Paul Meunier
né à Saint Parres les vaudes le 18 février 1871, mort à Paris le 17 mai 1922.
"Enfermé à la Santé le 5 novembre à la veille des Elections législatives de 1919 pour raison d'Etat.
Libéré après 2 ans et 4 mois de détention après un arrêt de non-lieu, mort des suites de cette détention.
Il dénonça inlassablement au Parlement, dans la Presse, dans les assemblées publiques la juridiction brutale et inhumaine des conseils de guerre.
Réformateur du Code, il défendit en toutes circonstances avec toute l'ardeur de sa foi les travailleurs victimes de l'injustice sociale.
Il fut le défenseur généreux et désintéressé des humbles, il encourut la haine des puissants."
Dedicated to the memory of Paul-Meunier this monument was unveiled on the 10th June 1923 in front of 4000 persons in the cemetery of his village Saint Parres les
vaudes.
Pour en savoir plus sur Paul Meunier, le climat politique en France et dans l'Aube au début du XXème siècle, les agissements de la Droite extrême et d'une partie de la Presse auboise "La
Tribune de l'Aube" et son rédacteur en chef Noël Le Coutour,
consulter le livre:
"Paul-Meunier Un député aubois victime de la dictature de Georges Clémenceau" de Yves Charpy, publié chez L'Harmattan dans la collection "Historiques" .
NB : Il est dommage que dans le bon film de Jean-Pierre Jeunet "Un long Dimanche de fïançaille" soit donné une image ridicule de cet homme courageux, qui paya de sa vie ses engagements, en le
présentant comme un bellâtre dans son bain, plus préoccupé de sa pilosité nasale que du sort des soldats condamnés à mort par l'Armée française (au mépris de la réalité et de tous les
témoignages).
CD Napias-Piquet avait publié aux imprimeries de Lépine en 1849 "Transition pacifique et sûre vers un nouveau monde. Statuts Statuts d'une colonie agricole, industrielle et commerciale à fonder à
Saint Just (Marne).
Membre de la Commune de Paris, il sera fusillé dans la rue en 1871. Décrié par les Versaillais, il sera touitefois présenté de façon plus modérée dans les "Episodes du Temps de la Commune de
Paris 1871" publiés à Tours en 1872, par Alfred Mame et fils éditeur :
"Le citoyen Napias-Piquet, élève et ami de Proudhon, ancien notaire appartenait à la classe des économistes utopistes. Il avait en médiocre estime les procédés des jeunes de la Commune et les
délibérations de l'hôtel de ville, qu'il aurait voulu voir surtout dirigées sur les problèmes économiques. Le capital, la propriété, l'organisation du travail étaient ses dadas (sic)" (page 136).
Société Liéfra
PRÉAMBULE
Les soussignés,
Convaincus que le régime de la propriété capitaliste, en favorisant la concurrence illimitée et en facilitant l'exploitation des faibles par les forts, tend à concentrer la richesse entre les
mains d'un petit nombre en mettant les autres dans la misère, et à faire naître entre les hommes des sentiments d'animosité et de haine;
Convaincus que les chrétiens peuvent trouver dans les enseignements de l'Écriture et les directions du Saint-Esprit les principes d'un ordre social différent, fondé sur la justice et la
fraternité;
Ont décidé de faire sur une petite échelle l'essai d'un tel ordre social, autant que le permet l'ambiance capitaliste; Et se sont, à cet effet, groupés en une société à laquelle ils donnent le
nom de Société Liéfra (Liberté, Égalité, Fraternité).
Paul Passy, militant socialiste chrétien, fils du Prix Nobel de la Paix 1901, Frédéric Passy lança cette expérience en 1908 sur la commune de Saint-Usage.
Quelques lignes du philosophe Slavoj Zizek qui dérangent les militants ( que nous sommes ) et qui font écho aux propos du Prince dans le film de Visconti Le Guépard « Il faut que tout change pour que tout reste comme avant» ».
« Même dans la politique progressiste d'aujourd'hui le danger n'est pas la passivité, c'est la pseudo-activité, le besoin urgent d'être actif et de participer.
Les gens interviennent sans arrêt, essayant de « faire quelque chose »; les universitaires participent à des débats sans aucun intérêt : la véritable difficulté consiste à faire marche
arrière et à s'en retirer. Ceux qui sont au pouvoir préfèrent souvent une participation critique au silence, simplement pour nous engager dans un dialogue, pour s'assurer que notre menaçante
passivité est rompue.
Pour lutter contre ce mode interpassif où nous sommes actifs sans trêve, uniquement pour nous assurer que rien ne changera réellement, le premier pas véritablement critique est de se retirer
dans la passivité et de refuser de participer.
Ce premier pas dégage le terrain pour une activité véritable, pour une action qui changera effectivement les données de la situation. »