Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 13:45


Le conte musical pour enfants "Antti Puuhaara" de Tapio Tuomela est joué actuellement à l'Opéra Bastille à Paris.

 

  antti-puuhaara.jpg

 

Depuis 2006, sous l’impulsion de Musicatreize, cinq contes musicaux ont vu le jour ; en
voici deux nouveaux : Antti Puuhaara et Un retour.

Mêlant chanteurs et musiciens, parfois
comédiens et danseurs, ces contes sont mis en scène, de façon légère et souple, avec
la simplicité du livre cher à nos souvenirs d’enfant. Chaque conte nous fait voyager dans
un univers bien particulier. Dès le départ, le projet a souhaité privilégier une relation
étroite entre écrivain, compositeur, metteur en scène et illustrateur, tous travaillant à l’élaboration
d’une oeuvre commune pour faire de chacun de ces spectacles un moment
unique et mystérieux.


Antti Puuhaara est un mélange de cycle choral et de mélodrame inspiré d’une légende
finlandaise. Les dialogues sont en français ; le choeur et les solistes chantent en finnois.
L’histoire raconte comment, à la fin de l’été, la forêt finlandaise perd ses couleurs chaudes
et mordorées pour se laisser engloutir par une ténébreuse obscurité. Nul doute que des
êtres incroyables l’habitent et la hantent. La forêt, jusqu’alors paisible, se fait mystérieuse,
fascinante et inquiétante. Antti Puuhaara se trouve à l’orée de cette forêt. Pour accomplir
son destin, il va devoir la traverser, aller et retour.
La fascinante musique de Tapio Tuomela semble sortie tout droit de ces forêts immémoriales:
c’est la forêt elle-même, jusqu’au moindre bourgeon, qui nous raconte cette histoire.
Pour faire exister cet univers magique et inquiétant, où se mêlent géants, devins,
fille-oiseau et sorcière, la scénographie s’est immédiatement portée sur le jeu mystérieux
des marionnettes et des ombres, si bien que le public lui-même est prisonnier du labyrinthe
de cette forêt.


Tapio Tuomela est né le 11 novembre 1958 à Helsinki. Il fait ses études musicales à l’académie
Sibelius, où il étudie le piano, la direction d’orchestre et la composition. Il complète ses études au
conservatoire de Lituanie, à Vilnius, de 1983 à 1985. Sa musique a été jouée dans de nombreux
festivals, ainsi que dans plusieurs orchestres, en Finlande, en France et en Allemagne.
Parallèlement, il poursuit une carrière de chef d’orchestre. Il a notamment dirigé l’Opéra national
de Finlande et l’Orchestre de musique de chambre Avanti !, de même que d’autres ensembles
contemporains, pour de nombreuses créations mondiales. En 2000, en hommage au treizième
anniversaire de Musicatreize, il compose Liekut ja Loitsut sur des extraits des contes traditionnels
finlandais, la Kantélétar et le Kalevala.
Depuis la création du Choeur contemporain d’Aix-en-Provence en 1978, puis de Musicatreize en
1987, Roland Hayrabedian n’a jamais cessé de susciter des créations et d’inventer des formations
originales avec ces deux ensembles. Formé à la direction d’orchestre, il consacre cependant une
grande part de son énergie à la voix, dirigeant des formations a cappella ou avec orchestre.
Dans ses concerts, il aborde un répertoire qui mêle la création contemporaine, les oeuvres-clés du
XXe siècle et les oeuvres classiques ou baroques. Il se fait particulièrement remarquer pour ses
interprétations et ses enregistrements des oeuvres de Maurice Ohana, et obtient de nombreux prix
discographiques. Attiré par la musique de scène, le théâtre musical et le ballet, il collabore
volontiers avec des metteurs en scène ou chorégraphes (Ariel Garcia Valdès, Pierre Barrat, Éric Ruf
ou Angelin Preljocaj…). En 2002, il est nommé directeur musical de l’orchestre des jeunes de la
Méditerranée. Il enseigne au CNR de Marseille.
Erik Söderblom est une figure majeure du théâtre musical finlandais. Il commence sa carrière
artistique par l’apprentissage du piano et du violoncelle, puis effectue des études de musicologie,
de philosophie et d’histoire de l’art à l’université d’Helsinki. À partir de 1983, il dirige l’Orchestre de
chambre d’Helsinki parallèlement à ses études à l’Académie de théâtre de Finlande à Helsinki.
Lorsqu’il obtient son diplôme de directeur, il met en scène théâtre musical et théâtre parlé, en
Finlande et à l’étranger. Il collabore régulièrement avec Tapio Tuomela et Lars Karlsson pour
l’Opéra national de Finlande. Depuis 2001, Erik Söderblom est professeur d’art dramatique à
l’Académie de théâtre de Finlande et enseigne le théâtre musical à l’Académie des arts de Turku.

 

 

 

Un livre CD est dispoible chez Actes-Sud

 

 

Antti Puuhaara
Musique de Tapio Tuomela
Textes de Tapio Tuomela et Erik Söderblom, illustrations de Hannu Väisänen
Direction musicale de Roland Hayrabedian, mise en scène d’Aurélie Hubeau
et Damien Caille Perret
B. P. 90038, 13633 ARLES CEDEX
TÉL. 04 90 49 56 84
FAX 04 90 96 95 25
LE MÉJAN,
PLACE NINA - BERBEROVA
& 18, RUE SÉGUIER 75006 PARIS
TÉL. 01 55 42 63 00
FAX 01 55 42 63 01

Par deslilas10 - Publié dans : Pays scandinaves et nordiques
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 14:28

 

 

Les charlatans par Napoléon-Ambroise Cottet





Napoléon-Ambroise Cottet (1802-1880) a publié dans l'Almanach démocratique de l'Aube 1852 un poëme que l'on ferait bien de lire à l'aube d'une année électorale pour apprécier les propos d'un prétendu sauveur à la voix aux accents germaniques (sic) :

"Pour nous mettre à l'abri des maux qu'on nous présage
Et nous guérir des maux acquis.
Le peuple s'il le veut, peut se sauver lui-même
Car la Fraternité est un baume suprême.
Aimons-nous, aidons-nous, nous deviendrons meilleurs.
Mais surtout, mes amis, gardons nous des sauveurs."

Cottet

 

Par deslilas10 - Publié dans : Politique
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 20:11

Trop c’est trop ! Les travailleurs européens luttent contre l’austérité et pour un avenir meilleur et plus équitable

La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient les actions organisées au niveau national par ses affiliés afin de lutter contre l’austérité et pour un avenir meilleur et plus équitable.

 

Plusieurs actions syndicales de premier plan, telles que des grèves, des manifestations et des rassemblements, sont menées à travers toute l’Europe. Les travailleurs européens s’opposent à la régression sociale et réclament la fin des mesures d’austérité.

Le 30 novembre, une grève du secteur public en faveur de la justice dans le domaine des pensions (Pensions Justice) est convoquée au Royaume-Uni et une grève sera organisée en Bulgarie afin de protester contre les attaques perpétrées contre les droits des travailleurs. Le même jour, la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP) a appelé à une journée d’action en faveur des services publics. Le 1er décembre, les syndicats grecs organiseront une grève générale contre les mesures d’austérité, et le 2 décembre, les syndicats belges défileront dans les rues de Bruxelles afin de dire non à l’austérité.

Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la CES, a déclaré : « Trop c’est trop ! L’avenir de l’Europe ne peut être basé sur l’austérité, l’insécurité et la régression sociale. Nous soutenons nos membres dans leurs actions au plan national et incitons vivement les dirigeants européens à cesser de se soumettre aux diktats des marchés financiers. L’Europe a besoin d’un changement de cap radical ».

Les actions syndicales continueront au-delà de ces dates. D’autres mobilisations contre l’austérité sont prévues dans les jours à venir en Hongrie, en Lituanie et en France et une journée d’action concernant ArcelorMittal a été annoncée par la Fédération européenne des métallurgistes (FEM).

Liste d’actions à travers l’Europe : http://www.etuc.org/a/9316

 

ENOUGH IS ENOUGH ! TROP C’EST TROP !

- 30 novembre Royaume-Uni Journée d’action du TUC. "Pension justice"

TUC "Pension justice" :http://pensionsjustice.org.uk/

En solidarité avec toutes les personnes impliquées dans cette journée d’action pour les "Pension justice", les travailleurs ce sont rejoint pour enregistrer "Travaillons ensemble". La vidéo et l’enregistrement peut être trouvé au : http://www.theworkers.org.uk/

- 30 novembre Europe Journée d’action FSESP – Services publics européens

EPSU : http://www.epsu.org/a/8161 et http://www.epsu.org/a/8178

- 30 novembre Bulgarie Manifestation contre le projet de reforme des droits des travailleurs

CITUB : http://knsb-bg.org/

PODKREPA : http://www.podkrepa.org/

 

ENOUGH IS ENOUGH ! TROP C’EST TROP !

La CES aux côtés de ses affiliés

Journées d’action syndicales novembre- décembre


- 24 novembre. Portugal : Grève générale contre l’austérité

UGT Portugal : http://www.ugt.pt/site/index.php?op...

CGTP-IN : http://grevegeral.net/


- 24 novembre Bulgarie Grève dans les chemins de fer

CITUB : http://knsb-bg.org/index.php?option...

PODKREPA : http://www.podkrepa.org/

- 26 novembre Irlande : Mobilisation contre l’austérité / Mobilisation pour l’emploi

Organisé par le Conseil de Dublin des syndicats et soutenue par le Congrès des syndicats irlandais : http://www.facebook.com/pages/Dubli...


- 30 novembre Royaume-Uni Journée d’action du TUC. “Pension justice »

TUC "Pension justice" :http://pensionsjustice.org.uk/

En solidarité avec toutes les personnes impliquées dans cette journée d’action pour les "Pension justice", les travailleurs ce sont rejoint pour enregistrer "Travaillons ensemble". La vidéo et l’enregistrement peut être trouvé au : http://www.theworkers.org.uk/

- 30 novembre Europe Journée d’action FSESP – Services publics européens

EPSU : http://www.epsu.org/a/8161

- 30 novembre Bulgarie Manifestation contre le projet de reforme des droits des travailleurs

CITUB : http://knsb-bg.org/

PODKREPA : http://www.podkrepa.org/

- 1er décembre Grèce Grève générale contre l’austérité GSEE : http://www.gsee.gr/

ADEDY : http://www.adedy.gr/adedy/site/home...


- 2 décembre Belgique Manifestation contre l’austérité

CSC : http://www.csc-en-ligne.be/Actualit...

Tract : http://www.csc-en-ligne.be/Images/P...

FGTB : http://www.fgtb.be/web/guest/news-f...

Tract : http://www.fgtb.be/web/guest/news-f...

CGSLB : http://www.cgslb.be/publications/do...

Tract : http://www.cgslb.be/uploads/media/t...

- 3 décembre Hongrie Manifestation des travailleurs des services publics

MSZOSZ : http://www.mszosz.hu/

ÉSZT : http://www.eszt.hu/

LIGA : http://www.liganet.hu/

SZEF : http://www.szef.hu/

- 7 décembre Europe Journée d’action ArcelorMittal

EMF : http://www.emf-fem.org/Areas-of-wor...

- 10 décembre Lituanie Journée d’action contre l’austérité

LDF : http://www.ldf.lt/

LPSK : http://www.lpsk.lt/

LDS

- 13 décembre France Journée d’action contre l’austérité

CFDT : http://www.cfdt.fr/rewrite/article/...

CGT : http://www.cgt.fr/CFDT-CGT-FSU-Soli...

UNSA : http://www.unsa.org/?communique-des...

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 09:31
     
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Je viens de découvrir après l'avoir lu en version originale que le livre que m'avait offert, il y a un mois, ma belle-soeur, finlandaise de naissance, vivant en Grande Bretagne, avait déja été traduit en français.
Une découverte moins tardive m'aurait permis sans doute une lecture moins laborieuse de cet  excellent livre qui m'a passionné en dépit de mon anglais scolaire.
Le Magazine littéraire en avait proposé une critique alléchante au mois d'avril.
Personnellement, j'ai été sensible aussi aux résonances actuelles des thèmes traités dans ce roman picaresque et à son humour parfois cruel. Dans sa dédicace postfacée le "laquais" Parrot fait un plaidoyer pour la démocratie qui a une triste résonance aujourd'hui.
"The great ignoramus will not be elected. The illiterate will never rule".
Belle profession de foi que nous partageons même si  G W Bush a été élu président des Etats-Unis et  Nicolas Sarkozy est président en France !

19/04/2011 | Critique publiée par le Magazine littéraire

Le maître australien, double lauréat du Man Booker Prize et prix du meilleur livre étranger en 2003 (La Véritable Histoire du gang Kelly), continue de sautiller insolemment de siècle en siècle et de continent en continent pour nous livrer cette relecture picaresque et philosophique du voyage d’Alexis de Tocqueville.

Olivier-Jean-Baptiste de Clarel de Garmont, comte de Barfleur, est français, fils d’ultraroyalistes normands, et «enfant de l’horrible guillotine». Parrot, anglais, fils d’imprimeur, se rêve artiste, mais, à la suite d’un déclassement, se retrouve à torcher les riches. C’est alors qu’Olivier, objet de méfiance pour les révolutionnaires comme pour les légitimistes, est envoyé aux États-Unis, officiellement comme ambassadeur pour y rédiger un mémoire sur les prisons américaines ; en fait, pour se préserver d’une nouvelle révolution tandis que s’élèvent les barricades de 1830. Parrot se voit dépêché à ses côtés en tant que secrétaire par la mère angoissée du jeune aristocrate. Voilà les deux narrateurs successifs du nouveau roman de Peter Carey embarqués pour le Nouveau Monde, loin de la vieille Europe. Là-bas, toujours liés l’un à l’autre par la présence d’un inquiétant marquis manchot, ils feront l’expérience de la démocratie naissante sur fond d’intrigues amoureuses, politiques et financières.

Le maître australien, double lauréat du Man Booker Prize et prix du meilleur livre étranger en 2003 (La Véritable Histoire du gang Kelly), continue de sautiller insolemment de siècle en siècle et de continent en continent pour nous livrer cette relecture picaresque et philosophique du voyage d’Alexis de Tocqueville. Mais, comme un avertissement, le romancier tue, avant son embarquement, Blacqueville, frère jumeau par la consonance du penseur politique et meilleur ami d’Olivier. Le lecteur devra y voir le présage d’une variation cynique du périple ayant donné naissance aux brillantes théories de l’historien sur l’évolution des démocraties. Cette équipée insolite d’un fils à maman «snob, splénétique et anxieux» et de son chaperon malicieux qui, malgré tout, «voudrait être Olivier» rejoue la comédie du maître et du valet, avec en filigrane les figures de Figaro, de Scapin, ou encore d’Arlequin.

Dès le début, la farce domine, soutenue par un récit alerte (où les accélérations narratives donnent souvent lieu à des situations quasi gaguesques) et un langage explosif mi-châtié mi-argotique – dichotomie renforcée par l’alternance des voix des deux héros antagonistes d’un chapitre à l’autre. S’il faut évoquer l’art pictural, comme nous y enjoint parfois Peter Carey par certaines références, nous dirons que, d’un tableau noble et tranquille de Gainsborough, nous basculons en une dizaine de lignes dans une bouffonnerie à la Vélasquez ou une caricature à la Daumier. Carey n’a en effet rien abandonné de son ton provocant et drôle qui lui vaut souvent tant les louanges de la critique que les rictus des bien-pensants. D’où le choix de cette utopie démocratique, cette «fleur magnifique», ce «petit fruit tendre mais [qui] vieillira mal», dont certains traitements ne sont pas sans rappeler les ironiques Lettres philosophiques de Voltaire ou la recherche de l’idéale transparence rousseauiste. Mais, contrairement à ses personnages désillusionnés par une culture au moins aussi décadente que celle qu’ils ont quittée, il faut espérer que tout espoir d’une société meilleure n’est pas vain. Car nous ne sommes qu’au début du XIXe siècle…

Noémie Sudre

Par deslilas10 - Publié dans : Culture
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 10:54

Hommage à Danielle Mitterrand à Auvers-sur-Oise

Maryam Radjavi : la Résistance iranienne partage la douleur profonde du peuple français

CNRI - En dernier hommage à Danielle Mitterrand et pour saluer les nobles valeurs qu’incarnait cette grande Dame, jeudi 24 novembre, une cérémonie funèbre a été organisée au siège du CNRI à Auvers-sur-Oise, dans le nord de Paris, en présence de Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne.

Cette cérémonie réunissait des amis et des collaborateurs de Danielle Mitterrand, notamment Michel Joli, le secrétaire général de la Fondation France Libertés, des personnalités comme Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, Anne-Marie Lizin ancienne présidente du sénat belge, Alain Vivien, ancien secrétaire d’Etat et président de la commission interministérielle de lutte contre les sectes, Jean-Pierre Béquet, maire d’Auvers-sur-Oise, Maurice Boscavert, maire de Taverny, Mgr Jacques Gaillot, l’ancien bâtonnier du Val d’Oise, Gilles Paruelle, ainsi que des membres et des présidents de commissions du CNRI ainsi que de nombreux Français et Iraniens.

Dans une brève allocution, Mme Radjavi a une fois de plus présenté ses condoléances à la famille de Danielle Mitterrand, aux responsables et au personnel de France Libertés et au peuple français. « Avec tous les habitants d’Achraf, et les membres de la Résistance iranienne je partage la douleur profonde du peuple français », a dit, peinée, Mme Radjavi avant d’ajouter : « Danielle appartient à la France, au monde entier et à l’humanité. En fait, elle n’était pas seulement la première Dame de France, mais la première Dame des droits de l’homme dans le monde »

« Dès 17 ans, notre chère Danielle a choisi d’entrer dans les rangs de la résistance française pour combattre les nazis et depuis elle n’a jamais cessé, et a été un grand soutien de François Mitterrand. A cause de sa positon, elle a connu, comme elle disait, les tapis rouges de ce monde, mais c’est avec tout ça qu’elle a compris qu’il fallait se battre de plus en plus en faveur des opprimées, des oubliés et des victimes de l’injustice. » « Cette conscience éveillée qui voulait, comme elle disait, témoigner de la dévastation du monde par le pouvoir et la richesse. Ce courage impressionnant qui a défié les puissances en faveur de la justice. Cette humanité généreuse et sage, et cet esprit révolté et impatient n’est pas mort. Elle continuera son combat. Elle était le vrai symbole de la liberté, l’égalité et la fraternité de la France. Oui, je la vois parmi les Français qui se dressent aux cotés des opprimés et parmi toutes les femmes et tous les hommes épris de liberté dans le monde. »

A de multiples reprises Danielle Mitterrand avait apporté son soutien à la résistance iranienne, et s’était rendu au siège du CNRI plusieurs fois à Auvers-sur-Oise. Sa présence le 20 juin 2003 devant ce site, trois jours après la rafle honteuse de la police française le 17 juin

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 novembre 2011

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 16:37
Léonard a une sensibilité de gauche
 
 
Léonard a dix ans et se pose un tas de questions, il voudrait comprendre ce que veut dire « être de gauche », savoir si « de droite » ça existe et si on a une plus belle vie quand on est « de gauche »... Heureusement, pour répondre à toutes ces questions, il y a Grand-Pierre.
Grand-Pierre qui bougonne un peu et s'emmêle les pinceaux mais permet à Léonard d'y voir plus clair. Grâce à lui, Léonard va comprendre ce que sont les goûts et les sensibilités, savoir enfin comment distinguer un poulet de gauche d'un poulet de droite et pourquoi la chantilly est résolument de gauche...
Un texte plein d'humour et de poésie, un dialogue tendre et truculent entre un grand-père et son petit fils, pour répondre aux grands "pourquoi" de la vie.
C'est à l'âge de 17 ans que Vincent Delerm fait ses premiers pas musicaux et apprend le piano en autodidacte.
Auteur, compositeur et interprète, il sort son premier album en 2002 intitulé Vincent Delerm qui remporte très vite la reconnaissance du public. En 2003, il est récompensé par la Victoire de la Musique de l'Album Révélation.
Suivront plusieurs albums dont Kensington square (2004), Les piqûres d'araignées (2006) et Quinze chansons (2008).
Toute son œuvre musicale est produite par le label tôt Ou tard.
Parallèlement à la chanson, Vincent Delerm a écrit pour le théâtre, il a publié en 2004 Le fait d'habiter Bagnolet chez Actes Sud-Papiers et fait de la photographie (il publiera en novembre, au Seuil, un livre de photos et textes intitulé Probablement). Il prépare actuellement un spectacle théâtral et musical qui sera monté et joué tout le mois de décembre aux Bouffes du Nord à Paris avant de partir en tournée en France.
Léonard a une sensibilité de gauche est son premier livre-disque pour enfants publié par Actes Sud Junior et tôt Ou tard, dans la collection «toto Ou tartare».
Par deslilas10 - Publié dans : Politique
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 15:53

La République contre son École

Sortie début novembre 2011
Certains, après la sortie de « Main basse sur l’école publique », n’ont pas voulu croire, au moins dans un premier temps, dans la radicalité des postulats et parti-pris idéologiques qui avaient présidé, comme nous le dénoncions alors, aux mesures initiées par Xavier Darcos. Puis la « fusée des réformes » a décollé, et les yeux de nombreux citoyens, au-delà même de la communauté éducative, ont été décillés. Les atteintes graves au service public d’éducation se sont succédées à un rythme infernal, de la suppression annoncée de la carte scolaire à une survie  problématique des IUFM et des maternelles, de la confirmation, pour les communes, d’une obligation de chèque-éducation au bénéfice des établissements privés, au plan banlieue encourageant la création de nouvelles écoles privées catholiques, en passant, bien sûr, par des suppressions de postes d’enseignants (dont les RASED) planifiées sur au moins deux années, par dizaine de milliers, entraînant, ici, des suppressions de classes et même d’écoles, là, l’explosion des effectifs par classes, pour le public.

 Une vigilance démocratique s’est fait jour au fil de l’automne 2008, authentique réveil citoyen, soucieux de voir survivre l’idéal républicain d’une école publique, gratuite et laïque. Des parents d’élèves s’inquiètent ainsi de ce qui apparaît a minima, comme un désinvestissement des pouvoirs publics, de sa mission éducative, pourtant inscrite dans la Constitution. Certains s’interrogent avec acuité : « Aujourd’hui,  nous pouvons légitimement nous poser la question: l’Etat a-t-il toujours les mêmes ambitions en ce qui concerne l’instruction de ses citoyens et l’intérêt commun de la société portés par un  service public d’éducation de qualité  soutenu par une volonté politique forte? »

 Réveil significatif d’une prise de conscience nouvelle et qui se généralise, du fait que les coups portés à l’institution-Ecole font partie d’un plan d’ensemble dont la perspective et les fins non seulement, ne sont pas portées au débat public, mais sont tout bonnement occultées. Prise de conscience d’autant plus inquiète, que, comme nous l’avons déjà pointé du doigt, plus personne aujourd’hui, ne pose plus sur la table, une question public-privé prétendument dépassée.

 A l’heure d’une rigueur inégalée, qui pour reprendre l’expression d’observateurs,  s’est aujourd’hui « attaqué à l’os » du service public d’éducation, jamais dans le même temps, l’Etat n’avait autant organisé la concurrence de son propre service public.

 Ainsi, dans le même temps,  la multiplication des offrandes qui tombent ces dernières années du ciel gouvernemental dans l’escarcelle de l’enseignement catholique, loin de figurer quelque miracle, quelque effet d’aubaine aux avantages inespérés, sont les manifestations d’une complicité structurelle, assortie d’avantages calculés.

 Loin de nous l’idée d’emprunter le tortueux chemin des théories du complot et autres conspirations occultes. En revanche, notre thèse, qu’un grand nombre de faits et de constats confirment, affirme clairement que la politique actuellement menée rue de Grenelle, relève d’un vrai projet politique assumé, non dévoilé comme tel, pour la simple et bonne raison que l’opinion ne l’accepterait pas.

 Cette attaque en règle se déploie en effet dans une stratégie plus élaborée, portée par une volonté politique, aujourd’hui assumée par l’Etat, de faire de la liberté de l’enseignement catholique, en concurrence frontale avec l’éducation dite nationale, le cheval de bataille exclusif du gouvernement.

  « Je vous propose enfin que nous n’ayons plus peur d’afficher notre attachement à la liberté de l’enseignement et que nous permettions à tous les parents qui le souhaitent, dans le respect des équilibres chèrement acquis, d’inscrire leurs enfants dans un établissement privé sous contrat »… Telle était la teneur de l’un des discours de campagne prononcé à Angers, le 1er décembre 2006 par le futur président de la République Nicolas Sarkozy. Démarche inhabituelle, d’un Etat qui anticipe et promeut le « libre choix des familles » pour financer, avec un surcoût certain non embarrassé de rigueur budgétaire, la concurrence du service public qu’il a l’obligation de maintenir. La suppression de la carte scolaire couplée avec l’affrontement du privé, fait ainsi du « choix des parents », la première variable d’ajustement d’une régulation par le marché.

 Ainsi, le surdimensionnement et le financement du privé par la puissance publique, incitent aujourd’hui, les libéraux et les cléricaux à s’allier pour faire dériver l’Institution éducation vers une logique de service, qui met en concurrence public et privé, afin de mieux installer la formation dans une logique consumériste.

 Ces instrumentalisations du « libre choix », à en croire l’Evêque d’Angoulême Monseigneur Dagens qui s’exprimait avant l’élection présidentielle de 2007, marquent « un moment décisif pour l’enseignement catholique ».

 Dans cette note de 2006, il mettait en garde contre « les logiques extérieures » : « L’enseignement catholique en France, en ce début du XXIè siècle, se trouve, sinon à un tournant, du moins à un moment décisif.  Il est appelé à manifester, de l’intérieur de lui-même, son caractère spécifique, et dans la société et dans l’Eglise. Sous peine de perdre son caractère spécifique, et de se laisser détourner, pour ne pas dire « dénaturer », soit par des logiques extérieures à lui-même, des logiques d’utilité sociale ou d’influence sociale, soit par des logiques plus ou moins cachées de privatisation. »

 Avant même l’épisode du Latran, première entorse à la laïcité[1] du nouveau Président de la République Nicolas Sarkozy, ce dernier recevait, en sa première rentrée scolaire, le vendredi 7 septembre 2007, le secrétaire général de l’enseignement catholique Eric Mirieu de Labarre. Qui ne semblait pas craindre quant à lui, de se « laisser détourner ». Loin s’en faut…« En ressortant de l’Elysée, relate Mirieu De Labarre, on s’est dit : « Cette fois, ça y est ! Il va nous aider ». Simplement, on ne savait pas encore quelle forme ça prendrait » …«Nous sommes décomplexés»[2]. Le président de la République, ainsi que le rapporte le communiqué de l’enseignement catholique, diffusé quatre jours plus tard, «  a indiqué qu’il soutiendrait tout particulièrement les projets d’ouvertures de structures éducatives et pédagogiques dont l’objectif est d’améliorer l’égalité des chances. Puis, il a manifesté sa confiance au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, pour travailler avec l’enseignement catholique dans ce sens. »[3]

 Les actes politiques sont allés depuis, bien au-delà de ces promesses affichées, savamment dissimulés aux yeux de l’opinion derrière le paravent d’une nécessaire « parité ».

 Ainsi le démantèlement de l’école publique est-il bien en route, conformément à la doxa libérale affichée. Mais le grand œuvre des gouvernements successifs de Nicolas Sarkozy, réside bien au-delà dans une grande idée, annoncée par le Medef dès…. en la personne de Denis Kessel : casser la République sociale née du Conseil National de la Résistance. La finalité dernière de ces manœuvres, n’est rien moins que de casser l’école issue du Conseil National de la Résistance. Cette école, qui est un maillon essentiel de reproduction et de transmission des valeurs, de cette République sociale. A travers l’école, n’est-ce pas cette République laïque et sociale que l’on ne veut plus voir perdurer ?


[1] Claude Lelièvre et Christian Nique, L’école des présidents. Odile Jacob, 1995, page 47 : « Ni l’Église en tant que telle ni aucune association nationale, avait précisé M. Debré lors de la phase de préparation, ne peut être le partenaire du ministère de l’Éducation ; la coopération se fera donc à l’intérieur d’un service public pluraliste grâce à des contrats passés avec les établissements. ».

[2] Médiapart le 21 mars 2008 Le gouvernement va aider l’école privée en banlieue Par Mathilde Mathieu

[3] Secrétariat général de l’enseignement catholique, communiqué du 11 septembre 2007.

http://www.facebook.com/#!/pages/La-R%C3%A9publique-contre-son-%C3%89cole/177504315658264

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 14:11

 





Le lavoir de Radonvilliers (photo du haut) a été réceptionné par le conseil municipal le 5 février 1847 selon les Archives départementales série O.

Un lavoir "jumeau" ( photo du bas) sera construit et réceptionné quelques années plus tard à Lévigny. Réceptionné le 8 mai 1855 par le maire M. Joffrin, réalisé par M. Nicolas Piat sous la conduite de M. Girardin, architecte à Bar sur Aube (information de Dany Peuchot dans "L'Aube des lavoirs")

This Radonvilliers wash house ( upper pic) was built and accepted by the city council on the 5th February 1847.
A twin wash house (lower pic) was built some years after for the village Lévigny near Bar sur Aube.

Par deslilas10 - Publié dans : Photo
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 10:03

 

Charles Dutreix, une rue et une école à Troyes.
Et un médaillon sur son monument funéraire, voir le blog "Toits, Toi, mon Troyes".

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Né le 10 février 1848 à Bar-sur-Aube (Aube), mort le 28 novembre 1899 à Troyes (Aube).

Député de l'Aube de 1893 à 1899.

Charles Dutreix était manufacturier à Troyes, où il avait fondé une très importante fabrique de bonneterie. Il n'avait pas limité son activité à cette seule branche industrielle car il présidait aussi aux destinées d'une Société coopérative d'alimentation, était directeur de la Caisse d'épargne de Troyes et, depuis 1887, présidait une Société de secours mutuels dont les affiliés étaient nombreux. Il siégea en outre au Conseil des prud'hommes. Cette activité multiple dépeint tout l'homme et l'orientation générale de ses convictions. Si Charles Dutreix participa activement depuis 1887 à toutes les luttes électorales locales, il ne posa sa candidature à la Chambre des Députés, qu'aux élections générales législatives des 20 août et 3 septembre 1893, dans la deuxième circonscription de Troyes. En tête au premier tour de scrutin, avec 5.366 voix sur 11.621 votants, contre 4.619 au député sortant Rambourgt, il fut élu au scrutin de ballottage avec 6.425 suffrages contre 5.954 à Rambourgt, sur 12.529 votants. Au renouvellement de 1898, il fut réélu dès le premier tour de scrutin, le 8 mai, avec 6.505 voix sur 11.985 votants, contre 3.889 à Jacquinot et 1.381 à Corgeron.

Candidat radical - socialiste, il s'était présenté avec un programme très étudié, préconisant la souveraineté du peuple, la dénonciation du concordat et la suppression du budget des cultes, la création de l'impôt sur le capital et sur le revenu, l'établissement de Caisses de retraites pour les ouvriers urbains et ruraux, l'assistance publique, la nationalisation des chemins de fer et des mines.

A la Chambre, où il siégea avec les radicaux-socialistes, il fit partie de diverses Commissions spéciales, mais principalement de celle du travail (1894, 1898), dont il fut le vice-président en 1898, et de celle des économies administratives (1899).

Très intéressé par les questions ouvrières, son action au Parlement sera presque exclusivement orientée vers celles-ci dans un sens très social pour l'époque. Lors de son premier mandat il fut l'auteur, en 1894, d'une proposition de loi tendant a nommer une Commission de vingt-deux membres pour préparer un projet de loi tendant à substituer aux fêtes légales, des fêtes républicaines choisies parmi les dates les plus mémorables de la Révolution (le rapporteur nommé conclut au rejet) et d'une proposition de résolution concernant la dénonciation du concordat et la suppression du budget des cultes. La même année, mais pendant son second mandat que la mort abrégea si rapidement, outre une mesure d'intérêt local, reprenant une idée d'Edouard Vaillant, il déposa une proposition de loi tendant à créer un sous-secrétariat d'Etat au Travail au Ministère du Commerce, proposition encore prématurée puisque le premier Ministère du Travail vit le jour avec l'arrivée au pouvoir de Clemenceau, en octobre 1906 ; il fut aussi l'auteur d'une proposition tendant à réformer les Conseils de prud'hommes : jointe à une autre proposition il en rédigea le rapport ; la mort l'empêcha d'assister à la discussion de ces textes, que le Sénat ne renvoya à la Chambre que durant la législature de 1902-1906 et qui, en définitive, ne virent jamais le jour. Il avait déjà été, en 1896, le rapporteur, en tant que secrétaire-rapporteur de la Commission du travail, d'un premier projet et de diverses propositions précédemment adoptés par le Sénat, relatifs au Conseil de prud'hommes, mais qui ne parvinrent pas à aboutir à la Chambre. Il avait, de même, rapporté, sans succès, en 1897 la proposition d'Edouard Vaillant tendant à créer un Ministère du Travail, de l'Hygiène et de l'Assistance publique, proposition qu'il avait lui-même reprise l'année suivante et qui eut le même sort.

En matière budgétaire, ses interventions furent très nombreuses pour chaque exercice et toujours marquées par un esprit nettement axé vers la gauche. Il déposa souvent de nombreux amendements qui connurent des fortunes diverses. Il intervint régulièrement dans la discussion des budgets des exercices 1895 à 1899 à de nombreux titres : Affaires étrangères, Guerre, Marine, Commerce et Industrie, Intérieur, Colonies, Agriculture, Finances, demandant ici ou là une augmentation ou une diminution de crédit correspondant à l'orientation générale de son action vers l'équité et en faveur des faibles. Il prit la parole en 1893 à propos d'un projet de modification de la loi du 29 juillet 1881, dite loi Lisbonne, en 1894, sur le projet de loi, adopté par le Sénat, sur les Sociétés coopératives de production, crédit et consommation et les contrats de participation aux bénéfices, sur la proposition de loi de Marcel Sembat tendant à modifier la loi du 21 mars 1884 concernant la création des syndicats professionnels, et enfin à propos du projet de loi ouvrant un crédit de 65 millions de francs pour mener à bien l'expédition de Madagascar ; cette dernière intervention fut assez orageuse : il s'y montrait « adversaire résolu de toute expédition coloniale nouvelle, mais partisan d'une organisation rationnelle dans les colonies que nous possédons » ; il y demandait avec insistance que l'on « colonise » pour le plus grand bien de l'extension du commerce extérieur français ; cette opinion fut fraîchement accueillie. L'année suivante, en 1895, il prit la parole à propos de la réforme de l'impôt des. boissons et de la modification de la loi du 15 juillet 1889 sur le recrutement de l'armée ; en 1896 il se fit entendre sur la proposition de loi Audiffred sur les Sociétés de secours mutuel, ainsi qu'en 1897, lors de la reprise de la discussion. Il intervint aussi vigoureusement dans le débat instauré sur la durée du travail des femmes, filles mineures et enfants, bataillant ardemment pour que cette durée fût ramenée à dix heures par jour.

Toutefois en 1896, il s'intéressa aux crédits en vue de l'exposition universelle de Bruxelles, l'année suivante à la prorogation du privilège de la Banque de France et en 1898 à la réforme des patentes. Lors de son second mandat, la mort ne lui permit de monter à la tribune que deux fois, en 1898, à propos de la réforme du règlement de la Chambre et de la suppression des taxes d'octroi sur les boissons hygiéniques.

Entre temps, il s'était fait élire conseiller général de l'Aube pour le canton d'Estissac.

Encore présent à la Chambre le 16 novembre 1899, il demandait le 20 un congé et décédait prématurément à Troyes, le 28 novembre, à l'âge de 51 ans.

A la séance du jour même, Paul Deschanel, président de la Chambre, prononça avec éloquence son éloge funèbre, résumant admirablement son œuvre de parlementaire. « Il avait, dit-il, apporté ici les habitudes de travail, de précision et d'ordre contractées dans sa profession de manufacturier... Le nombre et l'importance des questions qu'il a abordées témoignent de son activité actuelle. Sociétés coopératives de production et sociétés de secours mutuels, travail des femmes dans les manufactures, syndicats professionnels, assistance des vieillards et institutions charitables, enseignement industriel et commercial, Conseils de prud'hommes, réformes fiscales et administratives, son esprit sans cesse en éveil s'attaquait aux problèmes les plus divers, et toujours pour mettre plus d'équité et d'humanité dans nos lois, pour alléger le poids de la vie si lourd aux faibles, pour rapprocher la République de l'idéal que son cœur avait conçu.

« On sentait dans son visage amaigri et déjà touché par le mal, dans ses yeux où luisait une sombre flamme, l'ardeur de convictions sincères, la passion de la justice, l'impatience des résultats. »

Charles Dutreix était un personnage à Troyes ; le maire de la ville, lui-même, procéda à la déclaration de son décès. Une rue et une école communale y portent son nom.

charles-dutreix.jpg

Par deslilas10 - Publié dans : Culture
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 17:09

Le rouleau compresseur de l'ultra-libéralisme est lancé.

La démocratie est en danger, les marchés financiers dictent leur loi, font et défont les gouvernements.

 

Ils sont en train de prendre le pouvoir directement : en Grèce c'est un ancien administrateur de la Banque Centrale Européenne qui devient premier ministre avec le soutien de l'extrême droite ; en Italie, c'est un ancien commissaire européen, un des chantres de l'ultralibéralisme et d'une construction européenne faite pour les actionnaires, contre les peuples !

Ne laissons pas ces rapaces tranquilles : ils veulent nous culpabiliser pour nous faire payer leurs dettes. Exigeons un audit citoyen de la dette publique. Allez donc signer, comme je viens de le faire, la pétition en cliquant ici. Déjà plus de 37 000 signatures.

Par deslilas10 - Publié dans : Politique
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