont les conservateurs de son temps, les tenants de l'ordre établi que bousculèrent infatigablement ses combats. Saint-Just ? C'est la droite qui a stigmatisé pendant plus d'un siècle après son exécution par la réaction thermidorienne l'espoir qu'il avait incarné d'apporter au peuple ce bonheur qui devait être une "idée neuve" en Europe. Lazare Carnot ? C'est la droite qui, après 1815 et le retour des émigrés, a contraint l'organisateur de la victoire à la misère de l'exil. Gambetta ? C'est la droite monarchiste qui a tout fait, avant et après le 16 mai 1877, pour refouler celui qui portait si haut les aspirations d'une République rénovée.

Jules Ferry ? C'est la droite cléricale qui s'en prit de toute son énergie à l'école laïque, gratuite et obligatoire qu'il légua à la France. Clemenceau ? C'est la droite qui, en l'abreuvant d'injures et de mensonges, après Panama, l'a chassé de l'arène politique puis l'a violemment dénoncé dans son combat pour Dreyfus. Jean Jaurès ? C'est la droite qui n'a pas cessé, jusqu'à son assassinat en 1914, de le moquer comme utopiste, de le détester comme défenseur du monde ouvrier, de le clouer au pilori comme naufrageur de la défense nationale. Salengro ? C'est de la droite et de sa presse que sont parties les calomnies infâmes qui l'ont poussé au suicide, en 1936. Léon Blum ? C'est de la droite qu'a jailli, quand il s'est approché du pouvoir, avec le Front populaire, un flot de haine dont la virulence a resurgi sous Vichy lors du procès de Riom fomenté par Pétain.

Qu'on m'entende bien : je ne rends pas Nicolas Sarkozy et les siens, ce serait absurde, personnellement comptables de tout cela. Mais leur famille politique ne peut pas, au nom de je ne sais quelle rupture soudaine dans le mouvement de l'histoire, prétendre en abolir ni les réflexes ni l'héritage, puisque ce sont ceux-ci qui l'ont définie dans la longue durée.

On peut se demander, à la réflexion, s'il ne faudrait pas considérer cette prétention du candidat de la droite à s'inscrire dans la lignée de grands personnages de la gauche comme le fruit d'une contrition cachée. C'est peut-être l'aveu d'une gêne secrète devant une évidence : depuis deux siècles, cette droite dont M. Sarkozy est le descendant et l'actuel porte-parole n'a pas cessé de freiner les évolutions du progrès avant de se trouver contrainte, par l'évolution des esprits et par le jeu des forces sociales, à se convertir, en vagues successives, à une partie des principes que les hautes figures dont il est question ont incarnés dans le passé, parfois jusqu'au martyre.

Quoi qu'il en soit, quelque pudeur ne serait pas malvenue de la part d'un homme qui attend, si on le comprend bien, que les leaders de la gauche soient morts pour les aimer à titre posthume. Ségolène Royal est heureusement bien vivante.


Jean-Noël Jeanneney, historien, est ancien secrétaire d'Etat.

 


Article paru dans l'édition du 18.04.07
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /Avr /2007 08:08
Ecoutez la chanson de campagne-Aux arbres citoyens-Yannick Noah

www.dailymotion.com/video/x164ap_aux-arbres-citoyens 


 

 

Le ciment dans les plaines
Coule jusqu'aux montagnes
Poison dans les fontaines,
Dans nos campagnes

De cyclones en rafales
Notre histoire prend l'eau
Reste notre idéal
"Faire les beaux"

S'acheter de l'air en barre
Remplir la balance :
Quelques pétrodollars
Contre l'existence

De l'équateur aux pôles,
Ce poids sur nos épaulees
De squatters éphémers...
Maintenant c'est plus drôle

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain !

Aux arbres citoyens
Quelques baffes à prendre
La veille est pour demain
Des baffes à rendre

Faire tenir debour
Une armée de roseaux
Plus personne à genoux
Fait passer le mot

C'est vrai la terre est ronde
Mais qui viendra nous dire
Qu'elle l'est pour tout le monde...
Et les autres à venir...

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain !

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on s'oppose
Un monde pour demain !


plus le remps de savoir à qui la faute
De compter la chance ou les autres
Maintenant on se bat
Avec toi moi j'y crois

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain !

 

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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /Avr /2007 07:46

La pauvreté à la hausse en Finlande

3 chercheurs finlandais ont mis en évidence pour l'Institut Gouvernemental Finlandais de Recherche Economique VATT qu'après avoir baissé entre les années 70 et le début des années 90, la pauvreté relative est repartie à la hausse depuis, et qu'elle s'accélère dans les familles avec de jeunes enfants.

Un effet de la mise en oeuvre du libéralisme économique dans ce pays.


Pour en savoir plus

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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /Avr /2007 13:30

Europeans support Royal for president

By John Thornhill in Paris

Published: April 15 2007 21:48 | Last updated: April 15 2007 21:48

Ségolène Royal, the Socialist party contender in the French presidential elections, has emerged as the preferred candidate of Europeans outside France, according to an FT/Harris poll.

Sixteen per cent of respondents in Germany, Italy, Spain and the UK considered that Ms Royal would be the best president for France, with 7 per cent opting for Nicolas Sarkozy, the contender from the centre-right UMP party.

 

Ms Royal proved most popular in Spain and Italy, which have left-wing governments. Ms Royal has made a point of courting the support of José Luis Rodríguez Zapatero, Spain’s socialist prime minister, who is to attend her final campaign rally in Toulouse on Thursday. The first round of voting will be held on Sunday.

Separately, 22 per cent of French respondents in the poll considered Ms Royal to be the best president just behind Mr Sarkozy, with 23 per cent.

French opinion polls published at the weekend focusing on voting intentions showed that Ms Royal might struggle to make it into the second round.

Le Parisien showed support for Ms Royal at 23 per cent, only just ahead of François Bayrou, the centrist UDF candidate, at 21 per cent. A growing number of senior Socialists are pressing for Ms Royal to consider a pact with Mr Bayrou, whom opinion polls show would have the best chance of defeating Mr Sarkozy in the second round.

Ms Royal has rejected these suggestions and yesterday called women to back her. “I need the women’s vote,” she said in Achicourt, northern France. Yet opinion polls show that women largely favour Mr Sarkozy.

The FT/Harris Interactive online poll questioned 5,526 adults in the five countries between March 28 and April 12.

Additional reporting by Peggy Hollinger in Paris

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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /Avr /2007 09:12

http://www.dailymotion.com/video/x1pf0m_ose-yannick-noah

Un clip de soutien à la candidature de Ségolène Royal.

Télécharger la Vidéo source (haute qualité) : http://www.segolene2007.com/media/ose.wmv

Presque rien, juste à part
Et venir plus près
D'autres liens d'autres voix
Au moins essayer
L'étincelle qu'on reçoit
Au premier regard
L'étincelle vient de toi
S'envole au hasard
Et peut tout changer

Alors... Ose, (ose) ose (Oooose)
Redonne à ta vie
Sa vraie valeur

Ose, ose

Redonne à ce monde

Toutes ses couleurs.

Presque rien, un silence
Qu'il faut écouter
Un chemin, une chance
Qu'on peut partager
Pas de doute, pas de peur
Tu peux avancer
Fais ta route
Il est l'heure
Tu dois essayer
Tu dois tout changer

Ose, (okisé séki now, now, now, now....)
Ose (okisé séki now, now, now, now....)
Redonne à ta vie
Sa vraie valeur
Ose, (okisé séki now, now, now, now....)
Ose (okisé séki now, now, now, now....)
Redonne à ce monde
Toutes ses couleurs.

(okisé séki now, now, now, now....) x2
Presque rien, une route, tu peux avancer
(okisé séki now, now, now, n ow....) x2
Presque rien, un regard, tu peux essayer

Tu peux tout changer

Alors...
Ose, (okisé séki now, now, now, now....)
Ose (okisé séki now, now, now, now....)
Redonne à ta vie
Sa vraie valeur
Ose, (okisé séki now, now, now, now....)
Ose (okisé séki now, now, now, now....)
Redonne à ce monde
Toutes ses couleurs.
Ose, (okisé séki now, now, now, now....)
Ose (okisé séki now, now, now, now....)
Redonne à ce monde
Toutes ses couleurs

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