Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 16:37
Léonard a une sensibilité de gauche
 
 
Léonard a dix ans et se pose un tas de questions, il voudrait comprendre ce que veut dire « être de gauche », savoir si « de droite » ça existe et si on a une plus belle vie quand on est « de gauche »... Heureusement, pour répondre à toutes ces questions, il y a Grand-Pierre.
Grand-Pierre qui bougonne un peu et s'emmêle les pinceaux mais permet à Léonard d'y voir plus clair. Grâce à lui, Léonard va comprendre ce que sont les goûts et les sensibilités, savoir enfin comment distinguer un poulet de gauche d'un poulet de droite et pourquoi la chantilly est résolument de gauche...
Un texte plein d'humour et de poésie, un dialogue tendre et truculent entre un grand-père et son petit fils, pour répondre aux grands "pourquoi" de la vie.
C'est à l'âge de 17 ans que Vincent Delerm fait ses premiers pas musicaux et apprend le piano en autodidacte.
Auteur, compositeur et interprète, il sort son premier album en 2002 intitulé Vincent Delerm qui remporte très vite la reconnaissance du public. En 2003, il est récompensé par la Victoire de la Musique de l'Album Révélation.
Suivront plusieurs albums dont Kensington square (2004), Les piqûres d'araignées (2006) et Quinze chansons (2008).
Toute son œuvre musicale est produite par le label tôt Ou tard.
Parallèlement à la chanson, Vincent Delerm a écrit pour le théâtre, il a publié en 2004 Le fait d'habiter Bagnolet chez Actes Sud-Papiers et fait de la photographie (il publiera en novembre, au Seuil, un livre de photos et textes intitulé Probablement). Il prépare actuellement un spectacle théâtral et musical qui sera monté et joué tout le mois de décembre aux Bouffes du Nord à Paris avant de partir en tournée en France.
Léonard a une sensibilité de gauche est son premier livre-disque pour enfants publié par Actes Sud Junior et tôt Ou tard, dans la collection «toto Ou tartare».
Par deslilas10 - Publié dans : Politique
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 15:53

La République contre son École

Sortie début novembre 2011
Certains, après la sortie de « Main basse sur l’école publique », n’ont pas voulu croire, au moins dans un premier temps, dans la radicalité des postulats et parti-pris idéologiques qui avaient présidé, comme nous le dénoncions alors, aux mesures initiées par Xavier Darcos. Puis la « fusée des réformes » a décollé, et les yeux de nombreux citoyens, au-delà même de la communauté éducative, ont été décillés. Les atteintes graves au service public d’éducation se sont succédées à un rythme infernal, de la suppression annoncée de la carte scolaire à une survie  problématique des IUFM et des maternelles, de la confirmation, pour les communes, d’une obligation de chèque-éducation au bénéfice des établissements privés, au plan banlieue encourageant la création de nouvelles écoles privées catholiques, en passant, bien sûr, par des suppressions de postes d’enseignants (dont les RASED) planifiées sur au moins deux années, par dizaine de milliers, entraînant, ici, des suppressions de classes et même d’écoles, là, l’explosion des effectifs par classes, pour le public.

 Une vigilance démocratique s’est fait jour au fil de l’automne 2008, authentique réveil citoyen, soucieux de voir survivre l’idéal républicain d’une école publique, gratuite et laïque. Des parents d’élèves s’inquiètent ainsi de ce qui apparaît a minima, comme un désinvestissement des pouvoirs publics, de sa mission éducative, pourtant inscrite dans la Constitution. Certains s’interrogent avec acuité : « Aujourd’hui,  nous pouvons légitimement nous poser la question: l’Etat a-t-il toujours les mêmes ambitions en ce qui concerne l’instruction de ses citoyens et l’intérêt commun de la société portés par un  service public d’éducation de qualité  soutenu par une volonté politique forte? »

 Réveil significatif d’une prise de conscience nouvelle et qui se généralise, du fait que les coups portés à l’institution-Ecole font partie d’un plan d’ensemble dont la perspective et les fins non seulement, ne sont pas portées au débat public, mais sont tout bonnement occultées. Prise de conscience d’autant plus inquiète, que, comme nous l’avons déjà pointé du doigt, plus personne aujourd’hui, ne pose plus sur la table, une question public-privé prétendument dépassée.

 A l’heure d’une rigueur inégalée, qui pour reprendre l’expression d’observateurs,  s’est aujourd’hui « attaqué à l’os » du service public d’éducation, jamais dans le même temps, l’Etat n’avait autant organisé la concurrence de son propre service public.

 Ainsi, dans le même temps,  la multiplication des offrandes qui tombent ces dernières années du ciel gouvernemental dans l’escarcelle de l’enseignement catholique, loin de figurer quelque miracle, quelque effet d’aubaine aux avantages inespérés, sont les manifestations d’une complicité structurelle, assortie d’avantages calculés.

 Loin de nous l’idée d’emprunter le tortueux chemin des théories du complot et autres conspirations occultes. En revanche, notre thèse, qu’un grand nombre de faits et de constats confirment, affirme clairement que la politique actuellement menée rue de Grenelle, relève d’un vrai projet politique assumé, non dévoilé comme tel, pour la simple et bonne raison que l’opinion ne l’accepterait pas.

 Cette attaque en règle se déploie en effet dans une stratégie plus élaborée, portée par une volonté politique, aujourd’hui assumée par l’Etat, de faire de la liberté de l’enseignement catholique, en concurrence frontale avec l’éducation dite nationale, le cheval de bataille exclusif du gouvernement.

  « Je vous propose enfin que nous n’ayons plus peur d’afficher notre attachement à la liberté de l’enseignement et que nous permettions à tous les parents qui le souhaitent, dans le respect des équilibres chèrement acquis, d’inscrire leurs enfants dans un établissement privé sous contrat »… Telle était la teneur de l’un des discours de campagne prononcé à Angers, le 1er décembre 2006 par le futur président de la République Nicolas Sarkozy. Démarche inhabituelle, d’un Etat qui anticipe et promeut le « libre choix des familles » pour financer, avec un surcoût certain non embarrassé de rigueur budgétaire, la concurrence du service public qu’il a l’obligation de maintenir. La suppression de la carte scolaire couplée avec l’affrontement du privé, fait ainsi du « choix des parents », la première variable d’ajustement d’une régulation par le marché.

 Ainsi, le surdimensionnement et le financement du privé par la puissance publique, incitent aujourd’hui, les libéraux et les cléricaux à s’allier pour faire dériver l’Institution éducation vers une logique de service, qui met en concurrence public et privé, afin de mieux installer la formation dans une logique consumériste.

 Ces instrumentalisations du « libre choix », à en croire l’Evêque d’Angoulême Monseigneur Dagens qui s’exprimait avant l’élection présidentielle de 2007, marquent « un moment décisif pour l’enseignement catholique ».

 Dans cette note de 2006, il mettait en garde contre « les logiques extérieures » : « L’enseignement catholique en France, en ce début du XXIè siècle, se trouve, sinon à un tournant, du moins à un moment décisif.  Il est appelé à manifester, de l’intérieur de lui-même, son caractère spécifique, et dans la société et dans l’Eglise. Sous peine de perdre son caractère spécifique, et de se laisser détourner, pour ne pas dire « dénaturer », soit par des logiques extérieures à lui-même, des logiques d’utilité sociale ou d’influence sociale, soit par des logiques plus ou moins cachées de privatisation. »

 Avant même l’épisode du Latran, première entorse à la laïcité[1] du nouveau Président de la République Nicolas Sarkozy, ce dernier recevait, en sa première rentrée scolaire, le vendredi 7 septembre 2007, le secrétaire général de l’enseignement catholique Eric Mirieu de Labarre. Qui ne semblait pas craindre quant à lui, de se « laisser détourner ». Loin s’en faut…« En ressortant de l’Elysée, relate Mirieu De Labarre, on s’est dit : « Cette fois, ça y est ! Il va nous aider ». Simplement, on ne savait pas encore quelle forme ça prendrait » …«Nous sommes décomplexés»[2]. Le président de la République, ainsi que le rapporte le communiqué de l’enseignement catholique, diffusé quatre jours plus tard, «  a indiqué qu’il soutiendrait tout particulièrement les projets d’ouvertures de structures éducatives et pédagogiques dont l’objectif est d’améliorer l’égalité des chances. Puis, il a manifesté sa confiance au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, pour travailler avec l’enseignement catholique dans ce sens. »[3]

 Les actes politiques sont allés depuis, bien au-delà de ces promesses affichées, savamment dissimulés aux yeux de l’opinion derrière le paravent d’une nécessaire « parité ».

 Ainsi le démantèlement de l’école publique est-il bien en route, conformément à la doxa libérale affichée. Mais le grand œuvre des gouvernements successifs de Nicolas Sarkozy, réside bien au-delà dans une grande idée, annoncée par le Medef dès…. en la personne de Denis Kessel : casser la République sociale née du Conseil National de la Résistance. La finalité dernière de ces manœuvres, n’est rien moins que de casser l’école issue du Conseil National de la Résistance. Cette école, qui est un maillon essentiel de reproduction et de transmission des valeurs, de cette République sociale. A travers l’école, n’est-ce pas cette République laïque et sociale que l’on ne veut plus voir perdurer ?


[1] Claude Lelièvre et Christian Nique, L’école des présidents. Odile Jacob, 1995, page 47 : « Ni l’Église en tant que telle ni aucune association nationale, avait précisé M. Debré lors de la phase de préparation, ne peut être le partenaire du ministère de l’Éducation ; la coopération se fera donc à l’intérieur d’un service public pluraliste grâce à des contrats passés avec les établissements. ».

[2] Médiapart le 21 mars 2008 Le gouvernement va aider l’école privée en banlieue Par Mathilde Mathieu

[3] Secrétariat général de l’enseignement catholique, communiqué du 11 septembre 2007.

http://www.facebook.com/#!/pages/La-R%C3%A9publique-contre-son-%C3%89cole/177504315658264

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 14:11

 





Le lavoir de Radonvilliers (photo du haut) a été réceptionné par le conseil municipal le 5 février 1847 selon les Archives départementales série O.

Un lavoir "jumeau" ( photo du bas) sera construit et réceptionné quelques années plus tard à Lévigny. Réceptionné le 8 mai 1855 par le maire M. Joffrin, réalisé par M. Nicolas Piat sous la conduite de M. Girardin, architecte à Bar sur Aube (information de Dany Peuchot dans "L'Aube des lavoirs")

This Radonvilliers wash house ( upper pic) was built and accepted by the city council on the 5th February 1847.
A twin wash house (lower pic) was built some years after for the village Lévigny near Bar sur Aube.

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 10:03

 

Charles Dutreix, une rue et une école à Troyes.
Et un médaillon sur son monument funéraire, voir le blog "Toits, Toi, mon Troyes".

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Né le 10 février 1848 à Bar-sur-Aube (Aube), mort le 28 novembre 1899 à Troyes (Aube).

Député de l'Aube de 1893 à 1899.

Charles Dutreix était manufacturier à Troyes, où il avait fondé une très importante fabrique de bonneterie. Il n'avait pas limité son activité à cette seule branche industrielle car il présidait aussi aux destinées d'une Société coopérative d'alimentation, était directeur de la Caisse d'épargne de Troyes et, depuis 1887, présidait une Société de secours mutuels dont les affiliés étaient nombreux. Il siégea en outre au Conseil des prud'hommes. Cette activité multiple dépeint tout l'homme et l'orientation générale de ses convictions. Si Charles Dutreix participa activement depuis 1887 à toutes les luttes électorales locales, il ne posa sa candidature à la Chambre des Députés, qu'aux élections générales législatives des 20 août et 3 septembre 1893, dans la deuxième circonscription de Troyes. En tête au premier tour de scrutin, avec 5.366 voix sur 11.621 votants, contre 4.619 au député sortant Rambourgt, il fut élu au scrutin de ballottage avec 6.425 suffrages contre 5.954 à Rambourgt, sur 12.529 votants. Au renouvellement de 1898, il fut réélu dès le premier tour de scrutin, le 8 mai, avec 6.505 voix sur 11.985 votants, contre 3.889 à Jacquinot et 1.381 à Corgeron.

Candidat radical - socialiste, il s'était présenté avec un programme très étudié, préconisant la souveraineté du peuple, la dénonciation du concordat et la suppression du budget des cultes, la création de l'impôt sur le capital et sur le revenu, l'établissement de Caisses de retraites pour les ouvriers urbains et ruraux, l'assistance publique, la nationalisation des chemins de fer et des mines.

A la Chambre, où il siégea avec les radicaux-socialistes, il fit partie de diverses Commissions spéciales, mais principalement de celle du travail (1894, 1898), dont il fut le vice-président en 1898, et de celle des économies administratives (1899).

Très intéressé par les questions ouvrières, son action au Parlement sera presque exclusivement orientée vers celles-ci dans un sens très social pour l'époque. Lors de son premier mandat il fut l'auteur, en 1894, d'une proposition de loi tendant a nommer une Commission de vingt-deux membres pour préparer un projet de loi tendant à substituer aux fêtes légales, des fêtes républicaines choisies parmi les dates les plus mémorables de la Révolution (le rapporteur nommé conclut au rejet) et d'une proposition de résolution concernant la dénonciation du concordat et la suppression du budget des cultes. La même année, mais pendant son second mandat que la mort abrégea si rapidement, outre une mesure d'intérêt local, reprenant une idée d'Edouard Vaillant, il déposa une proposition de loi tendant à créer un sous-secrétariat d'Etat au Travail au Ministère du Commerce, proposition encore prématurée puisque le premier Ministère du Travail vit le jour avec l'arrivée au pouvoir de Clemenceau, en octobre 1906 ; il fut aussi l'auteur d'une proposition tendant à réformer les Conseils de prud'hommes : jointe à une autre proposition il en rédigea le rapport ; la mort l'empêcha d'assister à la discussion de ces textes, que le Sénat ne renvoya à la Chambre que durant la législature de 1902-1906 et qui, en définitive, ne virent jamais le jour. Il avait déjà été, en 1896, le rapporteur, en tant que secrétaire-rapporteur de la Commission du travail, d'un premier projet et de diverses propositions précédemment adoptés par le Sénat, relatifs au Conseil de prud'hommes, mais qui ne parvinrent pas à aboutir à la Chambre. Il avait, de même, rapporté, sans succès, en 1897 la proposition d'Edouard Vaillant tendant à créer un Ministère du Travail, de l'Hygiène et de l'Assistance publique, proposition qu'il avait lui-même reprise l'année suivante et qui eut le même sort.

En matière budgétaire, ses interventions furent très nombreuses pour chaque exercice et toujours marquées par un esprit nettement axé vers la gauche. Il déposa souvent de nombreux amendements qui connurent des fortunes diverses. Il intervint régulièrement dans la discussion des budgets des exercices 1895 à 1899 à de nombreux titres : Affaires étrangères, Guerre, Marine, Commerce et Industrie, Intérieur, Colonies, Agriculture, Finances, demandant ici ou là une augmentation ou une diminution de crédit correspondant à l'orientation générale de son action vers l'équité et en faveur des faibles. Il prit la parole en 1893 à propos d'un projet de modification de la loi du 29 juillet 1881, dite loi Lisbonne, en 1894, sur le projet de loi, adopté par le Sénat, sur les Sociétés coopératives de production, crédit et consommation et les contrats de participation aux bénéfices, sur la proposition de loi de Marcel Sembat tendant à modifier la loi du 21 mars 1884 concernant la création des syndicats professionnels, et enfin à propos du projet de loi ouvrant un crédit de 65 millions de francs pour mener à bien l'expédition de Madagascar ; cette dernière intervention fut assez orageuse : il s'y montrait « adversaire résolu de toute expédition coloniale nouvelle, mais partisan d'une organisation rationnelle dans les colonies que nous possédons » ; il y demandait avec insistance que l'on « colonise » pour le plus grand bien de l'extension du commerce extérieur français ; cette opinion fut fraîchement accueillie. L'année suivante, en 1895, il prit la parole à propos de la réforme de l'impôt des. boissons et de la modification de la loi du 15 juillet 1889 sur le recrutement de l'armée ; en 1896 il se fit entendre sur la proposition de loi Audiffred sur les Sociétés de secours mutuel, ainsi qu'en 1897, lors de la reprise de la discussion. Il intervint aussi vigoureusement dans le débat instauré sur la durée du travail des femmes, filles mineures et enfants, bataillant ardemment pour que cette durée fût ramenée à dix heures par jour.

Toutefois en 1896, il s'intéressa aux crédits en vue de l'exposition universelle de Bruxelles, l'année suivante à la prorogation du privilège de la Banque de France et en 1898 à la réforme des patentes. Lors de son second mandat, la mort ne lui permit de monter à la tribune que deux fois, en 1898, à propos de la réforme du règlement de la Chambre et de la suppression des taxes d'octroi sur les boissons hygiéniques.

Entre temps, il s'était fait élire conseiller général de l'Aube pour le canton d'Estissac.

Encore présent à la Chambre le 16 novembre 1899, il demandait le 20 un congé et décédait prématurément à Troyes, le 28 novembre, à l'âge de 51 ans.

A la séance du jour même, Paul Deschanel, président de la Chambre, prononça avec éloquence son éloge funèbre, résumant admirablement son œuvre de parlementaire. « Il avait, dit-il, apporté ici les habitudes de travail, de précision et d'ordre contractées dans sa profession de manufacturier... Le nombre et l'importance des questions qu'il a abordées témoignent de son activité actuelle. Sociétés coopératives de production et sociétés de secours mutuels, travail des femmes dans les manufactures, syndicats professionnels, assistance des vieillards et institutions charitables, enseignement industriel et commercial, Conseils de prud'hommes, réformes fiscales et administratives, son esprit sans cesse en éveil s'attaquait aux problèmes les plus divers, et toujours pour mettre plus d'équité et d'humanité dans nos lois, pour alléger le poids de la vie si lourd aux faibles, pour rapprocher la République de l'idéal que son cœur avait conçu.

« On sentait dans son visage amaigri et déjà touché par le mal, dans ses yeux où luisait une sombre flamme, l'ardeur de convictions sincères, la passion de la justice, l'impatience des résultats. »

Charles Dutreix était un personnage à Troyes ; le maire de la ville, lui-même, procéda à la déclaration de son décès. Une rue et une école communale y portent son nom.

charles-dutreix.jpg

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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 17:09

Le rouleau compresseur de l'ultra-libéralisme est lancé.

La démocratie est en danger, les marchés financiers dictent leur loi, font et défont les gouvernements.

 

Ils sont en train de prendre le pouvoir directement : en Grèce c'est un ancien administrateur de la Banque Centrale Européenne qui devient premier ministre avec le soutien de l'extrême droite ; en Italie, c'est un ancien commissaire européen, un des chantres de l'ultralibéralisme et d'une construction européenne faite pour les actionnaires, contre les peuples !

Ne laissons pas ces rapaces tranquilles : ils veulent nous culpabiliser pour nous faire payer leurs dettes. Exigeons un audit citoyen de la dette publique. Allez donc signer, comme je viens de le faire, la pétition en cliquant ici. Déjà plus de 37 000 signatures.

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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 12:18

Dr Auguste Millard 1830-1915



En 1917, le conseil municipal de Troyes décida d'honorer la mémoire du médecin Auguste Millard, né en 1830 et mort en 1915 à Paris. Il donna son nom au groupe scolaire situé cours Jacquin.
Ce docteur en médecine, généreux donateur, était le fils d'un député de l'Aube, Jean Auguste Millard élu pour quelques mois en 1848.
Le docteur Auguste Millard a légué à Troyes :
une maison pour créer un dispensaire gratuit pour enfants malades;
100 000 F pour le fonctionnement du dispensaire;
80 000 francs pour l'organisation de colonies de vacances;
25 000 F pour la société des jardins ouvriers;
10 000 F pour le jardin ouvrier qui portera son nom;
150 000 F à la Caisse d'Epargne de Troyes pour des constructions ouvrières;
toute sa bibliothèque ainsi que celle de son père.
Il publie en 1915 quelques mois avant sa mort un livre "Souvenirs autobiographiques" qu'il dédicace à son ami d'enfance Alex Huguier Truelle fondateur des jardins ouvriers.



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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 18:08



Quelques angelots musiciens sur la façade occidentale de la cathédrale en cours de restauration.

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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 18:04







Superbe visite du chantier de restauration de la cathédrale organisée par l'association Sauvegarde et Avenir de Troyes sous la houlette de l'architecte en chef des monuments de France Eric Pallot le vendredi 4 novembre 2011.
Un très beau chantier et une opportunité rare pour voir d'aussi près le travail des artistes d'origine et des restaurateurs.

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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 10:36


Joseph Julien Jacquin 1802-1855

Délibération du Conseil municipal de Troyes en 1902 donnant le nom de "cours Jacquin" à une portion du boulevard Danton.

"Jacquin, Joseph, Julien est né dans le Jura, à Foncine le Haut, le 6 février 1802. Venu à Troyes vers 1825, il s'installa comme ouvrier horloger dans la maison occupée par l'ancienne chapellerie Démarche. Puis il devint constructeur de métiers pour la bonneterie, dans la propriété qui existe à l'angle du cours Danton, auprès de l'ancien cimetière de la Cathédrale. Après 1840, il inventa la première mailleuse à dents mobiles. Cette invention entraine un développement considérable de la bonneterie circulaire. Après le coup d'Etat, Jacquin quitta la ville de Troyes et se rendit à Bruxelles; il mourut à Paris le 24 janvier 1855."


Biographie exacte mais incomplète de ce génial ingénieur-entrepreneur qui fut aussi un militant républicain socialiste très actif à Troyes dans les années 1840.

(à suivre)
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 09:33

 







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Couleurs d'automne ce matin dans la vallée Suisse et autour du boulevard Gambetta.

Fall colors along the Gambetta boulevard and the "vallée Suisse" this morning.
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